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Frappe israélienne sur une église de Gaza : deux victimes dans un lieu de culte transformé en refuge

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Un bombardement a touché jeudi l’unique église catholique de la bande de Gaza, abritant des centaines de déplacés depuis le début du conflit. Les autorités locales dénoncent une atteinte au caractère sacré des lieux.

L’église de la Sainte-Famille, située dans le nord de Gaza, a été frappée jeudi par un raid aérien israélien, selon le patriarcat latin de Jérusalem. Deux personnes ont perdu la vie, et plusieurs autres ont été blessées, dont le curé de la paroisse, le père Gabriel Romanelli. L’édifice religieux, qui servait de refuge à près de 600 déplacés, majoritairement des enfants, a subi d’importants dégâts.

Les autorités israéliennes ont exprimé leur regret tout en niant avoir délibérément visé un lieu de culte. Le ministère des Affaires étrangères a assuré que les circonstances de l’incident feraient l’objet d’une enquête, réaffirmant que l’armée ne prenait pas pour cible les sites religieux. Cette déclaration n’a pas empêché les condamnations internationales, notamment celle du pape Léon XIV, qui a renouvelé son appel à un cessez-le-feu immédiat.

La communauté chrétienne de Gaza, estimée à un millier de fidèles, vit dans un climat de peur depuis le début des hostilités. La plupart des catholiques s’étaient regroupés autour de l’église de la Sainte-Famille, considérée comme un havre de paix. Le patriarcat latin a dénoncé une violation du droit international humanitaire, rappelant que les lieux de culte devraient rester protégés en période de conflit.

En Italie, la Première ministre Giorgia Meloni a qualifié l’attaque d’« inacceptable », tandis que le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a présenté ses condoléances aux proches des victimes. En France, Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, a demandé des excuses officielles de la part d’Israël, s’interrogeant sur les motivations d’un tel acte.

Le conflit, déclenché par l’offensive du Hamas en octobre 2023, a entraîné des pertes civiles massives dans les deux camps. Les bombardements israéliens ont causé la mort de plus de 58 000 personnes à Gaza, selon les chiffres du ministère local de la Santé. Du côté israélien, le bilan s’élève à 1 219 victimes. Malgré les appels répétés à la trêve, les violences se poursuivent, plongeant la région dans une crise humanitaire sans précédent.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Alfredo Kuhic

    17 juillet 2025 at 14 h 50 min

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