Économie
Des éponges marines, nouveau pilier économique pour les femmes de Zanzibar
Dans les eaux turquoise de l’archipel tanzanien, des cultivatrices ont transformé une ressource marine en une activité génératrice de revenus, offrant une alternative durable aux métiers traditionnels fragilisés par les bouleversements environnementaux.
Chaque matin, des femmes équipées de robes traditionnelles marchent dans les eaux peu profondes de Jambiani pour entretenir leurs cultures d’éponges marines. Cette pratique représente désormais une source de revenus essentielle pour ces habitantes, confrontées à la dégradation des écosystèmes marins qui affectait précédemment leurs activités. Le réchauffement des océans, associé à la pression de la pêche et aux pollutions diverses, avait en effet compromis la culture des algues, autrefois pilier économique local.
Le projet, initié par une organisation non gouvernementale helvétique spécialisée dans les cultures marines, a introduit l’élevage d’éponges comme alternative viable. Ces organismes marins, utilisés dans les produits de soin biologique pour leurs propriétés exfoliantes, présentent l’avantage de prospérer dans des eaux plus chaudes. Depuis le rivage, leur présence est signalée par des alignements de bâtons émergeant de la surface, supportant des rangées d’éponges en croissance.
Pour Nasiri Hassan Haji, quinquagénaire mère de quatre enfants, cette découverte a marqué un tournant décisif. Après avoir pratiqué pendant des années la culture d’algues, activité qu’elle décrit comme physiquement exigeante et faiblement rémunératrice, elle s’est lancée dans cette nouvelle voie il y a une décennie. Le programme expérimental initial, ciblant particulièrement des veuves de la région, visait à évaluer la viabilité économique de cette production dans un archipel où plus du quart de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Le marché des éponges naturelles connaît une expansion régulière, porté par la demande croissante en produits écologiques. Certains spécimens atteignent des valeurs marchandes significatives, permettant à des exploitations de taille modeste de générer des revenus substantiels. Le témoignage de Shemsa Abbasi Suleiman, ayant pu financer la construction de sa maison grâce à cette activité, illustre l’impact socioéconomique de cette initiative.
L’adhésion collective s’est concrétisée par la création d’une coopétrative, bien que le parcours n’ait pas été exempt d’obstacles. L’appréhension initiale, notamment liée à la maîtrise de la natation, a nécessité la mise en place de formations adaptées. Au-delà des retombées économiques, cette activité présente des avantages environnementaux notables. Les recherches scientifiques indiquent que les structures squelettiques des éponges participent à la séquestration du carbone dans les écosystèmes coralliens, tandis que leur nature poreuse contribue à la filtration et à l’épuration naturelle des eaux marines.
Cette dimension écologique revêt une importance particulière dans un contexte où les récifs coralliens, abritant le quart de la biodiversité marine mondiale, font face à des menaces croissantes. Pour les femmes de Zanzibar, l’élevage d’éponges marines constitue ainsi une double réussite, combinant autonomie financière et préservation de leur environnement maritime.
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