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Europe

En Islande, la nouvelle éruption attire les curieux

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Des curieux ont afflué jeudi vers le site d’une nouvelle éruption dans une fissure volcanique située dans une vallée inhabitée à une quarantaine de km de Reykjavik, la capitale de l’Islande. 

Cette éruption, qui a commencé mercredi, est située à près d’un kilomètre du volcan du Mont Fagradalsfjall dans le sud-ouest de l’Islande, qui était resté en éruption pendant six mois l’année dernière.

Le site de l’éruption, dans une zone difficile d’accès qui nécessite 90 minutes de marche, a déjà attiré plus de 1.830 visiteurs au premier jour de l’apparition de la fissure, selon les autorités islandaises.

Parmi les visiteurs, Heather Hoff, une touriste américaine qui a attendu des années pour voir de la lave et pour qui c’était « un but dans la vie ».

« Je devais m’asseoir et pleurer un peu parce que c’est tellement beau, tellement émouvant et c’est comme la puissance brute de notre planète », a-t-elle déclaré.

« C’est gigantesque. J’adore. J’ai aussi aimé l’éruption de l’année dernière, surtout au début.

Mais celle-ci est spéciale avec la lave et les énormes fontaines qui jaillissent au milieu », répond quant à elle Anita Sauckel, une Allemande vivant en Islande.

Les autorités avaient appelé mercredi la population à ne pas se rendre sur le site avant qu’une évaluation des risques ne soit menée.

Mais jeudi, la protection civile a indiqué que seuls les jeunes enfants devaient se tenir hors de la zone de l’éruption.

Les gaz émanant des éruptions volcaniques, notamment le dioxyde de soufre, peuvent être dangereux voire fatals.

L’an dernier, le site de l’éruption, facilement accessible à pied, avait attiré plus de 435.000 touristes.

Nouvelle activité sismique

L’éruption de mercredi avait été précédée d’une intense activité sismique, avec près de 10.000 secousses enregistrées depuis samedi, dont deux d’une magnitude supérieure à 5.

L’Institut météorologique d’Islande estimait jeudi la longueur de la fissure à 360 mètres, avec des jets de lave atteignant environ 10 à 15 mètres.

L’écoulement de la lave aux premières heures de l’éruption était estimé à 32 mètres cubes par seconde, selon les mesures faites mercredi par des scientifiques de l’Institut des sciences de la Terre, trois heures et demie après le début de l’éruption.

C’est environ quatre ou cinq fois plus qu’au début de l’éruption de 2021.

« L’éruption actuelle est donc bien plus puissante », a indiqué l’Institut sur Facebook.

Selon l’Institut des sciences de la Terre, la lave de la nouvelle éruption a recouvert une zone d’environ 74.000 mètres carrés.

Le Mont Fagradalsfjall appartient au système volcanique de Krysuvik, situé dans la péninsule de Reykjanes, dans le sud de l’Islande.

Avant l’an dernier, la péninsule de Reykjanes n’avait plus été le théâtre d’éruptions depuis près de huit siècles mais les spécialistes islandais soulignent que la région est entrée dans une nouvelle période d’activité volcanique.

L’Islande dénombre 32 systèmes volcaniques actuellement considérés comme actifs, soit le plus grand nombre en Europe.

Le pays, qui connaît en moyenne une éruption tous les cinq ans, chevauche la dorsale médio-atlantique, une fissure séparant la plaque tectonique eurasienne et nord-américaine.

Le mouvement de ces plaques est en partie responsable de l’activité sismique intense du pays.

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Europe

Ukraine: inquiétudes sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, au menu de l’ONU

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Les bombardements ont continué dans la nuit de mercredi à jeudi sur la ligne de front en Ukraine, y compris non loin de la centrale nucléaire de Zaporijjia qui sera dans la journée au menu d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

A Nikopol (sud-est), à une centaine de km de la centrale de Zaporijjia, qui se trouve de l’autre côté du fleuve Dniepr, le gouverneur Valentyn Reznichenko a rapporté sur son compte Telegram trois morts et neuf blessés dans des bombardements russes nocturnes avec des lance-roquettes multiples Grad.

Dans le Donbass (est), le chef de l’administration militaire de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, a annoncé sur Telegram jeudi matin que 11 civils avaient été tués sur les dernières 24 heures: six à Bakhmout, trois à Soledar, un à Krasnogorivka et un à Avdiïvka.

Les forces russes, qui pilonnent sans cesse la ville de Soledar, tentent d’en chasser l’armée ukrainienne afin d’avancer vers la ville voisine, plus grande, de Bakhmout.

L’avancée russe, réelle, est très lente et la guerre s’est transformée en duel d’artillerie entre deux armées retranchées autour de quelques localités.

En Lettonie, le parlement a adopté mercredi une déclaration qualifiant la Russie d' »Etat soutenant le terrorisme » et « les violences russes à l’encontre des civils ukrainiens » de « génocide ciblé ».

« Sûreté nucléaire »

La réunion convoquée jeudi après-midi à l’ONU à la demande de la Russie examinera la situation sécuritaire du site nucléaire de Zaporijjia, le plus grand d’Europe, qui inquiète la communauté internationale.

Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de l’avoir bombardée la semaine dernière, sans qu’il soit possible de vérifier ces déclarations de source indépendante.

Des bombardements meurtriers avaient eu lieu non loin de la centrale dans la nuit de mardi à mercredi, selon les autorités ukrainiennes, qui ont déploré 13 tués dans la région de Dniepropetrovsk et un autre dans celle de Zaporijjia.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué dans un communiqué que son directeur général, Rafael Grossi, informerait le Conseil de sécurité de l’ONU « de la situation en matière de sûreté et de sécurité nucléaires » à la centrale, ainsi que de ses « efforts pour convenir d’une mission d’experts de l’AIEA sur le site dès que possible ».

L’AIEA a déclaré que son rapport détaillerait la manière dont les bombardements sur le site la semaine dernière « ont violé pratiquement tous les sept piliers indispensables de la sûreté et de la sécurité nucléaires » que M. Grossi avait décrits au début du conflit.

Mercredi, le groupe des sept pays les plus industrialisés (G7) avait exigé que « la Russie rende immédiatement à son propriétaire souverain légitime, l’Ukraine, le contrôle total de la centrale ». « C’est le contrôle continu de la centrale par la Russie qui met la région en danger », a-t-il estimé.

Mardi soir, l’opérateur ukrainien Energoatom avait affirmé que les forces russes préparaient le raccordement de la centrale à la Crimée, presqu’île du sud de l’Ukraine annexée par Moscou en 2014 et en première ligne dans l’offensive russe contre l’Ukraine déclenchée le 24 février, et l’endommageaient volontairement en procédant à cette réorientation de la production électrique.

Crimée dans le viseur

La Crimée reste dans le viseur des ukrainiennes: mardi soir, le président Volodymyr Zelensky avait déclaré qu’elle était « ukrainienne » et que Kiev « ne l’abandonnera(it) jamais ».

De puissantes explosions avaient ravagé mardi un dépôt de munitions sur un aérodrome militaire russe de Crimée, faisant au moins un mort et plusieurs blessés et provoquant la panique parmi les milliers de touristes russes en vacances dans la péninsule. L’armée russe a affirmé qu’aucun tir ni bombardement n’avait été à l’origine de ces déflagrations.

De son côté, Kiev n’a pas reconnu officiellement sa responsabilité dans l’incident, mais un conseiller de la présidence, Mikhaïlo Podoliak, avait assuré sur Twitter mardi que « ce n’est que le début », car selon lui « l’avenir de la Crimée est d’être une perle de la mer Noire (…), pas une base militaire pour des terroristes ».

Sur le plan financier, l’Ukraine a obtenu de la part de ses créanciers internationaux un moratoire de deux ans sur sa dette extérieure, évaluée à 20 milliards de dollars, a annoncé son Premier ministre Denys Chmygal.

« Cela permet à l’Ukraine de maintenir la stabilité macro-financière et de renforcer la viabilité économique », s’est-il félicité mercredi soir sur Twitter.

L’économie ukrainienne s’est effondrée depuis le début de la guerre avec la Russie lancée le 24 février, et pourrait voir son PIB plonger de 45% cette année, selon les dernières estimations de la Banque mondiale.

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Europe

Islande : éruption dans une fissure volcanique près de Reykjavik

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Une éruption volcanique a commencé mercredi près de Reykjavik, la capitale de l’Islande, dans une fissure qui crachait une lave fumante à proximité du site du Mont Fagradalsfjall, où un volcan était déjà entré en éruption en 2021.

L’éruption, située à environ 40 kilomètres de Reykjavik, laisse apparaître des jets de lave en fusion se transformant en roche sombre à mesure que la matière refroidit et qui laisse s’échapper une fumée bleutée.

L’Institut météorologique d’Islande, qui surveille l’activité sismique, a estimé la longueur de la fissure à environ 300 mètres. Ce dernier a précisé que l’éruption avait débuté dans la vallée de Meradalir, à moins d’un kilomètre de l’éruption de 2021.

Mercredi, une coulée de lave surgissait du sol, projetant des morceaux incandescents à une vingtaine de mètres en l’air, avant de se changer en tapis de roche noire.

Une centaine de curieux se sont déplacés sur la zone de l’éruption, s’émerveillant à la vue de la lave en ébullition et au bruit du grondement lorsque le magma jaillit, a constaté un journaliste de l’AFP.

Malgré l’absence de nuage de cendres, l’institut a estimé « possible que de la pollution soit détectée du fait des émanations de gaz ».

Les gaz émanant des éruptions volcaniques, notamment le dioxyde de soufre, peuvent s’élever à proximité immédiate et présenter un danger pour la santé, voire être fatals.

Ces types de pollution peuvent également être transportés par le vent.

Mardi soir, l’Institut météorologique avait annoncé que la probabilité d’une nouvelle éruption près du mont Fagradalsfjall « dans les prochains jours ou semaines » était considérée comme « substantielle ».

Depuis samedi, près de 10.000 secousses avaient été détectées, dont deux d’une magnitude supérieure à 5.

L’Autorité nationale des aéroports d’Islande a indiqué qu’aucun vol n’était affecté par le volcan pour le moment, ajoutant qu’elle suivait la situation « en conséquence ».

Nouvelle activité sismique

« Le risque pour les zone peuplées et les infrastructures essentielles est considéré comme très faible et il n’y a eu aucune perturbation des vols », a indiqué sur Twitter le ministère des Affaires étrangères.

Plus d’une heure après le début de l’éruption, un vol commercial pouvait être aperçu volant à basse altitude au dessus du site de l’éruption et en direction de Keflavik, le principal aéroport de Reykjavik.

L’année dernière, l’Islande avait connu une éruption sur une zone relativement facile d’accès, faisant de l’événement une véritable attraction touristique.

L’éruption, qui avait vu plus de 140 millions de mètres cubes de magma se déverser sur une période de six mois, avait attiré plus de 430.000 visiteurs selon l’Office du tourisme islandais.

L’éruption avait été officiellement déclarée achevée au bout de neuf mois, en décembre 2021.

Mercredi, les services de secours et la police, sur place pour évaluer le niveau de danger et les possibles contaminations de gaz, ont encouragé la population à se tenir à l’écart de la zone.

Le président islandais Gudni Johannesson a lui aussi appelé à la vigilance. « Je veux juste que les gens fassent attention et en sachent plus avant de se lancer dans l’inconnu. Si cette éruption est comme la dernière, il y aura assez de temps, donc il n’y a aucune raison de se précipiter », a-t-il déclaré au média anglophone Iceland Monitor.

Le Mont Fagradalsfjall appartient au système volcanique de Krysuvik, situé dans la péninsule de Reykjanes, dans le sud de l’Islande.

Avant l’an dernier, la péninsule de Reykjanes n’avait plus été le théâtre d’éruptions depuis près de huit siècles mais les spécialistes islandais soulignent que la région est entrée dans une nouvelle période d’activité volcanique.

L’Islande dénombre 32 systèmes volcaniques actuellement considérés comme actifs, soit le plus grand nombre en Europe.

Le pays connaît en moyenne une éruption tous les cinq ans.

L’Islande chevauche la dorsale médio-atlantique, une fissure séparant la plaque tectonique eurasienne et nord-américaine.

Le mouvement de ces plaques est en partie responsable de l’activité sismique intense du pays.

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Ukraine: la reprise des exportations de céréales saluée unanimement

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L’Ukraine a repris lundi ses exportations de céréales pour la première fois depuis le début de l’invasion russe il y a six mois, avec le départ, salué unanimement, d’un premier bateau du port d’Odessa, sur la mer Noire, conformément à un accord international visant à atténuer la crise alimentaire mondiale.

« Le Razoni a quitté le port d’Odessa à destination du port de Tripoli au Liban. Il est attendu le 2 août à Istanbul. Il continuera sa route vers sa destination à la suite des inspections qui seront menées à Istanbul », a annoncé le ministère turc de la Défense.

Selon le ministre ukrainien de l’Infrastructure Oleksandre Koubrakov, le bateau est chargé de 26.000 tonnes de maïs. Des céréales sont déjà parties d’Ukraine depuis le début de la guerre, mais depuis le port de Berdyansk, en zone occupée par les Russes.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a « chaleureusement » salué le départ de ce premier bateau, exprimant l’espoir que la reprise des exportations de céréales ukrainiennes « apportera la stabilité et l’aide indispensables à la sécurité alimentaire mondiale ».

La ministre britannique Affaires étrangères Liz Truss a qualifié le départ du Razoni de « premier pas important ».

« Ces navires doivent passer librement. Il ne peut y avoir de nouveau bombardement du port d’Odessa », a-t-elle ajouté, en référence à une frappe russe sur le grand port du sud de l’Ukraine le 23 juillet, qui avait soulevé l’inquiétude sur la mise en oeuvre de l’accord.

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a lui évoqué une « journée de soulagement pour le monde, en particulier pour nos amis du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique ». Selon lui, 16 autres bateaux chargés de céréales « attendent leur tour » pour quitter Odessa, le principal port ukrainien en mer Noire, qui concentrait avant la guerre 60% de l’activité portuaire du pays.

« Atténuer la crise alimentaire »

L’accord signé le 22 juillet à Istanbul entre la Russie et l’Ukraine, via une médiation de la Turquie et sous l’égide des Nations unies, permet la reprise des exportations ukrainiennes, bloquées depuis le début de l’invasion russe le 24 février, sous supervision internationale.

L’accord prévoit notamment l’instauration de couloirs sécurisés afin de permettre la circulation en mer Noire des navires marchands et l’exportation de 20 à 25 millions de tonnes de céréales.

De leur côté, l’Union européenne et l’Otan ont salué le départ du premier navire et réclamé la « mise en oeuvre totale » de l’accord.

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a souligné dans un tweet la nécessité d' »atténuer la crise alimentaire mondiale causée par la guerre de la Russie en Ukraine ». Il a par ailleurs salué le rôle « central » joué par la Turquie dans la conclusion de l’accord.

Moscou a, pour sa part, jugé « très positif » le départ du navire. « Espérons que les accords seront appliqués par toutes les parties et que les mécanismes fonctionneront efficacement », a dit à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Un accord similaire signé simultanément garantit à Moscou l’exportation de ses produits agricoles et engrais, malgré les sanctions occidentales.

Les deux accords doivent permettre d’atténuer une crise alimentaire mondiale qui a vu les prix monter en flèche dans certains des pays parmi les plus pauvres au monde en raison du blocage des ports ukrainiens par le conflit avec la Russie.

Les navires et leur chargement doivent être inspectés à Istanbul, sous l’autorité du Centre de coordination conjointe (CCC), inauguré mercredi dernier.

Bombardements

Sur le terrain, les frappes russes se poursuivent sur les villes ukrainiennes, notamment Mykolaïv dans le sud, où un des plus importants entrepreneurs agricoles du pays, Oleksiï Vadatoursky, 74 ans, a été tué avec son épouse dimanche.

Le président Volodymyr Zelensky a rendu hommage à Oleksiï Vadatoursky, qu’il a qualifié de « héros de l’Ukraine ».

La ville a été massivement bombardée à nouveau lundi, selon le gouverneur de la région Vitali Kim qui a fait état de trois tués.

Mykolaïv est proche du front dans le sud de l’Ukraine, où les forces de Kiev mènent une contre-offensive.

Les journalistes de l’AFP ont également constaté un bombardement russe intense de la ville de Bakhmout, dans l’est de l’Ukraine. Trois civils ont été tués dimanche dans la région de Donetsk, dont deux à Bakhmout, et 16 autres blessés, ont indiqué lundi les autorités locales.

Le ministre de la Défense ukrainien, Oleksiï Reznikov, a salué lundi sur Twitter la réception d’un nouveau système d’artillerie MLRS MARS II envoyé par Berlin.

L’armée russe assure notamment avoir détruit deux systèmes américains d’artillerie de précision Himars lors d’une frappe sur une usine à Kharkiv. Elle dit aussi avoir détruit deux dépôts de munition à Siversk et Kalenyky, dans la région de Donetsk, et un dépôt de carburant près de Nikopol (sud-est).

Volodymyr Zelensky avait accusé samedi les forces russes de pratiquer une tactique de « terreur » par leurs bombardements sur les villes ukrainiennes, et appelé les habitants de Donetsk à une évacuation générale.

Au moins 200.000 civils vivent encore dans les territoires de la région de Donetsk, dans le bassin minier du Donbass, qui ne sont pas sous occupation russe, selon une estimation des autorités ukrainiennes.

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