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Deux anciens Premiers ministres réunis pour une candidature parisienne

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Dans un moment d’union affichée, Gabriel Attal et Édouard Philippe ont apporté leur soutien à Pierre-Yves Bournazel pour les élections municipales, esquissant une alliance de circonstance avant des ambitions nationales distinctes.

La scène avait une portée symbolique forte. Ce lundi soir au Cirque d’Hiver, Gabriel Attal et Édouard Philippe, deux figures majeures de la majorité présidentielle, se sont retrouvés côte à côte pour soutenir la candidature de Pierre-Yves Bournazel aux prochaines élections municipales parisiennes. Devant un public de 1 500 personnes, les anciens Premiers ministres, dont les trajectoires politiques sont scrutées en vue de la prochaine échéance présidentielle, ont momentanément mis de côté leurs rivalités potentielles. Ils ont uni leurs voix derrière celui qui se présente comme une alternative apaisée face aux favoris de la campagne, le socialiste Emmanuel Grégoire et la candidate des Républicains, Rachida Dati.

Le candidat, porté par une double investiture de Renaissance et d’Horizons, a salué ce soutien comme le signe d’une « union sacrée pour Paris ». Reprenant une formule historique, il a évoqué une « force tranquille et déterminée » pour mener ce qu’il présente comme un projet de renouveau pour la capitale. L’objectif affiché est de dessiner une troisième voie, capable de rassembler au-delà des clivages traditionnels.

Dans son allocution, Gabriel Attal a insisté sur la nécessité d’une alternance à Paris, tout en prenant soin de nuancer son propos. Il a distingué le bilan de la maire sortante, Anne Hidalgo, qu’il a critiqué, de l’héritage de son prédécesseur socialiste, Bertrand Delanoë, pour lequel il a exprimé un soutien assumé. Cette prise de position a suscité une certaine surprise dans l’assistance.

De son côté, Édouard Philippe a préféré se référer à l’ancien maire Jacques Chirac comme modèle pour la capitale. Il a surtout mis en avant les qualités personnelles de Pierre-Yves Bournazel, le dépeignant comme un rassembleur « intelligent, visionnaire et raisonnable ». Tout en partageant l’appel à l’alternance lancé par son prédécesseur à Matignon, le fondateur d’Horizons a tenu à recentrer le débat sur l’enjeu municipal. Avec une pointe d’ironie, il a fustigé les commentaires qu’il juge superflus sur les stratégies politiques nationales, affirmant que ces considérations lassaient avant tout les électeurs.

Cette démonstration d’unité, bien accueillie par les partisans présents, masque mal les ambitions divergentes des deux hommes à l’échelle nationale. Leur présence conjointe illustre cependant une volonté commune de peser sur le scrutin parisien et d’y promouvoir un candidat qui incarne, selon eux, un projet de rassemblement et de renouveau. La campagne municipale sert ainsi de cadre à une alliance tactique, avant que les chemins ne soient susceptibles de diverger sur la scène présidentielle.

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