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Politique

Bruno Retailleau se rend aux Antilles pour intensifier la lutte antidrogue

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Le ministre de l’Intérieur effectue une visite de trois jours en Martinique et en Guadeloupe afin de renforcer les dispositifs de sécurité face à une criminalité grandissante.

Le déplacement du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau aux Antilles françaises s’inscrit dans une stratégie gouvernementale de renforcement de la sécurité et de la lutte contre les trafics illicites. Cette visite, qui se déroule jusqu’à samedi, comprend plusieurs temps forts, dont des réunions opérationnelles et la signature d’accords destinés à améliorer les capacités de contrôle aux points d’entrée stratégiques.

Jeudi après-midi, une réunion de travail au Fort Saint-Louis à Fort-de-France a porté sur les enjeux sécuritaires régionaux, suivie d’une observation des opérations de surveillance maritime. Vendredi, une convention de financement a été signée avec le président de la Collectivité territoriale de Martinique pour l’acquisition de deux scanners millimétriques à l’aéroport de Fort-de-France. Ces équipements visent à améliorer la détection des stupéfiants, dans un contexte où les contrôles renforcés en Guyane ont déplacé une partie des trafics vers d’autres plates-formes aéroportuaires.

Samedi, en Guadeloupe, le ministre participera à une opération de contrôle intégral à l’aéroport et s’entretiendra avec les responsables locaux. Cette visite intervient dans un climat de préoccupation croissante face à l’ampleur de la criminalité liée au narcotrafic, qui s’accompagne d’une circulation massive d’armes et d’un nombre élevé d’homicides. Les territoires antillais occupent désormais les premiers rangs nationaux en matière d’atteintes à la vie humaine, reflétant une situation sécuritaire particulièrement dégradée.

Les autorités locales réclament depuis plusieurs mois des moyens supplémentaires et une réponse adaptée à l’urgence sécuritaire. Les Antilles constituent une zone de transit majeure pour les flux de cocaïne entre l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord et l’Europe, ce qui exige une coordination accrue des services de l’État et une modernisation des outils de contrôle.

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