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Gabriel Attal esquisse une voie conciliant écologie et croissance économique

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L’ancien Premier ministre défend une approche intégrée, refusant l’opposition traditionnelle entre transition environnementale et dynamisme économique.

Gabriel Attal a présenté ce lundi une série de mesures visant à harmoniser les impératifs écologiques et les enjeux économiques. Le secrétaire général de Renaissance a insisté sur l’importance de traiter ces deux dimensions de manière simultanée, rompant avec les clivages habituels. Selon lui, la droite comme la gauche entretiennent une fausse dichotomie entre prospérité et protection de l’environnement.

Parmi les propositions avancées figure l’instauration d’une loi de programmation écologique quinquennale, calquée sur le modèle des lois de finances. Pascal Canfin, eurodéputé et figure du parti, a souligné la nécessité de négocier les objectifs environnementaux avec l’ensemble des acteurs concernés, à l’image des accords sociaux.

Sur le volet des transports, Attal a plaidé pour une « écologie de la voiture », préconisant une baisse de la TVA sur les véhicules électriques et un élargissement des offres de location incluant l’occasion. Il a également suggéré la création d’un « compte épargne carbone-transition », permettant aux ménages de réinvestir les taxes carbone dans des travaux de rénovation énergétique.

La question énergétique a occupé une place centrale dans son discours. Le dirigeant macroniste a défendu un mix associant nucléaire et renouvelables, condition selon lui de la souveraineté française. Sans nommer explicitement Bruno Retailleau, il a critiqué ceux qui rejettent l’une ou l’autre de ces énergies, les accusant de favoriser une dépendance à des régimes autoritaires. Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique présente à ses côtés, a été saluée pour son opposition aux reculs en matière climatique.

Sur le plan économique, Attal a évoqué une réduction des impôts de production et une forme de protectionnisme assumé, notamment face aux distorsions de concurrence internationale. Des zones franches dédiées à l’innovation, surnommées « mini-Singapour », ainsi qu’un vaste plan de formation à l’intelligence artificielle complètent ce projet.

Enfin, le lien entre dérèglement climatique et migrations a été établi, l’ancien chef du gouvernement y voyant un enjeu de sécurité nationale. Cette intervention marque une étape supplémentaire dans la préparation d’un éventuel projet présidentiel, sans toutefois en faire explicitement mention.

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