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Columbia cède sous la pression de Washington et s’engage à verser 221 millions de dollars

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L’université new-yorkaise a conclu un accord financier avec l’administration fédérale, mettant fin à des mois de tensions sur fond de controverse autour des manifestations pro-palestiniennes.

L’établissement prestigieux a annoncé mercredi le versement de 200 millions de dollars sur trois ans au gouvernement américain, ainsi qu’une contribution supplémentaire de 21 millions destinée à un organisme œuvrant pour l’égalité des chances. Cette décision intervient après le gel, au printemps dernier, de subventions fédérales cruciales pour la recherche, une mesure justifiée par la Maison Blanche comme une réponse à la gestion des mobilisations étudiantes contre la guerre à Gaza.

Dans un communiqué, Columbia a souligné que cet arrangement permettrait le rétablissement de la majorité des financements suspendus, tout en préservant son indépendance académique. L’université réaffirme ainsi son engagement à garantir un environnement sûr pour tous ses étudiants, rejetant les accusations d’antisémitisme tout en reconnaissant la nécessité d’apaiser les tensions politiques.

La ministre de l’Éducation a salué cet accord comme une victoire pour la transparence, insistant sur l’obligation des institutions bénéficiant de fonds publics de répondre de leurs actions. L’administration Trump, quant à elle, y voit une étape vers une réforme plus large de l’enseignement supérieur, visant notamment à revoir les politiques de diversité et les programmes relatifs au Moyen-Orient.

Cette issue contraste avec la posture d’autres universités, comme Harvard, qui a choisi de contester en justice les sanctions financières imposées par Washington. Alors que Columbia tente de tourner la page, les divisions persistent sur les campus, comme en témoigne l’accueil hostile réservé à sa présidente lors d’une récente cérémonie de remise de diplômes.

L’affaire illustre les défis auxquels sont confrontées les institutions académiques dans un climat politique polarisé, où les enjeux éducatifs se trouvent de plus en plus instrumentalisés.

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