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Des peines sévères requises pour des sévices infligés à des adolescents sur un point de vente de stupéfiants
Le parquet a demandé jusqu’à dix-huit années de réclusion criminelle contre six individus jugés pour des actes d’une extrême violence. Les faits, survenus dans un quartier nord de Marseille, mettent en lumière des méthodes d’asservissement au sein d’un réseau de trafic.
L’audience, qui s’est tenue ce mercredi, a été marquée par la gravité des faits reprochés. Le ministère public a requis des condamnations allant jusqu’à dix-huit ans d’emprisonnement contre six hommes, présentés comme les membres d’un réseau de trafic de stupéfiants. Ils sont accusés d’avoir soumis deux jeunes gens, alors âgés de seize ans et en situation de fugue, à des séquestrations et à des violences répétées durant plusieurs jours au début de l’année 2022.
Les deux adolescents, après s’être présentés sur un lieu de vente de produits illicites, auraient été retenus contre leur gré et frappés à de multiples reprises. Les violences physiques, infligées à l’aide de divers objets, se seraient accompagnées d’humiliations filmées. L’un des jeunes hommes a également rapporté avoir subi des agressions sexuelles. L’avocat général a souligné la vulnérabilité des victimes et la difficulté pour elles de relater de tels événements.
Les méthodes employées, selon les réquisitions, relevaient d’un système visant à obtenir une main-d’œuvre contrainte. Les prévenus auraient inventé des dettes fictives liées à la marchandise ou à la comptabilité pour justifier l’exploitation des jeunes gens. L’identification des accusés par l’une des victimes, désignés lors de confrontations, a été décrite comme fiable par le magistrat, qui a estimé que la hiérarchie observée dans les faits correspondait à celle du trafic.
Les peines requises varient en fonction des rôles attribués à chacun. Les sentences les plus lourdes ont été demandées contre deux frères, considérés comme les responsables du point de vente. L’un d’eux est notamment pointé du doigt pour son implication directe dans les agressions sexuelles. Un local, une cave, a été qualifié par l’accusation de lieu où se déroulaient les sévices. Des photographies retrouvées sur un téléphone laissent supposer que d’autres personnes auraient pu subir des traitements similaires.
Parmi les autres prévenus, les réquisitions vont de huit à seize ans de réclusion. Les déclarations des accusés divergent sensiblement des témoignages. L’un d’eux, se présentant comme un simple coursier, a reconnu avoir porté quelques coups sous la contrainte, affirmant par ailleurs avoir surveillé les adolescents pour empêcher un geste désespéré. Un autre, qui se disait guetteur, a admis avoir tenté de les retenir lorsqu’ils ont sauté d’une certaine hauteur pour échapper à leurs geôliers, causant une fracture à l’un d’eux.
Un seul des six hommes comparaissait libre. Il a contesté son identification par la victime principale, affirmant être confondu avec une autre personne tout en refusant de nommer celle-ci. Le verdict de la cour d’assises est attendu dans la journée de jeudi.
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