Culture
Jean Dujardin affronte l’infiniment petit dans un drame fantastique
L’acteur oscarisé porte seul à l’écran cette relecture du classique de 1957, où son personnage voit son existence basculer après un étrange phénomène météorologique.
Dans « L’homme qui rétrécit », en salles ce mercredi, Jean Dujardin relève un pari audacieux en incarnant pratiquement seul en scène la majeure partie de cette œuvre revisitée. Le film plonge le public dans l’univers de Paul, un constructeur naval confronté en pleine mer à un événement climatique inexplicable. L’homme voit progressivement ses vêtements devenir trop amples et ses perceptions se modifier, avant de comprendre qu’il est victime d’une réduction physique continue.
L’interprète oscarisé de « The Artist » avait déjà expérimenté la miniature dans « Un homme à la hauteur », comédie romantique de 2016. Mais cette nouvelle adaptation prend résolument une tonalité dramatique. Alors que sa stature diminue, les difficultés du protagoniste s’amplifient. Son chat domestique se transforme en prédateur, une araignée devient monstrueuse, et les bruits ordinaires se muent en assauts sonores insupportables. Sa demeure côtière, naguère accueillante, se change en environnement périlleux.
Marie-Josée Croze incarne son épouse Élise, témoin impuissant de cette métamorphose qui conduit Paul à se réfugier dans sa cave, prisonnier de son propre foyer. Le récit suit son combat pour survivre tout en apprenant à composer avec sa condition nouvelle, interrogeant au passage la place de l’humain dans l’univers.
À l’origine du projet, Jean Dujardin explique avoir découvert par hasard la jaquette du film de Jack Arnold datant de 1957. Cette redécouverte du long-métrage en noir et blanc, adaptation du roman de Richard Matheson, a ravivé son intérêt pour cette fable sur la dignité face à l’inéluctable. Le comédien y perçoit une allégorie de l’existence humaine, évoquant la maladie et la finitude.
Réuni avec le producteur Alain Goldman et le réalisateur Jan Kounen – avec qui il avait collaboré sur « 99 francs » –, l’acteur a dû mobiliser son imagination face aux exigences techniques du tournage. Évoluant dans un décor bleu de deux mille mètres carrés, il a appris à jouer contre des éléments invisibles, matérialisant par son jeu les créatures et obstacles suggérés par de simples repères. La caméra épouse son point de vue, descendant progressivement à sa hauteur pour immerger le spectateur dans sa perception du monde.
Au-delà du film fantastique, l’œuvre se veut une aventure métaphysique et un portrait intime. Jean Dujardin exprime son souhait que les spectateurs puissent s’identifier pleinement au parcours de ce « petit homme ». Quant à son propre avenir dans le genre fantastique, l’acteur reste ouvert aux projets singuliers, affirmant sa préférence pour les œuvres originales plutôt que pour les comédies faciles.
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