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Des villages de l’Est français privés d’eau potable à cause des PFAS

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Des milliers d’habitants contraints de renoncer à l’eau courante en raison d’une contamination persistante aux substances chimiques.

Seize communes situées entre les Ardennes et la Meuse font face à une situation inédite depuis début juillet. Les autorités préfectorales ont interdit la consommation d’eau du robinet après la détection de concentrations anormalement élevées de PFAS, ces composés chimiques réputés pour leur persistance dans l’environnement. Près de 3 500 personnes sont concernées par cette mesure, qui bouleverse leur quotidien.

Les analyses révèlent des taux dépassant jusqu’à vingt-sept fois les seuils réglementaires dans certaines localités. À Haraucourt, les habitants se sont organisés pour substituer intégralement l’eau courante par des bouteilles, y compris pour des usages culinaires. Un résident témoigne des précautions drastiques prises par sa famille, évoquant des craintes pour leur santé face à ces polluants aux effets encore mal évalués.

Les municipalités, en première ligne, tentent d’atténuer l’impact financier pour leurs administrés. Certaines ont mis en place des systèmes de remboursement partiel des achats d’eau minérale, avec des budgets atteignant plusieurs dizaines de milliers d’euros pour six mois. Les élus locaux soulignent l’absence de solutions immédiates et la complexité d’un éventuel raccordement à d’autres réseaux, faute de moyens.

Alors que la durée de l’interdiction reste indéterminée, les questions sur l’origine de la pollution et les responsabilités demeurent en suspens. Cette crise met en lumière les défis sanitaires et logistiques posés par les PFAS, dont la présence est désormais cartographiée au niveau national.

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