Économie
Le gouvernement annonce un plan de rigueur de plusieurs milliards d’euros
Face aux conséquences financières des tensions internationales, l’exécutif s’apprête à dévoiler un train de mesures visant à contenir le déficit public. La réunion d’un comité spécial, ce mardi, doit acter ces arbitrages.
L’exécututif présentera ce mardi un ensemble de mesures destinées à réaliser des économies substantielles sur les budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Ce plan, dont le montant pourrait atteindre six milliards d’euros, intervient dans un contexte marqué par la dégradation des perspectives économiques et l’impact des conflits internationaux sur les finances nationales. La réunion du comité d’alerte sur les finances publiques, instance créée l’an dernier, servira de cadre à cette annonce.
Les ministres de l’Économie, des Comptes publics, du Travail, de la Santé et de l’Aménagement du territoire y participeront, aux côtés de parlementaires et de représentants des collectivités territoriales et des partenaires sociaux. L’objectif affiché est d’évaluer précisément le surcoût induit par la situation géopolitique au Moyen-Orient, principalement via le renchérissement du service de la dette, et de prévenir tout risque de déviation par rapport aux engagements budgétaires.
Selon les informations concordantes, l’effort portera pour environ quatre milliards sur le budget de l’État et pour deux milliards sur celui de la Sécurité sociale. Les modalités précises de ces économies, qui pourraient prendre la forme de gels ou d’annulations de crédits, doivent encore être finalisées. Certains postes ministériels seraient toutefois préservés, la Défense ne figurant apparemment pas parmi les secteurs concernés par ces restrictions.
Cette démarche s’inscrit dans une séquence budgétaire tendue. Le gouvernement a récemment révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année en cours, tout en relevant son estimation de l’inflation. Malgré un déficit public légèrement inférieur aux attentes l’an passé, la volonté de maintenir l’objectif de 5% du PIB pour 2026 impose un resserrement des dépenses. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué qu’un dispositif de soutien aux secteurs économiques les plus affectés par la crise énergétique serait détaillé dans les prochaines semaines.
L’annonce de ces coupes budgétaires suscite déjà des critiques vives dans l’opposition. Le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale a fustigé une décision qu’il juge économiquement contre-productive et socialement inéquitable, lui préférant une fiscalité accrue sur les grandes entreprises. Il réclame à ce titre un débat parlementaire approfondi, potentiellement via un projet de loi de finances rectificative.
Il s’agira de la troisième réunion de ce comité d’alerte, dont les précédentes interventions avaient déjà conduit à des restrictions budgétaires significatives pour respecter les trajectoires de déficit.
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