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Faits Divers

Dix ans de réclusion pour les violences ayant conduit à la mort de Jérémie Cohen

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Quatre ans après les faits, la cour criminelle de Bobigny a rendu son verdict. Un homme a été condamné pour des violences en réunion ayant entraîné le décès de la victime, percutée par un véhicule lors de sa fuite.

La justice a statué sur une affaire qui avait profondément marqué l’opinion publique. Un homme de 31 ans, Miguel Dorothée, a été condamné à dix années de réclusion criminelle. Les magistrats l’ont reconnu coupable de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion. Les faits remontent à une soirée de février 2022 à Bobigny.

Le président de la cour a précisé les motifs de la décision. Il a indiqué que les violences répétées infligées à Jérémie Cohen avaient été la cause directe de sa fuite et, par conséquent, de son décès. L’intéressé, qui comparaissait détenu, avait pour sa part reconnu les violences tout en contestant leur lien causal avec la mort. L’avocat général avait requis une peine de onze ans d’emprisonnement, soulignant la gravité des actes commis.

Un second prévenu, Kenny A., âgé de 27 ans, a écopé de trente mois d’emprisonnement, dont quinze avec sursis, pour violences en réunion. Les magistrats ont retenu sa participation limitée à une première série de coups. Ayant déjà purgé une partie de sa peine en détention provisoire, il a pu quitter le tribunal libre.

L’instruction avait établi que Jérémie Cohen, en situation de handicap psychique, avait subi des agressions sur deux lieux distincts au cours de la même soirée. C’est en tentant d’échapper à ses agresseurs qu’il a été heurté mortellement par une voiture. L’enquête, initialement classée comme un accident de la circulation, avait été rouverte grâce à la mobilisation de la famille. Celle-ci avait obtenu une vidéo, filmée par un touriste, qui capturait la seconde scène de violences et la collision survenant quelques secondes plus tard.

Au cours des débats, le parquet a écarté les motivations initialement avancées par la défense, qualifiant l’acte de lynchage collectif ayant dégénéré. Les avocats des accusés avaient plaidé une réaction disproportionnée à un comportement attribué à la victime, des allégations jugées non corroborées par l’accusation. La défense avait également invité la cour à ne pas tenir compte de la médiatisation importante de ce dossier et de ses possibles instrumentalisations politiques.

Les conseils des parties civiles avaient pour leur part dénoncé des violences injustifiées. Après plusieurs jours d’audience, la cour a finalement rendu sa décision, mettant un terme judiciaire à une affaire dont les échos avaient largement dépassé le prétoire.

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