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Biden délivre un appel passionné à limiter la vente de fusils d’assaut

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Joe Biden a appelé jeudi le Congrès américain à trouver une voie pour restreindre les ventes de fusils d’assaut et a fustigé, près de dix jours après le massacre de 19 enfants et deux enseignantes dans une école du Texas, les élus républicains qui s’y opposent.

« Combien d’autres carnages sommes-nous prêts à accepter? », a grondé le président américain, répétant, lors de cette adresse à la nation depuis la Maison Blanche, en avoir « assez » de ces fusillades à répétition qui endeuillent l’Amérique.

Derrière son pupitre se trouvaient 56 bougies représentant les victimes de ces massacres dans l’ensemble des Etats et territoires américains.

Après les fusillades de l’école primaire d’Uvalde, d’un supermarché de Buffalo et celle, mercredi, d’un hôpital de Tulsa, il a martelé que « trop d’endroits du quotidien (étaient) devenu des lieux de tuerie, des champs de bataille ».

Joe Biden a appelé à interdire au niveau national la vente de fusils d’assaut semi-automatiques, comme entre 1994 et 2004. Mais, conscient de la difficulté d’adopter une telle mesure au Congrès, où son parti ne possède qu’une très courte majorité, il a nuancé: « Nous devons au moins relever l’âge » légal minimum pour se procurer de telles armes, de 18 à 21 ans.

Il a également demandé l’interdiction des chargeurs à grande capacité, le renforcement des vérifications des antécédents judiciaires ou psychologiques des potentiels acheteurs et le vote d’un texte obligeant les particuliers à garder leurs armes sous clé.

« Depuis une vingtaine d’années, plus d’écoliers sont morts par armes à feu que le total de policiers et de soldats morts en service », a-t-il dit. « Réfléchissez-y. »

« Le second amendement » de la Constitution américaine, qui garantit le droit de posséder une arme, « n’est pas absolu », a estimé le président démocrate.

« Je soutiens l’action (…) d’un petit groupe de sénateurs républicains et démocrates qui cherchent à trouver une voie, mais mon Dieu, le fait que la majorité des républicains du Sénat ne veuillent qu’aucune de ces propositions ne soit ne serait-ce que débattue ou mise au vote, je trouve cela inadmissible », a-t-il fustigé.

« Nous ne pouvons pas trahir à nouveau le peuple américain », a-t-il poursuivi lors de ce discours de 17 minutes. « Il est temps que le Sénat fasse quelque chose. »

L’après Sandy Hook

« Merci, M. le président », a écrit sur Twitter le sénateur Chris Murphy.

« Nous devons faire quelque chose. Et nous le pouvons », a poursuivi cet élu du Connecticut qui, à jamais marqué par la fusillade de Sandy Hook (26 morts dont 20 enfants en 2012), pilote le groupe de discussion entre républicains et démocrates.

Tout le défi pour ce groupe est de trouver des mesures qui pourraient obtenir l’aval de dix sénateurs républicains, indispensable en raison de la majorité qualifiée au Sénat.

Mais dans un pays où plus de 30% des adultes possèdent au moins une arme à feu, les conservateurs s’opposent vivement à toute mesure qui pourrait aller à l’encontre des droits « des citoyens respectueux de la loi ».

Les discussions au Sénat tournent donc pour le moment autour de propositions limitées, comme la vérification des antécédents des acheteurs d’armes, ce que des associations réclament depuis des années.

Les négociations en cours au Sénat pourraient-elles toutefois réussir là où toutes les autres, notamment celles déclenchées sous Barack Obama après le massacre de Sandy Hook, ont échoué?

« Il y a un élan de plus en plus puissant pour que nous parvenions à faire quelque chose », avait assuré plus tôt le sénateur Chris Murphy sur Twitter.

Le sénateur républicain Pat Toomey avait lui aussi fait part de son « optimisme ».

En parallèle, des élus de la Chambre des représentants ont débattu jeudi sur un autre grand projet de loi qui interdirait comme l’a demandé Joe Biden la vente de fusils semi-automatiques aux moins de 21 ans et celle des chargeurs à grande capacité.

Ces mesures, qui seront soumises à un vote à la Chambre la semaine prochaine, ont déjà été qualifiées d' »inefficaces », « irréfléchies » et « anti-américaines » par un groupe de républicains. Il semble donc impossible qu’elles puissent être adoptées en l’état au Sénat.

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Gaza : la famine s’installe dans le nord de l’enclave

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Gaza : la famine s'installe dans le nord de l'enclave

L’Agence gouvernementale américaine estime que plus de 200 000 personnes souffrent d’un manque extrême de nourriture.

La famine est déjà présente dans le nord de la bande de Gaza, selon l’Agence américaine pour le développement international. Dans son évaluation du mois mars, USAID fait état d’un niveau élevé d’insécurité alimentaire. L’agence gouvernementale estime que 70% de la population du nord de l’enclave palestinienne, soit plus de 200 000 personnes, souffre d’un manque extrême de nourriture.

Soumis à une forte pression internationale, Israël a indiqué qu’un nouveau point de passage terrestre vers nord de la bande de Gaza serait bientôt ouvert.

En attendant, la tension continue de monter dans la région, après une frappe attribuée à Tsahal sur le consulat iranien à Damas en Syrie, la semaine dernière.

« Une attaque à partir du territoire iranien serait une preuve évidente de la volonté de l’Iran de provoquer une escalade au Moyen-Orient et de cesser de se cacher derrière des mandataires, a déclaré Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne. Au cours des derniers mois, nous avons amélioré et perfectionné nos capacités offensives et nous saurons comment agir en cas de besoin. »

De leur côté, des étudiants juifs ultra-orthodoxes ont manifesté à Tel-Aviv contre la fin annoncée de leur exemption du service militaire. En ordonnant le gel des fonds publics qui leur était alloué, la Cour suprême d’Israël a mis la pression au gouvernement Netanyahu sur cette question épineuse.

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Économie

Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l’idée de «préférence européenne»

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Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l'idée de «préférence européenne»

Pour préserver l’industrie européenne face aux puissances américaine et chinoise, les Vingt-Sept doivent « éliminer les charges administratives inutiles », ont fait valoir ce lundi les ministres allemand et français de l’Économie et italien des Entreprises, lors d’une réunion organisée à Meudon.

Les ministres de l’Économie français, italien et allemand se sont réunis le lundi 8 avril en région parisienne pour définir une politique industrielle commune, notamment dans des secteurs clés tels que l’intelligence artificielle et la transition énergétique.

Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, a souligné le déficit commercial croissant entre la Chine et l’Europe, qui a triplé au cours des dix dernières années, passant de 100 à 300 milliards d’euros. Il a mis en avant l’inondation du marché européen par des produits chinois, notamment dans les domaines des panneaux solaires, des voitures électriques et des batteries.

Pour rééquilibrer la balance commerciale, Bruno Le Maire a proposé d’imposer une préférence européenne dans les marchés publics, suggérant des quotas de contenu européen allant jusqu’à 60% dans les appels d’offres, ainsi que des normes environnementales et de qualité plus strictes.

Si l’Italie soutient cette position, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, s’est montré plus réservé. Il a exprimé des préoccupations quant au protectionnisme, soulignant l’importance de l’ouverture des marchés et de la mondialisation. L’Allemagne, exportatrice majeure vers la Chine, craint les mesures de rétorsion et souhaite éviter une escalade dans les tensions commerciales avec Pékin.

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Europe

Relève de la garde croisée entre l’Élysée et Buckingham pour célébrer les 120 ans de l’Entente cordiale

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Relève de la garde croisée entre l'Élysée et Buckingham pour célébrer les 120 ans de l'Entente cordiale

Pour célébrer les 120 ans de l’Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni les deux pays organisent lundi une relève croisée entre l’Élysée et Buckingham Palace.

Signé en 1904, l’accord de l’Entente cordiale a joué un rôle crucial dans l’amélioration des relations franco-britanniques après les guerres napoléoniennes, établissant ainsi un fondement solide pour l’alliance entre les deux pays au sein de l’Otan.

Des Grenadiers de la maison royale britannique ont participé au cérémonial de la relève de la garde dans la cour d’honneur du Palais de l’Élysée, en présence du président français Emmanuel Macron et de l’ambassadrice du Royaume-Uni en France, Menna Rowlings. Pendant ce temps, les gardes français ont effectué le même rituel devant le palais de Buckingham, résidence du roi Charles III.

Pour la première fois dans l’histoire de l’Élysée, une troupe étrangère a été invitée à participer à ce rituel militaire, souligne la présidence française.

La cérémonie à Buckingham Palace a été suivie par des membres de la famille royale britannique, dont le duc et la duchesse d’Édimbourg, le prince Édouard et son épouse Sophie, accompagnés des chefs d’état-major britannique et français.

L’événement marque également la première participation d’un pays non membre du Commonwealth à la cérémonie de relève de la garde, habituellement réservée aux anciennes colonies britanniques anglophones.

La signature de l’Entente cordiale en 1904 a été un tournant majeur dans l’histoire franco-britannique, préparant le terrain à leur alliance pendant la Première Guerre mondiale.

Cette célébration souligne les liens historiques forts entre la France et le Royaume-Uni, malgré les tensions et les antagonismes qui ont parfois marqué leur relation au fil du temps.

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