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Coronavirus: les fortunes diverses des applications de traçage en Europe

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Censées contrer l’épidémie par un traçage automatique des cas contacts, les applications anti-Covid-19 ont rencontré à la fois des défis technologiques et une résistance de certains défenseurs de la vie privée. Tour d’horizon des initiatives européennes, et de leurs résultats mitigés.

– En Allemagne, « pas la panacée », mais un accueil assez positif

Lancée en juin, l’application de traçage allemande n’est « pas la panacée, mais un outil supplémentaire précieux pour détecter et interrompre les chaînes d’infection », avait déclaré le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert.

Dans un pays où le respect et le contrôle des données est primordial pour les citoyens, l’application a dans l’ensemble été plutôt bien accueillie, y compris par les défenseurs de la protection des données tels que le Chaos Computer Club.

Au 1er septembre, elle avait été téléchargée 17,8 millions de fois (sur une population estimée de 83 millions de personnes) et début juillet, plusieurs centaines d’infections avaient été signalées par l’application.

– En Islande, les touristes suivis à la trace

Les téléchargements de l’application islandaise, qui plafonnaient peu après son lancement (environ 40% des Islandais l’utilisent, une proportion très forte), sont repartis à la hausse avec l’arrivée des touristes.

Ces derniers sont d’ailleurs encouragés à télécharger l’application, à la fois en raison de la fonctionnalité de suivi mais aussi parce qu’elle contient des liens vers de nombreux documents liés au Covid ou encore un chat en ligne.

Contrairement aux autres applications en vigueur en Europe, l’application islandaise permet de retracer les déplacements des individus lorsque des cas d’infection ou d’infection suspectée surviennent. Elle enregistre donc, avec la permission de l’utilisateur, la position GPS du téléphone.

– Au Portugal, l’appli pèche par son incompatibilité

Au Portugal, l’application de lutte contre le coronavirus n’a été lancée que début septembre et fait face à des critiques ciblées d’associations de défense des consommateurs sur « la possibilité d’une mauvaise utilisation des données personnelles » et le « rôle central » des géants du numérique dans la définition des protocoles de santé.

Par ailleurs, quelque 800.000 portables (sur quelque 10 millions de Portugais) ne peuvent installer l’application en raison d’incompatibilités de logiciels, ont alerté certains médias, dont certains craignent qu’elle se révèle « peu utile » au final.

– En France, le « flop »

L’application StopCovid lancée début juin par le gouvernement français n’avait été téléchargée que 2,3 millions de fois à la mi-août (sur une population de 67 millions d’habitants). Elle n’avait permis de notifier que 72 contacts à risque alors que 1.169 utilisateurs s’étaient déclarés positifs.

Basée sur un protocole dit « centralisé » et de ce fait incompatible avec la plupart des applications de traçage européennes – qui sont elles « décentralisées », la technologie favorisée par Google et Apple – StopCovid a été très critiquée par des spécialistes de l’informatique qui estimaient qu’elle n’était pas suffisamment utile au regard des risques pour la protection des données.

Début septembre, le gendarme français de la vie privée a cependant mis fin à la procédure qu’il avait initiée contre le gouvernement, estimant que les manquements constatés début juillet « avaient cessé ».

– Bonne réception en Suisse et en Italie

L’appli SwissCovid, développée notamment par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, à l’origine du protocole décentralisé utilisé dans la majorité des applications de traçage contre le coronavirus, a été lancée en test dès le 25 mai.

Près de 1,6 million de Suisses l’utilisent désormais activement, et l’application a été téléchargée au total 2,3 millions de fois, sur une population de 8,5 millions. Début septembre, une moyenne de 56 codes signalant une infection était enregistrée chaque jour via l’application, qui n’a pas suscité d’hostilité particulière.

En Italie, l’application Immuni a été téléchargée 5,4 millions de fois, soit 14% des utilisateurs potentiels (sont exclus les moins de 14 ans et ceux ne disposant pas d’un téléphone portable). 155 utilisateurs se sont déclarés positifs du 1er juin au 31 août, selon des données officielles.

– Faux départs de la Norvège et du Royaume-Uni

En juin, les autorités sanitaires norvégiennes ont suspendu l’application développée localement après que l’organisme national de protection des données leur a demandé de revoir leur copie, jugeant l’outil trop intrusif.

Les autorités planchent depuis sur une nouvelle solution qu’ils espèrent lancer avant Noël, en n’excluant pas de recourir aux technologies offertes par Google et/ou Apple.

Le Royaume-Uni a quant à lui effectué mi-juin une complète volte-face, abandonnant une première version de l’application, basée sur une solution « centralisée » et jugée inefficace.

Le gouvernement, qui a attribué son échec aux restrictions imposées par Apple sur son téléphone, a depuis décidé d’adopter l’approche « décentralisée » mais pour l’instant, aucune application de traçage n’est disponible auprès du grand public dans la plupart du Royaume-Uni. La province d’Irlande du Nord dispose toutefois de sa propre application, lancée le 31 juillet et qui avait été téléchargée plus de 300.000 fois au 26 août.

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La pandémie est toujours une urgence internationale selon l’OMS

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La pandémie est toujours une urgence internationale selon l'OMS

Ce niveau d’alerte est maintenu, trois ans jour pour jour après que l’OMS ait déclaré la maladie en tant qu’urgence de santé publique de portée internationale

L’Organisation mondiale de la santé a décidé de maintenir son niveau d’alerte maximal sur la pandémie de Covid-19, trois ans jour pour jour après avoir déclaré la maladie en tant qu’urgence de santé publique de portée internationale.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a suivi les recommandations du Comité d’urgence sur le Covid-19, des experts qui se réunissaient pour la 14ème fois vendredi, selon un communiqué. Le docteur Tedros avait déjà fait savoir qu’il jugeait prématurée la levée du niveau d’alerte le plus élevé.

Selon le tableau de bord de l’OMS, la maladie avait officiellement fait 6.804.491 morts au 27 janvier, mais l’OMS comme les experts s’accordent à dire que le nombre de morts est beaucoup plus élevé. L’OMS comptait 752.517.552 personnes infectées, là aussi un nombre très inférieur à la réalité, d’autant qu’avec la chute des tests, les nouveaux cas sont loin d’être toujours enregistrés.

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Covid-19 en Chine : Emmanuel Macron demande des mesures adaptées à la protection des Français

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Alors que la Chine a décidé de mettre fin à la politique «zéro Covid», suscitant l’inquiétude de plusieurs pays, le président de la République Emmanuel Macron a demandé des mesures adaptées de protection des Français.

L’inquiétude monte d’un cran. Emmanuel Macron a «demandé des mesures adaptées de protection» des Français au gouvernement, qui assure mercredi «suivre très attentivement l’évolution de la situation en Chine», confrontée à une explosion des cas de Covid.

Au gouvernement, «le ministère de la Santé et de la prévention suit très attentivement l’évolution de la situation en Chine», a-t-il indiqué.

«Il est prêt à étudier toutes les mesures utiles qui pourraient être mises en œuvre en conséquence, en lien avec les partenaires européens de la France, et dans le cadre juridique qui existe aujourd’hui», a-t-il ajouté.

Depuis le 1er août 2022 et l’adoption de la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, peu importe le pays ou la zone de provenance.

Ce texte laisse cependant la possibilité au gouvernement d’imposer, jusqu’au 31 janvier, la présentation d’un test négatif avant l’entrée sur le territoire pour les personnes de plus de 12 ans «en cas d’apparition et de circulation d’un nouveau variant de la Covid-19 susceptible de constituer une menace sanitaire grave».

Des mesures de protection appliquées dans plusieurs pays

La fin brutale ce mois-ci de la politique du «zéro Covid» en Chine a suscité l’inquiétude de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, qui envisagent aussi des restrictions d’entrée pour les voyageurs chinois, alors que la Chine fait face à la plus importante vague de contaminations au monde, amplifiée par l’apparition de nouveaux variants.

L’Italie a décidé d’imposer des tests obligatoires à tous les voyageurs venant de Chine, confrontée à une explosion des cas de Covid, a annoncé mercredi le ministre italien de la Santé.
Le Japon va d’ailleurs rétablir à partir de vendredi les tests PCR obligatoires pour les voyageurs provenant de Chine continentale.

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Covid-19 : seuls 40% des plus de 70 ans ont reçu un nouveau rappel de vaccin.

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Covid-19 : seuls 40% des plus de 70 ans ont reçu un nouveau rappel de vaccin.

Brigitte Autran, à la tête du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires, a également exhorté les Français à se faire vacciner contre la grippe.

La majorité des personnes âgées n’est pas à jour. Seuls 40% des plus de 70 ans ont reçu un nouveau rappel de vaccin contre le Covid-19, un taux « très insuffisant », a estimé mardi 27 décembre l’immunologue Brigitte Autran, présidente du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (Covars) sur RMC.

« Nous sommes en train de passer le pic » de la nouvelle vague épidémique, néanmoins en France il y a encore « entre 135 à 150 morts par jour du Covid », une maladie « toujours grave, particulièrement grave chez les personnes qui n’ont pas été vaccinées (ou) qui n’ont pas eu leur rappel », a martelé l’immunologue. Selon les derniers chiffres des autorités sanitaires, la vague actuelle de Covid-19 en France est en train de ralentir en matière de contaminations comme désormais d’hospitalisations.

« On aimerait que ce soit presque 100% »

Rappelant que la vaccination permet de diminuer la gravité de la maladie, Brigitte Autran a déclaré qu’on « arrive maintenant à 4,5 millions de vaccinations depuis le 3 octobre », date de début de la dernière campagne de rappel. « Avec cette nouvelle campagne de vaccination, on estime qu’environ 40% des plus de 70 ans a eu un rappel, c’est très insuffisant, on aimerait que ce soit presque 100%. Je rappelle que c’est recommandé à partir de 60 ans et ouvert à tout le monde », a-t-elle dit. « On a progressé, mais ce qui est vraiment problématique c’est dans les Ehpad où le taux de vaccination est insuffisant », a-t-elle ajouté.

Elle a aussi exhorté les Français à se faire vacciner contre la grippe, qui est « en train de monter de façon très importante ». Actuellement, « seuls 22% de personnels » sont vaccinés, « c’est vraiment très dommage », a-t-elle regretté.

Une fin de pandémie en 2023 très incertaine 

Mme Autran a par ailleurs exprimé des craintes sur les conséquences du rebond de l’épidémie de Covid en Chine en termes d’approvisionnements en médicaments. « Cette vague (de Covid en Chine) n’était pas prévue et risque de déséquilibrer de façon importante les stocks de médicaments et d’antibiotiques », a-t-elle souligné.

Interrogée sur l’hypothèse d’une fin de la pandémie en 2023, l’immunologue s’est montrée très réservée. « On l’espère tous, mais on sait que la Covid de toute façon va rester, elle reviendra périodiquement. On espère tous qu’elle sera de moins en moins sévère grâce à la vaccination. Mais pour l’instant on n’a pas encore de pronostic très fiable », a-t-elle déclaré

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