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Société

Fin de vie : l’Assemblée valide une assistance médicalisée à la mort sous strict encadrement

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Un tournant législatif majeur vient d’être franchi, avec l’adoption d’un dispositif encadré permettant aux patients en phase terminale de bénéficier d’une assistance à mourir.

Les députés ont marqué l’histoire en adoptant ce samedi une proposition instaurant un droit à une assistance médicalisée pour mettre fin à ses jours. Le vote, acquis par 75 voix contre 41, rétablit le principe fondamental de l’auto-administration du produit létal par le patient lui-même, sauf en cas d’incapacité physique avérée. Ce choix législatif répond à une demande sociétale croissante tout en cherchant à éviter toute dérive.

Le texte, amendé par le gouvernement, précise que l’intervention d’un professionnel de santé ne constitue qu’une mesure exceptionnelle. « L’autonomie du patient reste la règle, l’accompagnement médical l’ultime recours », a souligné la ministre en charge du dossier. Plusieurs élus, dont d’anciens membres du gouvernement, ont insisté sur la nécessité de concilier cette avancée avec les impératifs éthiques des soignants.

Certains parlementaires expriment néanmoins des réserves. Le rapporteur du texte déplore une restriction du libre arbitre des malades, craignant que l’angoisse ou la fatigue ne les empêche d’accomplir eux-mêmes le geste fatal. Les débats se poursuivront jusqu’au scrutin définitif prévu fin mai, qui statuera également sur le volet consacré au développement des soins palliatifs.

Le dispositif, s’il est confirmé, s’appliquera exclusivement aux personnes souffrant de pathologies graves et irréversibles, en phase terminale. Une procédure rigoureuse, incluant plusieurs consultations médicales et une période de réflexion, encadrera chaque demande.

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