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Israël revendique son contrôle sur la présence internationale à Gaza

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Le gouvernement israélien affirme son pouvoir discrétionnaire concernant la composition des forces internationales appelées à intervenir dans l’enclave palestinienne, tandis que les opérations de récupération des dépouilles se poursuivent.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé dimanche la position de son pays concernant le déploiement futur d’une force internationale à Gaza. Lors d’une réunion gouvernementale, le chef du gouvernement a insisté sur le caractère souverain de cette décision, précisant que Jérusalem exercerait un droit d’opposition sur la composition des troupes étrangères. Cette déclaration intervient dans un contexte de discussions avancées sur la sécurisation de l’après-conflit.

La volonté israélienne de contrôler l’accès au territoire se manifeste concrètement par l’autorisation accordée ce week-end à un convoi égyptien d’entrer dans la bande de Gaza. Ce déploiement, composé d’engins de chantier lourds, vise à accélérer les recherches concernant les treize dépouilles d’otages encore manquantes. Le matériel a été dirigé vers le siège du Comité égyptien de Gaza à Al-Zawayda, où il opérera en coordination avec le Croissant-Rouge égyptien.

La question du déploiement turc cristallise les tensions diplomatiques. Le gouvernement israélien s’oppose fermement à la participation d’Ankara, invoquant les relations entre la Turquie et le Hamas. Cette position a reçu le soutien public des autorités américaines, qui ont confirmé le principe du veto israélien concernant la composition des forces internationales. Les pourparlers sur une éventuelle participation turque à une mission de stabilisation se heurtent donc à cette opposition catégorique.

Parallèlement, les opérations de récupération des dépouilles se poursuivent dans le cadre des accords de cessez-le-feu. Le mouvement Hamas affirme avoir besoin de moyens supplémentaires et de délais supplémentaires pour localiser les restes dans les zones dévastées. Le principal négociateur du mouvement a également dénoncé les entraves persistantes à l’acheminement de l’aide humanitaire, soulignant que ces difficultés compromettaient la stabilité des arrangements actuels.

La communauté internationale poursuit ses réflexions sur le format de l’intervention à Gaza. Les pays arabes réunis au Caire ont plaidé pour une résolution onusienne encadrant le déploiement des forces. Le plan dit « de New York », approuvé par l’Assemblée générale des Nations unies, prévoit effectivement l’envoi d’une mission temporaire sous l’égide de l’ONU. Plusieurs nations, dont l’Indonésie, ont déjà exprimé leur disponibilité à contribuer à cette force internationale, malgré l’absence de relations diplomatiques avec Israël.

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