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Glucksmann tente un rapprochement avec les socialistes, contournant la primaire

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Le député européen propose la création d’une plateforme sociale-démocrate distincte, une initiative qui rencontre des échos au sein d’un Parti socialiste divisé sur la stratégie à adopter pour la prochaine élection présidentielle.

Raphaël Glucksmann a réitéré son refus de participer à la primaire organisée par les forces de gauche dites « unitaires ». Le fondateur de Place publique, dont les intentions de vote le placent parmi les figures de proue de l’opposition, estime que ce processus évite un choix nécessaire entre deux courants, la social-démocratie et la gauche radicale. Il en appelle plutôt à ses « partenaires socialistes », avec lesquels il a réalisé un score notable aux dernières élections européennes, pour bâtir une « plateforme commune » résolument ancrée dans le réformisme.

Cette proposition intervient alors que les organisateurs de la primaire, prévue le 11 octobre et rassemblant le Parti socialiste, les Écologistes et d’anciens Insoumis, maintiennent leur invitation aux deux personnalités en tête des sondages à gauche. Une invitation jusqu’ici déclinée, tant par Jean-Luc Mélenchon que par Raphaël Glucksmann. La direction du Parti socialiste, par la voix de son secrétaire général Pierre Jouvet, a réaffirmé l’importance d’une cohérence d’ensemble avec les partenaires écologistes, essentielle selon elle pour ne pas devenir de simples spectateurs du scrutin présidentiel.

La manœuvre de Glucksmann trouve cependant un terrain favorable au sein même du PS, traversé par des lignes de fracture stratégiques. Des figures comme Carole Delga ou Nicolas Mayer-Rossignol se montrent sceptiques vis-à-vis de la primaire, craignant qu’elle ne profite pas à un candidat issu de leurs rangs. L’ancien président François Hollande, auquel on prête des velléités de retour, défend quant à lui l’idée d’une fédération des forces réformistes, un schéma qui recoupe partiellement la proposition de l’eurodéputé.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, rappelle pour sa part que l’engagement formel du parti dans la primaire est subordonné à un vote des militants. Cette précision de procédure n’apaise pas les tensions internes, certains élus jugeant que le processus en cours ne garantit pas une victoire socialiste. Le débat dépasse ainsi la simple question de la participation à une primaire pour toucher à l’identité même de la gauche et aux alliances qu’elle entend, ou non, sceller en vue de l’échéance de 2027.

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