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Deux vandales condamnés pour l’abattage d’un symbole naturel britannique

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L’émotion reste vive après la destruction du mythique Sycamore Gap, un arbre centenaire qui avait marqué les paysages et les esprits.

La justice britannique a rendu son verdict dans l’affaire de l’abattage du Sycamore Gap, un érable sycomore emblématique situé près du mur d’Hadrien. Deux hommes, Daniel Graham et Adam Carruthers, ont été reconnus coupables d’avoir scié cet arbre classé parmi les plus photographiés d’Angleterre. Leur geste, commis en septembre 2023, avait suscité une vague d’indignation bien au-delà des frontières du Royaume-Uni.

Âgés de 31 et 38 ans, les deux complices s’étaient rendus sur les lieux de nuit, équipés d’une tronçonneuse. Après avoir parcouru une quarantaine de minutes en voiture puis marché dans l’obscurité, l’un d’eux avait filmé l’autre en train de couper l’arbre, avant de conserver un fragment du tronc comme trophée. Leur acte avait également endommagé une section du mur d’Hadrien, vestige romain classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Lors du procès, les accusés ont minimisé leur responsabilité, se rejetant mutuellement la faute. L’un d’eux avait même déclaré ne pas comprendre l’émoi provoqué par cette destruction, qualifiant l’arbre de « simple végétal ». Pourtant, le Sycamore Gap, apparu dans le film *Robin des Bois : Prince des voleurs* en 1991, incarnait un lieu de mémoire pour de nombreux Britanniques, servant de cadre à des mariages, des pèlerinages ou des randonnées.

Aujourd’hui, des signes de renaissance émergent. Des pousses ont été observées sur la souche restante, tandis que 49 jeunes plants, issus des graines récoltées, seront prochainement replantés dans des lieux publics. Une partie du tronc a également été transformée en une installation artistique interactive, permettant aux visiteurs de se recueillir symboliquement.

Cette affaire rappelle la valeur patrimoniale des paysages naturels et l’impact profond que leur disparition peut avoir sur une communauté. La condamnation des deux hommes, qui encourent jusqu’à dix ans de prison, marque un tournant judiciaire dans la protection du patrimoine environnemental.

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