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Duel parisien entre Dati et Barnier, la droite au bord de la rupture

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La bataille pour une législative partielle dans la capitale révèle des fractures profondes au sein de la droite, tandis que la majorité présidentielle observe avec inquiétude ces dissensions.

La deuxième circonscription de Paris devient le théâtre d’une confrontation inattendue entre deux poids lourds des Républicains. Rachida Dati, ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement, et Michel Barnier, ancien Premier ministre, nourrissent des ambitions contradictoires pour ce siège laissé vacant après l’inéligibilité du député sortant. Une situation qui met à mal l’unité affichée du parti et complique les négociations avec la majorité présidentielle.

L’annonce de la candidature de Michel Barnier, soutenu par Bruno Retailleau, a provoqué une onde de choc dans les rangs de la droite. La réaction de Rachida Dati ne s’est pas fait attendre. Selon plusieurs témoignages, la ministre aurait rapidement fait savoir son intention de se présenter elle aussi, transformant cette élection partielle en véritable test de force interne. Les tensions s’exacerbent à quelques mois des municipales, où la maire du VIIe entend briguer l’Hôtel de Ville, et à deux ans d’une présidentielle déjà marquée par les divisions.

Du côté de la majorité, on s’interroge sur les conséquences de cette rivalité. Certains cadres de Renaissance déplorent une méthode jugée brutale, estimant que Michel Barnier a précipité une crise en court-circuitant les discussions en cours. D’autres redoutent une dispersion des voix dans une circonscription où la gauche avait réalisé une percée lors des dernières législatives. La perspective d’une candidature de Clara Chappaz, ministre chargée du Numérique, ajoute encore à l’incertitude.

Dans les coulisses, les négociations s’enlisent. Les appels au dialogue restent sans réponse, et les positions se durcissent. Pour certains observateurs, cette crise illustre les difficultés d’une droite tiraillée entre ses ambitions individuelles et la nécessité d’une stratégie commune. L’enjeu dépasse désormais la simple conquête d’un siège. Il s’agit aussi de préserver un équilibre politique fragile, à quelques mois d’élections déterminantes.

La balle est désormais dans le camp de Bruno Retailleau, dont la décision pourrait sceller l’avenir de cette législative partielle – et, par ricochet, influencer les rapports de force bien au-delà de Paris.

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