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Foodwatch accuse six marques d’avoir changé leurs recettes et augmenté leurs prix

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Foodwatch accuse six marques d’avoir changé leurs recettes et augmenté leurs prix

L’ONG dénonce une baisse de qualité et une hausse des prix des produits alimentaires.

L’ONG Foodwatch a publié mardi 6 février une enquête accusant six marques importantes de la grande distribution, dont Nestlé, Fleury-Michon, et Findus, de pratiquer la « cheapflation ». Cette tactique consiste à modifier la recette d’un produit tout en augmentant son prix au kilo ou au litre, sans en informer les consommateurs.

After Eight (Nestlé), Bordeau Chesnel, Findus, Fleury Michon, Maille (Unilever), et Milka (Mondelez) sont soupçonnées par Foodwatch de dégrader la qualité de leurs produits tout en augmentant leurs prix, ce qui constitue une double perte pour les consommateurs. Par exemple, Fleury-Michon aurait réduit la quantité de chair de poisson dans ses bâtonnets de 11 %, tout en augmentant le prix au kilo de 40 % entre 2021 et 2023. Les rillettes Bordeau-Chesnel ont vu une réduction de 5,5 % de viande de poulet, avec une hausse de prix de 31 % sur la même période.

Foodwatch dénonce également Milka pour avoir remplacé l’huile de tournesol de ses cookies par de l’huile de palme, ainsi que les chocolats After Eight de Nestlé. Cette enquête a été réalisée en collaboration avec Open Food Facts.

Les marques incriminées se défendent en invoquant l’augmentation des coûts des matières premières due à la guerre en Ukraine et la grippe aviaire. Cependant, Audrey Morice de Foodwatch pointe du doigt la perte de qualité et l’augmentation des prix, qui pèsent sur les consommateurs. L’ONG a lancé une interpellation, signée par plus de 100 personnes, qui est envoyée quotidiennement aux marques concernées avec de nouvelles signatures.

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Hausse alarmante des plaintes pour violences sexuelles en France en 2023

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Hausse alarmante des plaintes pour violences sexuelles en France en 2023

Les statistiques du ministère de l’Intérieur révèlent une augmentation de 7 % des plaintes, principalement déposées par des femmes et des mineurs.

Les chiffres publiés par le Service statistique de la sécurité intérieure (SSMI) ne laissent aucun doute sur la gravité de la situation : en 2023, le nombre de plaintes pour violences sexuelles en France a atteint un niveau alarmant. Avec 114 100 victimes recensées, soit une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente, ces statistiques soulèvent de sérieuses préoccupations quant à la sécurité des citoyens.

Principalement touchées par ces crimes, les femmes représentent 85 % des plaignantes, tandis que les mineurs constituent la majorité des victimes, avec 57 % des cas. Il est également révélé que trois quarts des dépôts de plainte concernent des violences sexuelles survenues en dehors du cadre familial. Cependant, une tendance inquiétante émerge : une augmentation plus prononcée des violences au sein de la famille (+ 11 %) par rapport à celles survenues en dehors du cercle familial (+ 7 %).

Les violences sexuelles englobent un large éventail de crimes et de délits, allant des viols aux agressions sexuelles, y compris le harcèlement et les exhibitions. Cette hausse alarmante des plaintes révèle l’urgence d’actions concrètes pour protéger les plus vulnérables et punir les coupables.

Parallèlement, une augmentation de 7 % des violences physiques a également été enregistrée, totalisant 444 700 cas. Ces violences, souvent perpétrées au sein de la famille, montrent une disparité en fonction du genre : les hommes étant majoritaires dans les plaintes relatives aux violences hors du cadre familial (69 %), tandis que les femmes restent les principales victimes des violences intrafamiliales (75 %).

Face à cette montée préoccupante de la violence, il est impératif que les autorités intensifient leurs efforts pour garantir la sécurité et la protection de tous les citoyens, en particulier des femmes et des enfants, contre ces crimes odieux.

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Prisons: 76.258 personnes détenues au 1er février, nouveau record

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Prisons: 76.258 personnes détenues au 1er février, nouveau record

Le nombre de détenus atteint des sommets, mettant en lumière les défis persistants du système pénitentiaire français.

Les chiffres publiés par le ministère de la Justice mettent en évidence une situation alarmante : le nombre de personnes incarcérées en France a atteint un niveau record au 1er février, avec 76 258 détenus, soit une augmentation de 5,5 % par rapport à l’année précédente.

Cette hausse continue de la population carcérale a conduit à une surpopulation criante dans les établissements pénitentiaires du pays. Avec seulement 61 737 places opérationnelles, la densité carcérale globale s’élève désormais à 123,5 %. Dans les maisons d’arrêt, où sont détenus les prévenus en attente de jugement et ceux condamnés à de courtes peines, le taux d’occupation atteint un niveau alarmant de 147,7 %, dépassant même les 200 % dans 16 établissements ou quartiers.

Cette surpopulation a des conséquences directes sur les conditions de détention, avec 3 059 détenus contraints de dormir sur des matelas posés à même le sol, soit une augmentation de 50,2 % par rapport à l’année précédente.

Parmi les personnes incarcérées, près de 20 254 sont des prévenus en attente de jugement, ce qui souligne la pression croissante sur le système judiciaire français.

Au total, 92 641 personnes étaient placées sous écrou au 1er février, dont 16 383 bénéficiaient d’un placement sous bracelet électronique ou à l’extérieur. On note une augmentation significative de 21,6 % du nombre de condamnés en placement extérieur hébergés.

Face à cette surpopulation carcérale persistante, le gouvernement français a annoncé son intention de construire 15 000 nouvelles places de prison d’ici à 2027. Cette mesure vise à répondre à l’urgence de la situation et à remédier aux violations récurrentes des droits de l’homme constatées dans les établissements pénitentiaires français.

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Audition musclée à la commission d’enquête sur les fréquences TNT : CNews et Canal+ sur la sellette

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Audition musclée à la commission d'enquête sur les fréquences TNT : CNews et Canal+ sur la sellette

Les figures de CNews et de Canal+ confrontées aux critiques lors d’une audition houleuse.

Lors de leur passage devant la commission d’enquête sur les fréquences TNT, les représentants de CNews et de sa maison-mère, Canal+, ont été confrontés à une série de questions pointues et à des critiques acerbes. Organisée par les députés de la France Insoumise, cette commission vise à examiner de près les pratiques médiatiques, mettant ainsi en lumière les tensions existantes entre les chaînes et certains secteurs de la classe politique.

Propriété du groupe Vivendi, dirigé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, Canal+ est sous le feu des projecteurs, en particulier en raison de son contrôle sur CNews, une chaîne qui a récemment fait l’objet de controverses.

Les échanges ont été particulièrement tendus avec les représentants de CNews, notamment ses personnalités vedettes comme Pascal Praud, Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk. La récente polémique autour de la présentation de l’avortement comme la « première cause de mortalité dans le monde » a suscité un tollé, contraignant la chaîne à présenter des excuses publiques. Cependant, les responsables ont souligné qu’une enquête interne était en cours pour clarifier les circonstances de cet incident.

Les débats ont également porté sur la nature de CNews en tant que chaîne d’information ou d’opinion. Alors que certains députés ont critiqué la tendance de la chaîne à privilégier les points de vue plutôt que les faits, les responsables se sont défendus en mettant en avant la décision récente du Conseil d’État, qui a demandé un renforcement du contrôle régulateur des médias, en particulier sur CNews.

La question de l’interventionnisme supposé de Vincent Bolloré dans la programmation des chaînes a également été abordée. Les dirigeants ont nié toute pression directe de sa part, mais ont reconnu des échanges fréquents sur les audiences et les performances des émissions.

En outre, l’audition a mis en lumière les enjeux liés au renouvellement des fréquences TNT en 2025, avec Canal+ exprimant son intention de candidater pour l’ensemble de ses chaînes. Malgré les critiques et les défis, les représentants de Canal+ ont affirmé leur engagement à respecter les obligations réglementaires et à contribuer au pluralisme des médias.

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