Frontignan
Frontignan : la DGS de la ville était actionnaire du local avant sa vente et sa transformation en mosquée
La transformation de l’ancienne salle de sport du centre-ville en mosquée répond à un besoin réel et légitime des fidèles. Mais l’historique de ce bien, ses anciens propriétaires et les conditions de sa transmission soulèvent des questions sur les liens entre décisions politiques, trajectoires patrimoniales et intérêts privés.
Depuis février 2024, l’ancienne salle de sport située au 28 avenue de la Libération, dans la commune de Frontignan, appartient à Association culturelle musulmane de Frontignan. Le bâtiment a été transformé en mosquée afin de permettre aux fidèles de se recueillir dans des conditions dignes et conformes aux normes en vigueur. Jusqu’alors, l’association était installée dans un local vétuste au 31 rue de la Font, devenu inadapté à l’accueil du public.
Pour financer cette acquisition, l’association a lancé une cagnotte en ligne qui a permis de réunir 27 086€ de dons. Le projet présenté faisait état d’un coût global de 600 000€, auquel se sont ajoutés environ 44 000€ de frais de notaire. Une opération assumée publiquement, inscrite dans une logique de transparence vis-à-vis des habitants.
L’enquête menée par notre rédaction ne porte pas sur le projet cultuel en lui-même, mais sur l’historique de propriété du bien. Selon les documents que nous avons pu consulter, ce local avait été acquis le 13 septembre 2002, pour un montant de 135 680 € grâce à un emprunt bancaire par une très proche conseillère du maire socialiste Michel Arrouy, aujourd’hui directrice générale des services de la ville, Nadine Torres. Elle détenait alors 40 % des parts du bien, via la SCI Jade Marine.
Selon nos informations, une fois l’emprunt arrivé à son terme, Nadine Torres a cédé ses parts pour un montant de 8 000€ à son associé dans la SCI, très probablement un proche. Dans ce type de SCI, les cessions à prix bas sont fréquentes et peuvent répondre à des accords privés visant à organiser un retrait progressif, une transmission ou une disparition discrète des documents juridiques. Il n’en demeure pas moins que l’écart entre la valeur apparente du bien et le prix de cession des parts traduit une opération économiquement déséquilibrée, explicable uniquement par un accord entre parties dont les termes ne sont pas publics.
Le 29 février 2024, Association culturelle musulmane de Frontignan a acquis l’ensemble du bien pour un montant de 600 000€. La plus-value brute totale réalisée par la SCI Jade Marine sur la période s’élève ainsi à 464 320€. La durée de détention du bien, de 2002 à 2024, soit vingt-deux ans, revêt ici une importance déterminante. En application du régime des plus-values immobilières des particuliers, cette durée ouvre droit à une exonération totale de l’impôt sur le revenu. En 2024, la plus-value est donc exonérée à 100% de l’impôt sur le revenu.
Ces éléments factuels ne remettent pas en cause la légitimité du projet porté par l’association ni la nécessité de disposer d’un lieu de culte adapté. Ils interrogent en revanche la trajectoire patrimoniale de ce bien, les conditions de cession des parts et les liens personnels et politiques entre les anciens détenteurs du local et la majorité socialiste en place.
La question posée est donc simple. Existe-t-il un lien entre la politique socialiste menée à Frontignan, les choix opérés autour de ce bien stratégique du centre-ville et la trajectoire de Nadine Torres, aujourd’hui au cœur de l’appareil administratif municipal et très proche du maire. À ce stade, seuls les faits sont établis. Leur lecture politique, elle, reste ouverte.
TÉLÉCHARGER L’APPLICATION LE SINGULIER > ICI <
Aux femmes et aux hommes qui font vivre le service public à Frontignan. Jeudi 8 janvier dernier, à l’occasion des vœux au personnel, Michel Arrouy a choisi d’évoquer l’enquête que notre rédaction a publiée concernant Nadine Torres et le dossier des primes illégales perçues dans la commune de Sauve. À cette occasion, il vous a été demandé d’applaudir Nadine Torres, et des propos ont été tenus laissant entendre que notre travail viserait désormais chacun d’entre vous. Depuis, vous avez été nombreux à nous écrire. Beaucoup d’entre vous se disent choqués, déstabilisés, parfois inquiets. Certains évoquent, une forme de mise sous pression inutile et anxiogène de vos conditions de travail. Nous souhaitons aujourd’hui vous répondre clairement : vous n’êtes pas notre cible ! Vous ne l’avez jamais été et vous ne le serez jamais. Notre ligne éditoriale est simple et constante. Nous enquêtons sur des faits, des décisions politiques et des systèmes. Nous travaillons sur des élus, des exécutifs, des cercles de pouvoir et, lorsque cela est nécessaire, sur les mécanismes de corruption, d’abus ou de dysfonctionnements graves. Les agents, les employés, les personnels municipaux ou intercommunaux ne font pas partie de ce champ. Vous êtes des professionnels, souvent en première ligne, et trop souvent privés d’informations claires. Les tentatives d’amalgame, de peur ou de désignation implicite d’ennemis servent rarement la vérité. Elles traduisent surtout une fébrilité politique et un contexte de campagne où certains cherchent à déplacer la pression plutôt qu’à répondre sur le fond. Si nous enquêtons, c’est aussi pour que le service public puisse fonctionner dans un cadre sain, transparent et respectueux. Pour que personne ne soit sommé de se taire, d’applaudir ou de couvrir des pratiques qui ne relèvent ni de vos missions ni de vos responsabilités. Pour que chacun puisse travailler librement, sans crainte, sans injonction politique déplacée. Restez sereins. Restez libres. Notre travail ne vous menace pas, il vise au contraire à éclairer ce qui doit l’être, afin que le service public ne soit jamais instrumentalisé pour masquer l’incompétence, la lâcheté ou les dérives de quelques-uns. Nous sommes à vos côtés et vous n’êtes pas nos adversaires. On vous aime 💙💙💙 – LE SINGULIER
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 4 joursBalaruc-le-Vieux : le passé judiciaire d’Aurélien Évangélisti interroge sa candidature
-
SèteEn Ligne 4 joursSète : Pascal Pintre a financé le magazine de Laurent Blondiau avec Blue Invest
-
SèteEn Ligne 3 joursSète : Sébastien Pacull (RN) choisit l’immersion auprès des commerçants pour bâtir son projet économique
-
SèteEn Ligne 2 joursSète : Laura Seguin (EELV/LFI/PCF) lance son premier grand meeting à la salle Georges Brassens
-
SèteEn Ligne 1 jourSète : Sébastien Denaja (PS) présente deux projets structurants pour l’Île de Thau
-
SociétéEn Ligne 3 joursLFI saisit l’Arcom et la justice après des propos de Pascal Praud sur les agriculteurs « blancs »
-
SportsEn Ligne 4 joursLe ralentissement de Lou Jeanmonnot s’expliquerait par des conditions d’entraînement perturbées
-
PolitiqueEn Ligne 6 joursMélenchon défie l’exécutif sur une éventuelle dissolution de l’Assemblée
Saïd
16 janvier 2026 at 15 h 59 min
De mieux en mieux
Dédé
16 janvier 2026 at 16 h 26 min
Je pense que la communauté musulmane sera heureuse d’apprendre qu’ils sont des vaches à lait et que la DGS a fait x5 sur eux. Arrouy a dû prendre sa petite commission au passage. Ils sont sans vergogne ces socialopes