Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Chats, chiots, dauphins: adoption définitive d’un texte emblématique contre la maltraitance

Article

le

chats,-chiots,-dauphins:-adoption-definitive-d’un-texte-emblematique-contre-la-maltraitance

La majorité en avait fait un cheval de bataille, au diapason des préoccupations de la société: le Parlement a adopté définitivement jeudi, via un ultime vote du Sénat quasi unanime, une proposition de loi contre la maltraitance animale.

Ce dernier vote a été acquis par 332 voix pour, une contre (celle de Nathalie Goulet, Union centriste) et dix abstentions.

Au menu figurent l’interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques et delphinariums, la fin de la vente de chiots et chatons en animalerie, et des peines durcies pour sévices ou abandon.

Il s’agit de « conforter le lien entre les animaux et les hommes », dans la lignée des législations sur les animaux depuis 1850.

La majorité LREM-Agir vante une nouvelle « étape historique du combat pour la cause animale », à l’unisson des associations de protection. Le Parti animaliste applaudit aussi, même s’il aurait souhaité aller plus loin.

« L’attente sociétale est grande », a relevé jeudi Marie-Christine Chauvin pour le groupe LR qui domine le Sénat.

« La condition animale n’est ni une lubie d’urbains en mal de nature ni une mode passagère mais un sujet auquel un nombre croissant de Français sont sensibles » et « irréversiblement politique », avait encore clamé mardi le co-auteur de la proposition de loi Loïc Dombreval (LREM), vétérinaire de profession, lors de sa dernière adoption à l’Assemblée.

Ce très large consensus dans les deux chambres a été obtenu moyennant la mise à l’écart de plusieurs sujets de fâcherie.

La proposition de loi ne s’attaque pas à « la maltraitance animale dans son ensemble », fustigent les députés Olivier Falorni (Libertés et territoires) et Bastien Lachaud (LFI), selon qui la chasse en particulier « aura été particulièrement cajolée » pendant ce quinquennat.

« Beaucoup reste à faire », notamment contre l’élevage industriel, ce qui nécessite « un changement de modèle agricole », a plaidé le sénateur écolo Daniel Salmon.

« Viendra inéluctablement le jour où (…) nous saurons débattre de questions délicates, comme certaines pratiques de chasse, comme la corrida, comme certaines pratiques d’élevage », veut croire M. Dombreval.

« Pas d’interdiction sans solution »

Son texte a cheminé près d’un an au Parlement et fait l’objet d’un accord entre les deux chambres.

Pour la rapporteure au Palais du Luxembourg Anne Chain-Larché (LR), il est « véritablement équilibré », remettant « à niveau la législation » française, à la traîne. « Le Sénat n’a pas lâché sur ses lignes rouges », afin notamment qu’il n’y ait « pas d’interdiction sans solution », a-t-elle fait valoir.

La palette de mesures vise d’abord les animaux de compagnie, « ni jouets, ni biens consommables », rappelle le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie.

Un Français sur deux en possède mais chaque année, quelque 100.000 bêtes sont abandonnées.

Pour éviter les achats impulsifs, un « certificat d’engagement et de connaissance » sera délivré avant toute acquisition.

La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024. La présentation des animaux dans les vitrines ne sera plus permise. La vente d’animaux en ligne sera mieux encadrée.

Au chapitre du renforcement des sanctions pénales, le fait de tuer volontairement un animal de compagnie sera un délit et non plus une simple contravention. Les personnes condamnées pour maltraitance devront suivre un stage de sensibilisation.

Principale pomme de discorde initiale, le devenir du millier d’animaux sauvages dans les 120 cirques itinérants actuels a fait l’objet d’un compromis. Il sera interdit de les présenter au public d’ici à deux ans, et de les détenir d’ici à sept ans.

« Comment on va faire pour nourrir nos animaux pendant sept ans et en même temps engager une reconversion, c’est impossible », rétorque William Kerwich, président du syndicat des capacitaires des animaux de cirque et de spectacle.

« Il s’agit d’une loi arbitraire car il n’y a pas de maltraitance animale dans nos cirques », affirme-t-il, en promettant une « mobilisation » de la profession lundi.

La détention de cétacés dans les delphinariums – 21 dauphins et 4 orques en France – sera quant à elle exclue dans un délai de cinq ans.

Le gouvernement sera au rendez-vous afin d' »aider cette transition », en vue de la reconversion des personnels et pour des solutions d’accueil pour les animaux, a promis la secrétaire d’État à la Biodiversité Bérangère Abba.

La présidente de la commission des Affaires économiques au Sénat, Sophie Primas, s’est fait l’écho de la colère des professionnels contre un texte élaboré « sans et parfois contre » eux. Un texte « parfois dogmatique pour être médiatique », a-t-elle lancé.

Politique

Politique – L1: après les violences, Darmanin promet des propositions « dans 15 jours »

Article

le

l1:-apres-les-violences,-darmanin-promet-des-propositions-« dans-15-jours »

Un groupe de travail et des pistes à creuser: des mesures pour la sécurité dans les stades seront proposées « dans quinze jours », a annoncé mardi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin après une réunion avec le football français, confronté à d’inquiétants incidents en série.

Qualifié d' »urgence absolue » par le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Vincent Labrune, le dossier a été repris en main par le gouvernement après de nouveaux débordements ce week-end, dont l’arrêt du match Lyon-Marseille pour un jet de bouteille en plastique sur un joueur.

« Nous avons convenu de travailler ensemble sur quatre sujets », a expliqué Gérald Darmanin qui a reçu à Beauvau les dirigeants du foot français, des présidents de clubs ainsi que les ministres de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et des Sports, Roxana Maracineanu.

Gérald Darmanin propose de travailler dans quatre directions pour résoudre ce problème sur lequel les pouvoirs publics butent depuis des années.

Il s’agit d’abord des interdictions de stade pour les supporters fautifs, et de « la question de la sécurisation elle-même des stades », a-t-il détaillé.

Le ministre a ensuite évoqué « la question de la sécurité privée » dans les stades: certains stadiers pourraient être mieux formés et le contrôle de l’accès au stade renforcé. « Enfin, la question sans doute la plus importante dimanche, le processus de décision de qui arrête un match » avec les rôles respectifs de l’arbitre, « essentiel » selon le ministre, et du préfet, « puisqu’il y a une question d’ordre public », a-t-il ajouté.

De son côté, Vincent Labrune a « remercié le gouvernement pour sa réactivité », affirmant que le football français « s’est présenté de façon unie, solidaire et déterminée ».

« Urgence absolue »

« C’est une urgence absolue, on a conscience de nos responsabilités », a-t-il affirmé.

Le débat sur la sécurité dans les stades de football n’est pas nouveau; ce qui l’est, c’est la fréquence des débordements.

Les dérapages ont commencé dès le mois d’août lors de Nice-OM (jets de projectiles, envahissement de terrain et bagarre générale) et se sont accumulés jusqu’à dimanche, conduisant le gouvernement à réagir.

« C’est bien, il fallait que le pouvoir réagisse et vite. Il faut marquer le coup pour arrêter ce cycle », analyse une source proche des instances du football français. « La prise en main du dossier à un niveau plus élevé, ça aura un impact parce que les supporters verront que tout le monde est aligné », espère un dirigeant du football français sous couvert d’anonymat.

La réponse sportive, tout comme judiciaire, n’a pas tardé.

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a sanctionné lundi Lyon d’un match à huis clos à titre conservatoire.

L’auteur du jet de la bouteille a été interpellé dès dimanche et le joueur visé, le capitaine marseillais Dimitri Payet, a porté plainte.

Une peine de six mois de prison ferme, assortie d’une interdiction de stade pendant cinq ans, a été requise mardi contre le mis en cause, âgé de 32 ans et jugé en comparution immédiate. Le tribunal devait rendre son jugement d’ici la fin de journée.

« Lois amplement suffisantes »

Manquait donc la riposte politique, après un semblant de réponse en septembre sous la forme d’une lettre ministérielle adressée à la LFP.

« Ca va être difficile de sortir dès maintenant des réponses concrètes », tempérait une source proche des arcanes du football français, anticipant les annonces de Gérald Darmanin.

Depuis plusieurs années, et notamment depuis 2016 et la loi Larrivé qui a renforcé le pouvoir des clubs au niveau du maintien de l’ordre dans leurs stades, la plupart des acteurs considèrent que l’arsenal législatif est suffisant.

« Les lois sont très nombreuses et amplement suffisantes. Le problème, c’est d’endiguer correctement le phénomène parce qu’il a tendance à se renouveler », estime Dominique Bodin, sociologue spécialiste des questions de violence dans les stades, enseignant-chercheur à Paris-Est Créteil.

Que peuvent donc faire de plus les autorités? « Ca se joue au niveau des clubs, plus vraiment au niveau du législateur », assure un spécialiste du maintien de l’ordre.

La question s’est posée d’ailleurs dimanche à propos des filets de sécurité qui auraient pu empêcher que des projectiles atteignent les joueurs quand ils vont tirer un corner.

Il n’y en a pas dans le stade de Lyon, alors que les clubs ont toute latitude pour en installer. Cela n’a pas empêché le président de l’OL Jean-Michel Aulas d’estimer que le stade était « hyper-sécurisé ».

Lire Plus

Coronavirus

Le premier ministre, Jean Castex positif au Covid-19

Article

le

Cas contact après qu’une de ses filles, âgée de 11 ans, a été reconnue atteinte, il s’était astreint à l’isolement lundi en fin de journée et avait conduit la réunion avec des élus de Guadeloupe par visioconférence.

Le premier ministre Jean Castex a été déclaré positif au Covid-19, lundi 22 novembre dans la soirée, et « son agenda sera aménagé ces prochains jours afin qu’il poursuive ses activités tout en étant à l’isolement » pendant dix jours. Cas contact après que l’une de ses filles âgée de 11 ans a été diagnostiquée positive, il s’était astreint à l’isolement en fin de journée et avait conduit une réunion avec des élus de Guadeloupe par visioconférence.

Le chef du gouvernement « a immédiatement pratiqué un test PCR, dont le résultat sera connu et communiqué dans la soirée », avait précisé Matignon. Il souffrait, lundi soir, de « légers symptômes », selon son entourage, notamment une « légère toux ».

Jean Castex s’était rendu dans la matinée à Bruxelles où il avait rencontré Alexander De Croo, son homologue belge. M. De Croo s’est mis en quarantaine après l’annonce du test positif de M. Castex, a annoncé dans la soirée son cabinet. Quatre autres membres du gouvernement belge, qui ont participé à la réunion franco-belge, « passeront également un test PCR et resteront en quarantaine jusqu’à ce que le résultat du test soit négatif ». Il s’agit des ministres Sophie Wilmès (affaires étrangères), Ludivine Dedonder (défense), Annelies Verlinden (intérieur) et Vincent Van Quickenborne (justice).

Jean Castex était, par ailleurs, accompagné des ministres des armées, Florence Parly, de l’intérieur, Gérald Darmanin, de la justice, Eric Dupond-Moretti, du secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, Clément Beaune. Le directeur général de la sécurité intérieure Nicolas Lerner, celui de la sécurité extérieure Bernard Emié, le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard, et le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme Laurent Nunez, faisaient également partie de la délégation lors de ce déplacement.

Cas contact à trois reprises

Jean Castex devait initialement recevoir à Matignon, lundi à 18 heures, une partie des élus de Guadeloupe, afin de leur permettre « d’exposer leur analyse de la situation sur place », entouré des ministres de l’intérieur, Gérald Darmanin, des outre-mer, Sébastien Lecornu, et de la santé, Olivier Véran.

Le chef du gouvernement, 56 ans, qui a reçu deux doses de vaccin au printemps, n’avait jusqu’alors jamais été diagnostiqué positif. Il avait toutefois déjà été cas contact au Covid-19 à trois reprises : en septembre 2020 lors du Tour de France après avoir partagé la voiture du directeur de la compétition, Christian Prudhomme, une seconde fois à la suite d’un dîner avec le président de la République Emmanuel Macron en décembre, puis en juin, après que l’épouse de M. Castex avait contracté la maladie.

Télécharger l’application Le Singulier > IOS (iPhone) > Android (Samsung)

Lire Plus

Politique

Politique: Dernière rencontre avant 2022 entre un Macron pugnace et des maires mécontents

Article

le

derniere-rencontre-avant-2022-entre-un-macron-pugnace-et-des-maires-mecontents

Face à des milliers de maires qui l’attendaient au tournant, Emmanuel Macron a défendu jeudi son bilan avec pugnacité, recueillant un accueil plus positif que par le passé malgré le réquisitoire des dirigeants de l’Association des maires de France.

D’entrée, le chef de l’Etat a pris le taureau par les cornes, en évoquant les crispations avec les maires qui ont marqué son quinquennat. « Il se peut qu’il y ait eu des malentendus au début, il se peut qu’il y ait eu des préjugés », a-t-il lancé lors d’un discours clôturant le congrès de l’AMF à Paris, un euphémisme qui a déclenché quelques rires et détendu l’atmosphère.

« J’assume de ne pas avoir été maire », a-t-il ajouté, répondant à un reproche récurrent. Avant de lancer en souriant : « Mais je ne suis par le seul président », « il se peut que le Général de Gaulle ait eu le même défaut ».

Avant son intervention, le nouveau président de l’AMF, le maire LR de Cannes David Lisnard, avait énuméré les points de désaccord dans un discours de près de deux heures.

Il a reproché au chef de l’Etat « l’extrême-centralisation » de ses décisions. « Combien de préfets -je me suis laissé dire parfois même des ministres- ont découvert les décisions en même temps que nous », a-t-il ironisé. Appelant à « un nouveau souffle de décentralisation », il a déroulé, sous les rires – y compris du président – le long catalogue des acronymes des lois et plans qui encadre les décisions locales.

Plus critique encore, le premier vice-président de l’AMF, le PS André Laignel, a lu une résolution sans concession du nouveau bureau. « Dialogue, négociation, confiance : est-ce trop demander ? Et pourtant c’est ce que nous n’avons pas pu avoir ces quatre dernières années ». « Espérons que la future mandature qui s’ouvrira en 2022 le permettra enfin. »

Attentif à renouer le dialogue à cinq mois de la présidentielle, le chef de l’Etat a pris soin, comme il l’avait fait la veille en recevant un millier de maires à l’Elysée devant un plantureux buffet, de louer leur action durant la crise sanitaire.

Il a rappelé ses heures de questions-réponses avec des maires durant le grand débat lors de la crise des « gilets jaunes ».

M. Macron a ensuite défendu ses choix, de la suppression de la taxe d’habitation aux actions en faveur des « coeurs de ville », assurant avoir préservé les ressources des communes, l’un de ses points de friction avec les dirigeants de l’AMF.

Débats « mortifères »

« La taxe d’habitation était un impôt pour les classes moyennes, mauvais pour les petites villes, injuste », a-t-il plaidé, quand David Lisnard a dénoncé sa suppression comme « la dernière étape de la déstabilisation totale de notre système de fiscalité locale ».

« Il faut avoir de la cohérence, si on appelle au respect et à la civilité il faut aller jusqu’au bout », s’est agacé le chef de l’Etat alors qu’un sifflet venait d’interrompre son discours, réminiscence des quolibets essuyés lors de son premier congrès de l’AMF en 2017.

M. Macron a aussi appelé à éviter les débats « mortifères » qui opposent l’Etat aux élus locaux. « L’Etat est un tout, il ne peut pas y avoir l’Etat face aux élus », a-t-il insisté.

Son discours a été finalement assez applaudi et le président est resté un long moment pour un bain de foule. Mais beaucoup d’édiles restaient sur leur faim.

« C’est davantage un plaidoyer pour un bilan que des réponses aux questions précises portées par nos mandants », a commenté Frédéric Pfliegersdoerffer, maire (sans étiquette) de Marckolsheim (Bas-Rhin).

Même opinion pour Jacky Marcheteau, maire de Saint-Etienne de Brillouet, pour qui « notre président est très performant dans ce genre d’exercice, mais il ne lâche pas grand-chose ». « Ca ne répond pas à des questions de fonds sur les relations entre l’Etat et les collectivités locales », a remarqué Anne Novello, adjointe au maire de Gattières (Alpes-Maritimes).

« Oui, on est écoutés par le gouvernement », s’est au contraire réjouie Caroline Cayeux, maire UDI de Beauvais, citant une augmentation des effectifs policiers dans sa ville.

Lire Plus

Les + Lus