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Bélarus : des centaines d’arrestations au cours d’une manifestation de femmes

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Les forces antiémeutes bélarusses ont arrêté samedi des centaines de personnes au cours d’une marche de femmes à Minsk contre le président Alexandre Loukachenko.

Environ deux mille femmes participaient à ce défilé, brandissant le drapeau blanc et rouge de l’opposition. La police a bloqué cette marche et a arrêté des centaines de manifestants, selon un journaliste de l’AFP.

Les membres de la police antiémeute, encagoulés et en uniformes noirs, ainsi que des policiers en uniformes kakis et des policiers masqués en civil ont procédé aux arrestations. Des centaines de manifestants ont été rapidement traînés dans les véhicules de la police, certaines femmes ayant été portées par les policiers.

L’organisation de défense des droits de l’homme Viasna a diffusé en ligne les noms de 317 femmes arrêtées à Minsk.

La police n’a pour sa part pas fourni le nombre des personnes arrêtées.

Cette manifestation était la dernière en date d’une série d’actions de femmes au Bélarus pour réclamer le départ de M. Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans, après sa réélection jugée frauduleuse le mois dernier.

 « Des femmes courageuses »

Avant la manifestation, la cheffe de file de l’opposition Svetlana Tikhanovskaïa, qui a dû se réfugier en Lituanie, a fait l’éloge des « femmes courageuses du Bélarus ».

« Elles manifestent malgré les menaces permanentes et la pression », a-t-elle souligné dans un communiqué.

La police a « brutalement arrêté d’une manière massive de belles et courageuses femmes qui manifestaient en toute légalité et pacifiquement », a-t-elle ajouté.

Le Conseil de coordination de l’opposition mis en place par les alliés de Mme Tikhanovskaïa, a qualifié les arrestations de samedi de « nouvelle phase dans l’escalade de la violence contre des manifestants pacifiques ».

Le canal d’opposition Nexta, qui a son siège en Pologne, a publié sur Telegram une liste de plus de 1.000 noms et grades de policiers, affirmant avoir obtenu ces données d’informateurs et qu’elle en posterait d’autres si les arrestations continuaient.

L’une des pancartes brandies par les manifestantes proclamait : « Notre protestation a un visage de femme », une référence au titre d’un ouvrage de la lauréate du prix Nobel de littérature Svetlana Aleksievitch, qui a soutenu la cause de l’opposition, « La guerre n’a pas un visage de femme ».

Parmi les femmes arrêtées se trouvait Nina Baguinskaïa, 73 ans, l’une des militantes les plus connues du mouvement de protestation contre Alexandre Loukachenko. Elle a ensuite été relâchée d’un poste de police.

Des femmes ont réussi à s’enfuir et à se réfugier dans une onglerie, a rapporté le site internet d’informations Tut.by.

Des ambulances étaient également sur place pour prendre en charge des personnes blessées ou qui se sentaient mal au moment des arrestations.

L’opposition doit organiser de nouvelles manifestations massives au Bélarus dimanche.

Mme Tikhanovskaïa doit rencontrer lundi à Bruxelles les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne et le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a qualifié samedi cette rencontre de « flirt avec une représentante auto-désignée de l’opposition belarusse ».

Les manifestations de femmes ont commencé au Bélarus après que les personnes arrêtées au cours du mouvement de contestation de l’élection de M. Loukachenko eurent subi d’extrêmes violences en détention. Des manifestantes vêtues de blanc ont commencé à former des chaînes humaines et à défiler à Minsk et dans d’autres villes pour des marches pacifiques initialement tolérées par la police.

Il y a une semaine, la police a arrêté des dizaines de participantes à une manifestation de femmes.

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Europe

Européennes : Débat tendu entre Gabriel Attal et Jordan Bardella à deux semaines des élections

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Européennes : Débat tendu entre Gabriel Attal et Jordan Bardella à deux semaines des élections

Le Premier ministre Gabriel Attal et le président du RN, Jordan Bardella, se sont affrontés lors d’un débat animé sur France 2, illustrant les profondes divergences politiques entre leurs camps respectifs.

Jeudi soir, le Premier ministre Gabriel Attal et le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, se sont affrontés lors d’un débat en prime time sur France 2. À deux semaines des élections européennes, ce face-à-face a été marqué par des échanges vifs et des divergences claires sur des sujets clés tels que l’Europe, l’immigration et l’environnement.

Pendant environ 1h20, les deux jeunes leaders politiques, Gabriel Attal, 35 ans, et Jordan Bardella, 28 ans, ont débattu avec passion. Le Premier ministre n’a pas manqué de critiquer les revirements du RN sur des questions fondamentales comme l’Europe et l’euro : « Je ne suis pas comme vous, moi, à changer d’avis sur tout. À ne pas assumer des déclarations passées, » a-t-il lancé à Bardella.

En réponse, Bardella a attaqué le bilan du gouvernement, en déclarant : « Qu’il y ait des questionnements sur le projet que nous portons pour le pays que nous voulons mettre en œuvre, c’est un fait. En revanche, il n’y a pas de doute sur le bilan qui est le vôtre. »

Le débat a révélé des lignes de fracture profondes sur des sujets tels que le marché unique, les droits de douane, les véhicules électriques, l’immigration et la défense. Un des échanges les plus tendus a concerné les liens du RN avec la Russie. Gabriel Attal a accusé le parti de Le Pen de compromettre l’Europe : « Votre parti, celui de Mme Le Pen et de Jean-Marie Le Pen, avait besoin d’argent. La Russie avait besoin d’un parti en Europe pour justement affaiblir l’Europe de l’intérieur, » a-t-il déclaré.

Jordan Bardella a répliqué en dénonçant des attaques « sous la ceinture » de la part du Premier ministre.

Sur le thème de l’immigration, Attal a critiqué la présentation du RN qui, selon lui, stigmatise les étrangers : « Avec la présentation que vous faites du sujet, on a le sentiment en vous écoutant que derrière chaque étranger, chaque immigré, il y a un délinquant et un terroriste en puissance. »

Bardella a rétorqué en affirmant que la criminalité est liée à une mauvaise gestion des flux migratoires.

Les positions opposées sur l’environnement ont également été mises en lumière, avec Bardella critiquant les « ambitions environnementales irréalistes » du gouvernement, notamment l’interdiction des véhicules thermiques en 2035. Attal a défendu cette mesure, soulignant la nécessité de réduire la dépendance au pétrole et de lutter contre la pollution.

Le débat, diffusé également sur les chaînes YouTube Hugodecrypte et « C quoi l’info ? » de France Télévisions, visait à capter une audience plus jeune.

La tenue de ce débat à deux a suscité des critiques de la part des autres partis politiques. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure et le président des Républicains (LR) Eric Ciotti ont exprimé leur mécontentement auprès de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, demandant une égalité de traitement pour tous les partis.

Ce débat a illustré l’importance des prochaines élections européennes et les enjeux politiques majeurs qui en découlent, avec un RN en position de favori selon les sondages.

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Eurovision : Israël qualifié pour la finale, malgré la contestation

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Eurovision : Israël qualifié pour la finale, malgré la contestation

Le vote des spectateurs a permis à la chanteuse représentant Israël d’obtenir sa place pour la finale de l’Eurovision, rapporte Ouest-France vendredi 10 mai. Et ce, malgré de nombreuses protestations à cause de la guerre à Gaza.

Malgré les manifestations et les appels au boycott en raison de la situation à Gaza, Israël a réussi à se qualifier pour la phase finale de l’Eurovision. La chanteuse Eden Golan a remporté le soutien du public, interprétant son titre « Hurricane » sans encombre devant une foule de 9 000 spectateurs à Malmö, en Suède.

L’événement, marqué par la présence de quelque 12 000 manifestants, dont la militante écologiste Greta Thunberg, a souligné les tensions politiques entourant le concours cette année. Alors que la demi-finale a été suivie de près par une nouvelle manifestation contre la guerre à Gaza, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a salué la participation d’Eden Golan, la félicitant pour avoir « affronté avec succès une horrible vague d’antisémitisme ».

L’Union européenne de radiotélévision (UER), organisatrice de l’événement, a renforcé la sécurité à Malmö, compte tenu des menaces reçues par la chanteuse sur les réseaux sociaux. Malgré ces préoccupations sécuritaires, Eden Golan a assuré lors d’une conférence de presse que l’UER prenait toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de tous les participants et spectateurs.

L’Eurovision, souvent vanté comme un événement de tolérance et d’unité européennes, a cependant été ébranlé par des gestes politiques. L’année précédente, l’UER avait interdit au président ukrainien Volodymyr Zelensky de s’exprimer lors du concours. De plus, lors de la première demi-finale de cette édition, le chanteur suédois Eric Saade a porté un keffieh palestinien, un geste regretté par l’UER et la télévision publique suédoise SVT.

Malgré ces controverses, l’Eurovision reste l’un des événements les plus regardés en Europe, symbolisant la diversité culturelle et la tolérance, même si la politique parvient parfois à s’immiscer dans cet univers festif.

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Eurovision 2024 : Entre musique et politique, une édition sous haute tension

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Eurovision 2024 : Entre musique et politique, une édition sous haute tension

Les festivités musicales sont éclipsées par les tensions géopolitiques, avec la participation controversée d’Israël et des manifestations propalestiniennes.

La 68e édition de l’Eurovision promet d’être une fusion de musique, de glamour et de politique. Alors que les demi-finales se tiennent les 7 et 9 mai, la compétition est déjà en proie à des tensions géopolitiques, avec des manifestations et des appels à l’exclusion d’Israël, en pleine offensive à Gaza.

Organisée cette année à Malmö, en Suède, la compétition voit la participation de 37 pays, mais elle est également le théâtre de rassemblements propalestiniens. La sécurité a été renforcée dans la ville pour accueillir les quelque 100 000 visiteurs attendus.

L’une des chansons favorites cette année, défendue par Jerry Heil et Alyona alyona pour l’Ukraine, prend une dimension politique en abordant le thème de l’union face à l’invasion russe dans leur pays.

Toutefois, c’est la performance d’Eden Golan, représentante d’Israël, qui attire particulièrement l’attention. Malgré les appels à son exclusion, elle maintient sa prestation avec « Hurricane », bien que la chanson ait été modifiée pour répondre aux exigences des organisateurs. Elle-même défend l’unité à travers la musique, un thème repris par le slogan de l’événement, « United by Music » – « Unis par la musique », soulignant la diversité de Malmö.

Ainsi, entre les notes de musique et les slogans politiques, l’Eurovision 2024 s’annonce comme une célébration complexe, mêlant les valeurs universelles de la musique à des enjeux géopolitiques brûlants.

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