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Jean Tiberi, l’éternel maire de Paris emporté par les scandales
Figure emblématique de la droite parisienne, l’ancien édile a marqué la capitale par sa longévité politique autant que par ses démêlés judiciaires.
Jean Tiberi s’est éteint à l’âge de 90 ans, laissant derrière lui une carrière politique hors normes. Dernier représentant de la droite à la mairie de Paris entre 1995 et 2001, cet homme au parcours singulier a traversé les décennies en cumulant les mandats : député pendant 44 ans, élu local pendant près d’un demi-siècle, et maire du 5ᵉ arrondissement avant de diriger la capitale.
Né en 1935 dans le même quartier qu’il administrera plus tard, Tiberi a longtemps été l’héritier naturel de Jacques Chirac, dont il fut le premier adjoint. Son ascension politique, d’abord linéaire, prend un tournant avec son accession à l’Hôtel de Ville, où il succède à son mentor. Mais cette période glorieuse sera rapidement assombrie par une série d’affaires judiciaires.
Les scandales s’enchaînent : locations d’appartements municipaux à ses enfants, soupçons de favoritisme dans les marchés publics, et surtout l’affaire des faux électeurs, qui lui vaudra une condamnation en 2013. Inscrire des noms fictifs sur les listes électorales du 5ᵉ arrondissement lui coûtera dix mois de prison avec sursis, une amende et trois ans d’inéligibilité. Son épouse Xavière, décrite comme une figure incontournable de son entourage politique, écopera elle aussi d’une peine similaire.
Malgré les tempêtes judiciaires, le couple Tiberi a résisté, formant un binôme indissociable. Xavière, souvent moquée par la presse et les Guignols de l’info, était perçue comme son bouclier face aux attaques. Tiberi lui-même dénoncera plus tard une campagne médiatique acharnée, estimant que sa femme avait payé le prix de sa propre carrière.
Sa fin de règne à la mairie de Paris est marquée par des luttes intestines au sein de la droite. Exclu du RPR en 2000 pour avoir refusé de soutenir la ligne officielle du parti, il contribue malgré lui à la victoire de la gauche aux municipales de 2001. Replié dans son fief du 5ᵉ arrondissement, il tente sans succès de transmettre son héritage politique à son fils Dominique en 2014.
Homme discret mais tenace, Tiberi laisse une empreinte contrastée sur Paris. S’il a freiné l’urbanisme brutal des années 1970, il est aussi celui qui a initié les premières pistes cyclables et relancé le projet de tramway, des mesures reprises et amplifiées par ses successeurs. Magistrat de formation, il restera dans l’histoire comme un animal politique à la longévité exceptionnelle, malgré les ombres qui ont entaché son parcours.
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