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Économie

Économie : Société Générale enregistre une lourde perte liée à son départ de Russie

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Société Générale a annoncé mercredi une perte nette de près de 1,5 milliard d’euros au deuxième trimestre, affecté par une charge exceptionnelle au titre de la cession en mai de sa filiale russe Rosbank.

Son produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d’affaires, s’élève à 7 milliards d’euros d’avril à juin, en hausse de 12,8% sur un an, porté par l’ensemble des métiers.

Le deuxième trimestre 2022 « conclut deux ans d’intense et disciplinée exécution de nos différents projets stratégiques », commente le directeur général Frédéric Oudéa, cité dans un communiqué.

La banque de détail, rassemblant notamment les réseaux d’agences Société Générale et Crédit du Nord amenés à fusionner à partir de l’an prochain, affiche une progression de son produit net bancaire de 8,5% sur un an.

Boursorama, la banque en ligne du groupe, a passé en juillet la barre des 4 millions de clients.

Les réseaux de banque de détail à l’international, groupés avec l’assurance et des services spécialisés, voient leur PNB grimper de 15,8% sur un an, bien aidés par un trimestre « record » de la filiale de leasing automobile ALD.

La banque de financement et d’investissement, dernier tiers du revenu de la Société Générale, progresse quant à elle de 18,3%.

Société Générale a déjà connu un deuxième trimestre comparable en termes de résultat: elle avait enregistré au deuxième trimestre 2020 une perte de 1,26 milliard d’euros liée à la crise du Covid-19.

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Si l’impact de la cession de Rosbank est particulièrement fort, il n’est pas une surprise pour le marché.

La banque française avait annoncé le 18 mai que la cession de se filiale russe au fonds d’investissement russe Interros fondé par l’oligarque Vladimir Potanine, proche de Vladimir Poutine, se traduirait par une perte nette chiffrée alors à 3,2 milliards d’euros.

« Nous avons su gérer notre sortie des activités russes (…) sans handicaper les développements stratégiques du Groupe », affirme M. Oudéa dans le communiqué.

Cette opération « aura un coût élevé (…) mais un impact limité en capital », avait-il précisé le 17 mai, lors de l’assemblée générale de la banque.

Rosbank avait rapporté 115 millions d’euros en 2021 à la Société Générale pour 643 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit respectivement 2% et 2,5% de l’ensemble du groupe.

Pour l’activité banque de détail, la Russie était le troisième pays du groupe, après la France et la République Tchèque. Et le deuxième en termes d’effectifs, avec plus de 12.000 salariés, soit un dixième du total.

Hors l’impact russe, le résultat de la banque s’élève à +1,5 milliard d’euros. C’est davantage qu’au deuxième trimestre 2021.

Société Générale a par ailleurs indiqué jeudi que son ratio de solvabilité s’établissait au 30 juin à 12,9%, au-dessus de l’exigence réglementaire.

En intégrant les 842 millions d’euros engrangés au premier trimestre, la Société Générale n’accuse plus qu’une perte de 640 millions d’euros entre le 1er janvier et le 30 juin.

La banque cherche enfin un successeur à Frédéric Oudéa, qui a annoncé lors de la dernière assemblée générale du groupe qu’il ne se représenterait pas à l’issue de son mandat en cours, en 2023.

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Économie

Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l’idée de «préférence européenne»

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Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l'idée de «préférence européenne»

Pour préserver l’industrie européenne face aux puissances américaine et chinoise, les Vingt-Sept doivent « éliminer les charges administratives inutiles », ont fait valoir ce lundi les ministres allemand et français de l’Économie et italien des Entreprises, lors d’une réunion organisée à Meudon.

Les ministres de l’Économie français, italien et allemand se sont réunis le lundi 8 avril en région parisienne pour définir une politique industrielle commune, notamment dans des secteurs clés tels que l’intelligence artificielle et la transition énergétique.

Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, a souligné le déficit commercial croissant entre la Chine et l’Europe, qui a triplé au cours des dix dernières années, passant de 100 à 300 milliards d’euros. Il a mis en avant l’inondation du marché européen par des produits chinois, notamment dans les domaines des panneaux solaires, des voitures électriques et des batteries.

Pour rééquilibrer la balance commerciale, Bruno Le Maire a proposé d’imposer une préférence européenne dans les marchés publics, suggérant des quotas de contenu européen allant jusqu’à 60% dans les appels d’offres, ainsi que des normes environnementales et de qualité plus strictes.

Si l’Italie soutient cette position, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, s’est montré plus réservé. Il a exprimé des préoccupations quant au protectionnisme, soulignant l’importance de l’ouverture des marchés et de la mondialisation. L’Allemagne, exportatrice majeure vers la Chine, craint les mesures de rétorsion et souhaite éviter une escalade dans les tensions commerciales avec Pékin.

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Économie

Le déficit public a dérapé l’an dernier, à 5,5 % du PIB, bien au-delà des prévisions du gouvernement

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Le déficit public a dérapé l'an dernier, à 5,5 % du PIB, bien au-delà des prévisions du gouvernement

Selon les chiffres de l’Insee publiés mardi, le déficit public de la France a atteint 5,5% du PIB en 2023, à 154 milliards d’euros. C’est bien plus que les 4,8% de déficit réalisés en 2022 et que les 4,9% initialement prévus par le gouvernement.

Le déficit public en France a grimpé à 5,5 % du PIB en 2023, révèlent les données publiées ce mardi matin par l’Insee. Cette augmentation spectaculaire contraste vivement avec les prévisions gouvernementales qui tablaient encore sur un déficit de -4,9 % il y a quelques semaines à peine. De plus, la dette publique s’est également avérée plus élevée que prévu, atteignant 110,6 % du PIB.

Cette annonce a été accueillie avec inquiétude par le gouvernement, qui redoutait depuis plusieurs semaines cette officialisation. Les raisons de ce dérapage sont attribuées au ralentissement de l’activité économique, un facteur auquel le gouvernement ne s’attendait pas.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a souligné que cet écart résultait notamment de « recettes fiscales moins élevées que prévu », avec une perte estimée à 21 milliards d’euros. Il a également pointé du doigt la baisse plus rapide que prévu de l’inflation, entraînant des rentrées moindres, notamment sur la TVA. Par ailleurs, la crise du marché immobilier a également eu un impact négatif sur les recettes fiscales.

Cette révélation survient à un moment délicat pour le gouvernement, alors que les principales agences de notation doivent bientôt évaluer la soutenabilité de la dette française. Une éventuelle dégradation de la note aurait des conséquences néfastes pour la majorité gouvernementale, surtout à l’approche des élections européennes.

Face à ces chiffres alarmants, le gouvernement se trouve confronté à un défi majeur pour redresser les comptes publics. Les ministres Bruno Le Maire et Thomas Cazenave, responsables des Finances publiques, avaient prévu de ramener le déficit à 4,4 % du PIB d’ici la fin de l’année 2024, mais cet objectif semble désormais difficilement réalisable.

Emmanuel Macron a déjà évoqué une révision des objectifs budgétaires, soulignant la nécessité d’un ajustement budgétaire progressif. Bruno Le Maire a appelé à une « prise de conscience collective », suggérant que des économies devraient être réalisées non seulement par l’État mais aussi par les dépenses sociales et les collectivités locales. Cependant, il a exclu toute augmentation d’impôts, envisageant seulement un durcissement de la taxation des producteurs d’électricité.

Cette annonce a sérieusement écorné la crédibilité budgétaire du gouvernement, attaquée par l’opposition qui dénonce son incapacité à maîtriser les finances publiques. Marine Le Pen a déjà critiqué sévèrement ces chiffres, affirmant que le pays n’avait jamais connu une situation budgétaire aussi précaire.

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Économie

Inflation : Les prix des produits alimentaires baissent, mais ceux de l’énergie continuent d’augmenter

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Inflation : Les prix des produits alimentaires baissent, mais ceux de l'énergie continuent d'augmenter

L’Insee publie son dernier rapport sur l’inflation, mettant en lumière une hausse des prix de l’énergie et une légère baisse de l’inflation en février 2024.

Le dernier rapport de l’Insee sur l’inflation en France met en évidence une augmentation des prix de l’énergie, contribuant à maintenir l’inflation à un niveau élevé. Cependant, cette dernière montre également des signes de ralentissement, atteignant 3% sur un an pour le mois de février 2024, légèrement en baisse par rapport au chiffre de 3,1% enregistré en janvier de la même année.

La hausse des prix de l’énergie continue d’exercer une pression à la hausse sur l’inflation, reflétant les défis persistants auxquels sont confrontés les consommateurs français. Cette tendance contraste avec la baisse des prix de l’alimentaire, indiquant une certaine stabilité dans ce secteur.

Malgré cette légère baisse, l’inflation reste un sujet de préoccupation pour les autorités économiques et les ménages, en particulier dans un contexte de volatilité des prix et d’incertitude économique.

Ce rapport souligne l’importance de surveiller de près l’évolution des prix de l’énergie et d’autres facteurs influençant l’inflation, afin de mieux comprendre les tendances économiques et d’anticiper les défis à venir pour l’économie française.

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