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Deux millions de Français rejettent la loi sur les pesticides

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Une mobilisation historique contre le texte Duplomb-Menonville cristallise les oppositions, tandis que le gouvernement se retrouve sous pression.

La pétition demandant l’abrogation de la loi autorisant sous conditions le retour d’un pesticide interdit depuis 2018 a franchi un cap symbolique. Avec plus de deux millions de signatures recueillies sur le site de l’Assemblée nationale, cette initiative citoyenne devient la plus soutenue jamais enregistrée sur la plateforme officielle. Un tel engouement ouvre la voie à un débat dans l’hémicycle, bien que celui-ci ne puisse à lui seul remettre en cause le texte déjà voté.

Portée par une étudiante de 23 ans, la démarche a bénéficié d’un relais massif sur les réseaux sociaux, soutenue par des figures publiques et des organisations écologistes. Les signataires réclament non seulement l’annulation de la loi, mais aussi une révision démocratique de son processus d’adoption, jugé insuffisamment consultatif. Un récent sondage révèle que 61 % des Français y sont hostiles, tandis que 64 % souhaitent que le chef de l’État ne promulgue pas le texte en l’état.

Au cœur des critiques, la disposition permettant la réautorisation de l’acétamipride, un insecticide interdit en France mais toléré dans l’Union européenne. Les producteurs de betteraves et de noisettes, confrontés à des ravageurs sans solution alternative, plaident pour son usage. À l’inverse, les apiculteurs dénoncent un produit nocif pour les pollinisateurs, et des incertitudes persistent quant à ses effets sur la santé humaine.

Adopté après un parcours législatif mouvementé, le texte est désormais suspendu à l’examen du Conseil constitutionnel, dont la décision est attendue début août. Le président de la République devra alors trancher entre promulgation ou renvoi devant les parlementaires, sous la pression croissante d’une opinion publique majoritairement défavorable.

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