Monde
Etats-Unis : la Cour suprême interdit la discrimination positive dans les universités
Joe Biden s’est dit en « fort désaccord » avec cette décision. Le président américain appelle les établissements universitaires à ne pas « abandonner » leur engagement pour la diversité.
La très conservatrice Cour suprême des États-Unis a rendu un verdict retentissant jeudi 29 juin, mettant un terme aux programmes de discrimination positive à l’université. Ce demi-tour historique survient un an après la décision de la Cour de revenir sur l’avortement. Malgré l’opposition des trois juges progressistes, les six magistrats conservateurs ont estimé que les procédures d’admission basées sur la couleur de peau ou l’origine ethnique étaient contraires à la Constitution.
Les universités américaines avaient introduit des critères raciaux et ethniques dans leurs procédures d’admission à la fin des années 1960 dans le but de remédier aux inégalités héritées du passé ségrégationniste du pays et d’accroître la diversité des étudiants noirs, hispaniques ou amérindiens. Ces politiques, connues sous le nom de « discrimination positive », ont toujours été vivement critiquées par les conservateurs, qui y voient un « racisme inversé » et les jugent opaques.
En réaction à cette décision, le président Joe Biden a exprimé un « fort désaccord ». Selon lui, les universités ne devraient pas renoncer à leur engagement de garantir des expériences diverses aux étudiants, reflétant ainsi toute l’Amérique. De son côté, l’ancien président Donald Trump a salué la décision de la Cour, estimant qu’elle rétablissait un système basé sur le « mérite ». Il a qualifié cette journée de « grand jour pour l’Amérique », exprimant son enthousiasme sur sa nouvelle plateforme Truth Social.
La Cour suprême a été saisie à plusieurs reprises depuis 1978 concernant ces questions, et bien qu’elle ait interdit les quotas, elle avait toujours autorisé les universités à prendre en compte les critères raciaux, entre autres. Jusqu’à présent, la Cour considérait la recherche d’une plus grande diversité sur les campus comme « légitime », même si cela impliquait de déroger au principe d’égalité entre tous les citoyens américains.
La décision a suscité une vive émotion chez les juges progressistes. Au nom de ces derniers, la juge Sonia Sotomayor a déploré que la Cour « renie des décennies de jurisprudence et de progrès considérables ». Elle affirme que cette décision « consacre une règle artificielle d’indifférence à la couleur de peau en tant que principe constitutionnel dans une société profondément ségréguée, où la question raciale a toujours eu et continuera d’avoir de l’importance ».
Cette décision de la Cour suprême marque un tournant majeur dans le paysage de l’enseignement supérieur américain et suscite des débats passionnés sur la question de l’égalité et de la diversité. L’impact à long terme de cette décision reste à voir, mais elle aura sans aucun doute des répercussions significatives sur les politiques d’admission des universités et sur la composition des futurs étudiants.
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 1 moisBalaruc-le-Vieux : le passé judiciaire d’Aurélien Évangélisti interroge sa candidature
-
FrontignanEn Ligne 4 semainesFrontignan : la DGS de la ville était actionnaire du local avant sa vente et sa transformation en mosquée
-
SèteEn Ligne 4 semainesSète : Laura Seguin fait carton plein à son meeting, la dynamique de victoire est lancée
-
SèteEn Ligne 1 moisSète : Pascal Pintre a financé le magazine de Laurent Blondiau avec Blue Invest
-
SèteEn Ligne 3 semainesSète : Sébastien Denaja dévoile ses mesures pour la sécurité et la tranquillité publique
-
SèteEn Ligne 1 moisSète : Sébastien Denaja (PS) présente deux projets structurants pour l’Île de Thau
-
SèteEn Ligne 4 semainesSète : Sébastien Pacull propose de transformer le Casino en pôle santé
-
GigeanEn Ligne 3 semainesGigean : Marcel Stoecklin, à défaut de projet, le soupçon comme programme