Monde
Couvre-feu à Dar es Salam face aux tensions électorales
La principale métropole tanzanienne connaît des restrictions de circulation après des manifestations contestant le processus électoral, marqué par la disqualification des principaux partis d’opposition.
Un couvre-feu a été instauré mercredi soir dans la capitale économique tanzanienne, Dar es Salam, suite à des rassemblements hostiles au gouvernement. Ces mouvements de protestation interviennent le jour du scrutin présidentiel et législatif, dont les principaux partis d’opposition ont été exclus. Le chef de la police nationale a annoncé que les habitants devraient regagner leurs domiciles dès 18 heures locales, avec déploiement conjoint des forces de l’ordre et de l’armée dans les artères de la ville.
Des incidents ont éclaté dans le centre-ville, où un poste de police a été incendié sur l’axe menant au port. Des jeunes gens ont lancé des slogans réclamant le changement politique tandis que les forces de sécurité peinaient à contenir la foule. Des tirs ont été entendus après l’entrée en vigueur du couvre-feu, et des manifestants ont incendié des pneus et endommagé des supports de campagne électorale de la présidente sortante. Aucune information n’a filtré concernant d’éventuelles victimes.
Samia Suluhu Hassan, première femme à diriger le pays après le décès de son prédécesseur en 2021, brigue un mandat complet. Initialement saluée pour avoir assoupli certaines mesures restrictives, la chef de l’État fait aujourd’hui face à des accusations de durcissement autoritaire. Alors que des soldats semblaient observer sans intervenir les rassemblements contestataires, des voix de l’opposition ont interprété cette attitude comme un soutien tacite au mouvement.
La communication a été perturbée par des restrictions d’accès à internet. Des images circulant sur les réseaux sociaux, non vérifiées indépendamment, montreraient des destructions de matériel électoral et des véhicules incendiés dans plusieurs villes du pays. Les bureaux de vote de Dar es Salam sont restés particulièrement déserts comparé aux scrutins précédents, avec une fermeture anticipée à 16 heures.
Le parti Chadema, principale formation d’opposition, a été exclu du processus électoral pour avoir refusé de parapher le code électoral, jugé insuffisamment réformateur. Son dirigeant, Tundu Lissu, est actuellement jugé pour des accusations de trahison. Le seul autre candidat crédible de l’opposition a également été écarté pour des motifs procéduraux.
Des organisations de défense des droits humains ont documenté une augmentation des arrestations arbitraires et des disparitions forcées dans la période précédant le scrutin. Le barreau du Tanganyika rapporte quatre-vingt-trois disparitions d’opposants depuis l’accession au pouvoir de l’actuelle présidente. Les observateurs notent que cette mobilisation, particulièrement portée par les jeunes générations, traduit une lassitude croissante face au climat politique.
L’archipel semi-autonome de Zanzibar, qui participe également à ce scrutin, connaît pour l’heure une situation plus calme, bien que les élections y aient régulièrement donné lieu à des violences par le passé.
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