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Gérard Miller visé par une mise en examen pour viols et agressions sexuelles

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Le psychanalyste et chroniqueur médiatique fait face à des accusations portées par six femmes, dont quatre mineures au moment des faits, sur une période s’étendant de 2000 à 2020.

Gérard Miller a été placé sous le statut de mis en examen jeudi par des juges d’instruction parisiens après deux jours de garde à vue. Le septuagénaire est poursuivi pour des viols et agressions sexuelles concernant six plaignantes, tandis qu’une septième affaire lui vaut le statut de témoin assisté. Les investigations judiciaires ont établi que trois des victimes présumées étaient mineures, âgées de plus de quinze ans au moment des faits reprochés, qui se seraient déroulés entre 2000 et 2004.

Les accusations incluent également un viol et une agression sexuelle sur une femme majeure en 2019, ainsi qu’une agression sexuelle sur une adolescente de quatorze ans remontant à 2001. Une dernière agression sexuelle sur une personne majeure daterait de 2020. Le parquet de Paris précise que l’enquête initiale, confiée à la Brigade de protection des mineurs, a été déclenchée par une plainte déposée en février 2024.

Le magistrat a indiqué qu’une vingtaine de femmes avaient ensuite apporté leurs témoignages aux autorités judiciaires. Plusieurs dizaines d’autres se sont manifestées dans la presse, évoquant des comportements inappropriés jusqu’à des violences sexuelles. Les récits convergent vers des méthodes similaires, situant les événements dans l’hôtel particulier du psychanalyste parisien, après des séances d’hypnose, des soirées arrosées ou sous couvert de rendez-vous professionnels.

Dans le cadre de son contrôle judiciaire, Gérard Miller se voit astreint à une obligation de soins, interdiction d’exercer en tant que psychanalyste ou d’entretenir tout contact avec des mineurs. Il lui est également défendu d’officier comme chroniqueur télévisuel, avec une consignation de 65 000 euros. Le mis en examen maintient sa position contestant les faits qui lui sont imputés, après avoir initialement déclaré n’avoir commis aucune infraction.

L’affaire a connu un retentissement médiatique important depuis les premières révélations publiées en janvier 2024. Une des plaignantes, Aude, a exprimé sur les ondes un sentiment de soulagement après la mise en examen, tout en évoquant la difficulté de reconstituer pleinement les souvenirs. La procédure se poursuit désormais sous l’autorité des juges d’instruction.

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