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Des citoyens indiens exigent un air respirable à New Delhi

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Des dizaines de manifestants ont défilé dans la capitale indienne pour réclamer des actions concrètes contre la dégradation chronique de la qualité de l’air, un fléau sanitaire qui persiste année après année.

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche près de la Porte de l’Inde, un monument emblématique de New Delhi, pour exprimer leur inquiétude face à la pollution atmosphérique. Les participants, dont de nombreux parents accompagnés de leurs enfants, arboraient des masques de protection et brandissaient des pancartes manuscrites. L’une d’entre elles portait cette phrase éloquente « Cela me manque de respirer ».

Une mère de famille, Namrata Yadav, a expliqué sa présence par son refus de devenir « une réfugiée climatique ». Comme elle, de nombreux manifestants ont souligné l’urgence d’une réponse gouvernementale plus ferme. Une avocate présente sur les lieux a fait part de son exaspération devant l’absence de solutions durables, appelant à faire pression sur les autorités pour qu’elles prennent enfin la mesure du problème.

Les capteurs ont enregistré un indice de particules fines PM 2,5 avoisinant les 200 microgrammes par mètre cube en soirée, dépassant de plus de treize fois les recommandations sanitaires internationales. Ces poussières microscopiques, capables de pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire et le système cardiovasculaire, représentent un danger sanitaire majeur pour les trente millions d’habitants de l’agglomération delhie.

Une étude médicale récente rappelait que la pollution de l’air avait provoqué le décès de 3,8 millions de personnes en Inde sur la dernière décennie. Chaque hiver, la mégapole est enveloppée d’un brouillard toxique, résultat combiné des émissions industrielles, du trafic automobile et des brûlis agricoles environnants. Les concentrations de polluants atteignent parfois soixante fois les seuils considérés comme acceptables.

Les mesures ponctuelles mises en œuvre par les administrations – restrictions limitées de circulation, épandage d’eau pour fixer les poussières, ou même une récente tentative infructueuse de provoquer des précipitations artificielles – n’ont pas apporté d’amélioration sensible. Une jeune femme, souhaitant garder l’anonymat, a résumé l’état d’esprit général en déclarant que « la pollution nous tue » et en déplorant l’absence de politique globale.

En fin de manifestation, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser le rassemblement, confisquant plusieurs banderoles. Sur l’une d’elles, à demi déchirée, on pouvait encore lire un message simple et poignant « Je veux juste respirer ».

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