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Israël intensifie ses frappes en Syrie après l’escalade à Soueida

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L’armée israélienne a ciblé Damas mercredi, répondant au déploiement des forces syriennes dans la région druze, théâtre d’affrontements meurtriers.

Des frappes aériennes israéliennes ont visé le quartier général de l’armée syrienne à Damas dans la matinée du mercredi 16 juillet. Cette opération fait suite à des avertissements répétés de Tel Aviv contre la présence militaire syrienne près de la frontière du Golan, annexé par Israël. Les autorités israéliennes avaient exigé le retrait des troupes gouvernementales de Soueida, où des combats opposent depuis trois jours des milices druzes à des tribus bédouines soutenues par Damas.

Les violences dans cette ville du sud de la Syrie ont fait près de 250 morts, selon des organisations locales. Parmi les victimes figurent 28 civils druzes, dont une vingtaine auraient été exécutés sommairement par les forces loyalistes, d’après des témoignages recueillis sur place. Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu mardi par les autorités syriennes, des tirs sporadiques et des bombardements ont continué à retentir dans plusieurs quartiers de Soueida.

Le ministre israélien de la Défense a réaffirmé la position de son pays, déclarant que l’armée « renforcerait ses réponses » si les troupes syriennes ne quittaient pas la zone. Des renforts militaires ont été déployés le long de la frontière, où des tentatives d’infiltration ont été signalées. À Damas, les médias officiels ont confirmé des dégâts matériels et deux blessés dans le centre-ville, sans fournir de détails précis sur les cibles touchées.

À Soueida, des habitants ont décrit une situation chaotique, avec des exactions attribuées aux forces gouvernementales. Un notable druze a lancé un appel à l’aide international, s’adressant notamment aux dirigeants américain et israélien. La province, bastion historique de la communauté druze, reste un enjeu stratégique dans un pays toujours en proie à l’instabilité, six mois après la chute de l’ancien régime.

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