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Israël suspend ses opérations aériennes sur Gaza après une nuit de violences

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Après une série de frappes ayant causé des pertes civiles importantes, les forces israéliennes ont annoncé le retour au calme, tandis que la trêve demeure précaire dans la bande de Gaza.

L’armée israélienne a mis fin mercredi à ses opérations de bombardement sur la bande de Gaza, intervenues en réaction à la mort d’un soldat. Ces frappes, menées durant la nuit de mardi à mercredi, ont été décrites par les services de secours palestiniens comme les plus meurtrières depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre. Selon ces sources, 104 personnes ont péri, dont près de la moitié étaient des enfants.

Les médiateurs qatari et américain se sont efforcés de maintenir l’accord de trêve, malgré la gravité des événements. Les Nations unies ont pour leur part qualifié le bilan humain de désastreux. Cette escalade a ravivé l’angoisse des habitants, confrontés à la perspective d’une reprise des hostilités après l’offensive déclenchée en octobre 2023.

Des témoins ont décrit une nuit de terreur, marquée par des explosions continues. Une habitante du camp de al-Chati a confié que les bombardements n’avaient pas cessé, tandis qu’un autre résident de Deir el-Balah a exprimé son épuisement et sa crainte d’un retour à la guerre.

L’état-major israélien a justifié ces opérations par la nécessité de répondre à ce qu’il présente comme une violation des termes du cessez-le-feu. Il a indiqué avoir ciblé des dizaines d’objectifs et une trentaine de responsables de groupes armés palestiniens. Le ministre israélien de la Défense a averti qu’aucun membre de la direction du Hamas ne bénéficierait d’immunité.

De son côté, le mouvement Hamas a nié toute implication dans l’incident ayant coûté la vie au soldat israélien. Il a également reporté la restitution prévue de dépouilles d’otages, invoquant des difficultés opérationnelles dans un territoire dévasté. Le processus de restitution des corps, prévu dans le cadre de l’accord, demeure incomplet.

Parallèlement, les autorités israéliennes ont interdit mercredi au Comité international de la Croix-Rouge l’accès aux détenus palestiniens, invoquant des impératifs de sécurité nationale. Les chiffres des pertes humaines depuis le début du conflit restent très disparates selon les sources, illustrant l’ampleur des tensions persistantes.

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