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Jack Lang quitte la présidence de l’Institut du monde arabe

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L’ancien ministre de la Culture a présenté sa démission, alors qu’une enquête financière examine ses relations avec le financier américain Jeffrey Epstein. Il maintient fermement son innocence.

L’ancien ministre de la Culture Jack Lang a finalement décidé de quitter ses fonctions à la tête de l’Institut du monde arabe. Cette décision intervient après plusieurs jours de fortes pressions politiques, consécutives à la révélation publique de ses liens avec le financier américain Jeffrey Epstein, condamné pour des faits d’exploitation sexuelle. Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, M. Lang a indiqué qu’il proposerait sa démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire de l’institution culturelle.

Le ministre Jean-Noël Barrot a immédiatement pris acte de cette démarche, annonçant le lancement de la procédure pour désigner un successeur. L’Élysée a suivi cette position. Un conseil d’administration doit être convoqué dans un délai de sept jours pour nommer une présidence intérimaire. Âgé de 86 ans, Jack Lang met ainsi un terme à son quatrième mandat à la tête de cette institution prestigieuse.

Cette démission clôt une semaine de tensions croissantes, alimentées par la publication fin janvier de nouveaux documents judiciaires américains concernant Jeffrey Epstein. L’ancien ministre, figure emblématique de la présidence de François Mitterrand, avait dans un premier temps résisté aux appels à la démission. Les pressions se sont toutefois intensifiées, venant de la classe politique puis des plus hautes sphères de l’État, conduisant à son audition programmée au Quai d’Orsay.

La défense de Jack Lang reste inchangée. Après avoir reconnu une relation avec Jeffrey Epstein tout en invoquant la naïveté, il réaffirme son innocence. Il a déclaré que les accusations portées à son encontre étaient inexactes et qu’il comptait le démontrer. Il s’est également dit satisfait que la justice se saisisse du dossier, faisant référence à l’ouverture vendredi d’une enquête préliminaire par le Parquet national financier. Cette enquête le vise, ainsi que sa fille Caroline Lang, pour des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale aggravée.

Les révélations médiatiques, s’appuyant sur des documents administratifs américains, font état de relations financières et d’intérêts économiques communs entre la famille Lang et le financier décédé. La correspondance de ce dernier mentionnerait à de très nombreuses reprises le nom de l’ancien ministre. Les échanges évoquent notamment la négociation en 2015 de la vente d’un riad à Marrakech et contiennent des messages ultérieurs où Jack Lang fait preuve d’une grande déférence envers son interlocuteur. Parallèlement, Caroline Lang a démissionné lundi de la présidence d’un syndicat de producteurs de cinéma après les révélations concernant une société offshore qu’elle avait cofondée avec Jeffrey Epstein.

Jack Lang a assuré que l’enquête en cours permettrait d’établir la vérité sur des accusations qui portent, selon lui, atteinte à son honneur et à sa probité. Il a indiqué son intention de collaborer pleinement avec les autorités judiciaires.

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