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Corée du Sud : l’invasion de « lovebugs », un fléau climatique qui colle à la peau

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Des nuées de mouches noircissent les paysages sud-coréens, conséquence directe du réchauffement climatique. Ces insectes inoffensifs mais envahissants transforment le quotidien en cauchemar.

Les montagnes, les rues et les commerces de Corée du Sud subissent une invasion sans précédent de mouches surnommées « lovebugs ». Ces bibions, reconnaissables à leur vol en couple, prolifèrent à une vitesse alarmante, recouvrant tout sur leur passage. Leur présence massive, favorisée par la hausse des températures, pose un problème sanitaire et esthétique, laissant derrière eux des amas de cadavres nauséabonds.

Originaires d’Asie du Sud-Est, ces insectes ont trouvé en Corée un terrain propice à leur expansion. Les scientifiques attribuent cette colonisation au dérèglement climatique, qui modifie les écosystèmes locaux. « Les conditions météorologiques actuelles reproduisent celles de leur habitat d’origine, leur permettant de s’adapter et de se multiplier », explique un spécialiste. Les municipalités sont submergées de plaintes, tandis que les réseaux sociaux relayent des scènes surréalistes : des nuées obscurcissant le ciel, des pièges collants saturés en quelques heures, ou encore des influenceurs se filmant sous une pluie d’insectes.

L’impact sur la vie quotidienne est tangible. Les marchés alimentaires doivent redoubler de vigilance pour protéger leurs produits, et les randonneurs évitent désormais certains sentiers. Pire, la décomposition des cadavres engendre des odeurs insupportables et des risques d’insalubrité. Malgré tout, les autorités rappellent que ces mouches participent à la décomposition des végétaux, un rôle écologique non négligeable.

Cette situation pourrait n’être qu’un avant-goût des bouleversements à venir. Avec l’accélération du réchauffement, d’autres espèces invasives, potentiellement plus dangereuses, pourraient faire leur apparition. « Nos enfants hériteront d’un monde bien plus hostile si nous n’agissons pas », s’alarme un jeune habitant, contemplant un paysage défiguré par ce phénomène. Une réalité qui, loin de s’envoler, colle désormais à la peau de la société sud-coréenne.

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