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Des milliers de Français marchent pour la police nationale

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En réponse à l’appel du syndicat Alliance, une mobilisation citoyenne d’ampleur a rassemblé des forces de l’ordre et des civils dans plusieurs villes de France ce samedi, pour alerter sur les conditions d’exercice du métier.

Plusieurs cortèges ont parcouru les artères d’une vingtaine de villes françaises. À Paris, le défilé s’est étiré de la Bastille à la Nation, rythmé par des sifflets, des fumigènes et des chants de La Marseillaise. Les organisateurs ont annoncé un total de quarante-cinq mille participants sur l’ensemble du territoire, un chiffre que les autorités n’ont pas confirmé. Selon le syndicat à l’origine du mouvement, la capitale aurait rassemblé entre quinze et vingt mille personnes, tandis que Toulouse, Lyon, Lille et Marseille comptaient respectivement un millier, mille cinq cents, quatre cents et quatre cents manifestants.

Les pancartes brandies par les participants exprimaient un soutien sans équivoque aux forces de l’ordre, avec des slogans tels que « Sans police, c’est le chaos » ou « Tous les flics sont des héros ». La mobilisation visait à dénoncer ce que les syndicats qualifient de carences structurelles. Les représentants d’Alliance Police nationale et de Synergie officiers ont pointé du doigt des locaux vétustes, un parc automobile vieillissant, un déficit en effectifs et des moyens technologiques jugés inadaptés face à une délinquance perçue comme plus violente.

La manifestation a attiré un large éventail de participants, allant des professionnels en uniforme à des citoyens venus exprimer leur solidarité. Un retraité toulousain de soixante-quatorze ans expliquait ainsi sa présence par la volonté de « faire masse » en faveur des policiers. Un informaticien de la région parisienne évoquait, quant à lui, le soutien au « combat contre l’insécurité et l’impunité ».

L’événement a également pris une dimension politique notable. Plusieurs figures de la droite et de l’extrême droite ont pris part aux défilés. À Paris, on pouvait apercevoir des candidats aux municipales ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal. À Nice, le maire sortant et son principal rival ont défilé presque côte à côte. La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a pour sa part déploré depuis la Moselle des « conditions problématiques sur le plan sanitaire » pour certains policiers, tout en reconnaissant des efforts budgétaires récents.

Le ministre de l’Intérieur, invité par le syndicat, n’a pas participé à la marche, invoquant son devoir de neutralité. Son cabinet rappelle que depuis 2017, douze mille cinq cents emplois ont été créés dans les forces de sécurité intérieure, que les crédits immobiliers ont été significativement augmentés et que dix-neuf mille véhicules ont été renouvelés. Le secrétaire général d’Alliance, à l’origine de cet appel, souhaitait avant tout provoquer une « prise de conscience » sur une situation qu’il estime critique, affirmant que la police nationale « ne peut plus faire son métier dans des conditions normales ».

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