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Fin de vie, un débat législatif décisif s’ouvre à l’Assemblée

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_**Les députés entament ce lundi l’examen en deuxième lecture d’une proposition de loi instaurant une aide active à mourir, avec l’objectif d’un vote solennel avant la fin de la session parlementaire.**_

Le Palais Bourbon reprend l’étude d’un texte visant à autoriser, sous conditions strictes, l’accompagnement d’une personne majeure souffrant d’une affection grave et incurable mettant en jeu son pronostic vital à court ou moyen terme. Cette disposition, déjà adoptée en première lecture par les députés au printemps dernier, prévoit que le patient puisse, après un parcours encadré, s’administrer lui-même une substance létale ou, en cas d’incapacité physique, se la faire administrer par un professionnel de santé.

Le parcours législatif de cette réforme demeure complexe. Rejetée par le Sénat après des débats animés, la proposition de loi revient devant l’Assemblée nationale. Si son adoption en deuxième lecture semble probable, elle devra ensuite retourner devant la chambre haute. En l’absence d’accord entre les deux assemblées, le gouvernement pourrait, en dernier ressort, confier la décision finale aux députés. Les promoteurs du texte espèrent une adoption définitive avant la pause estivale, un calendrier jugé serré au regard des autres projets en attente et des échéances sénatoriales.

Les discussions promettent de rejouer les arguments déjà longuement débattus. Les partisans de la mesure mettent en avant les garanties et les filtres multiples inscrits dans le texte, conçu selon eux comme un équilibre entre autonomie individuelle et protection des vulnérabilités. En face, les opposants estiment que les critères d’accès, notamment l’absence d’exigence d’une phase terminale imminente, manquent de rigueur. Ils pointent également les délais de réflexion, qu’ils jugent trop courts, et le caractère contraignant du dispositif prévu pour sanctionner toute entrave à la procédure.

Parallèlement, les députés examineront une proposition de loi distincte visant à renforcer l’accès aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire. Ce texte, plus consensuel, pourrait néanmoins faire l’objet de discussions sur la possibilité d’instaurer un droit opposable à ces soins, une disposition supprimée par le Sénat.

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