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Balaruc-les-Bains

Balaruc-les-Bains : Durement touchée par la crise, la municipalité abandonne ses préemptions

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Ville de Balaruc-les-Bains

En mai 2018, la mairie de Balaruc-les-Bains décidait de préempter le bien immobilier situé au 19 rue des Trimarans. Presque trois ans plus tard, en avril 2021, la mairie a finalement décidé de renoncer à acquérir ce local.

Début 2018, Mr Chapuis décide de vendre son local proche du port Suttel, à Balaruc-les-bains. Un entrepreneur de Loupian se positionne afin de racheter ce bien. Étant situé en zone de préemption, la mairie est donc notifiée de la volonté de vendre ce bien immobilier. Intéressée par le projet, la municipalité applique donc son droit le plus stricte en préemptant ce bien en mai 2018. En temps normal, la mairie dispose de deux mois pour saisir l’offre et quatre mois pour payer. Dans ce cas, c’est un dossier qui a duré presque trois ans et qui s’est achevé en avril 2021…

Blandine Canovas, responsable chargée de l’urbanisme à Balaruc-les-Bains explique : « C’est une préemption qui a été très longue pour de nombreuses raisons. Déjà, quand le compromis de vente a été signé, on a appris que le bien était squatté, il a donc fallut attendre que le local soit libre de toute occupation. Ensuite, le propriétaire est décédé à l’été 2019 et il y a eu de nombreux soucis lors de la succession qui s’est réglée au niveau judiciaire. Là encore, ça a repoussé le projet. » Blandine Canovas ajoute : « Malheureusement, entre temps, il y a eu la crise sanitaire qui a complètement chamboulé le budget de la commune avec de nombreux projets qui ont été ajournés. Ici, la mairie souhaitait rénover le port Suttel, créer une capitainerie et faire de nombreux aménagements. » Elle affirme, « quand on préempte, il doit y avoir une réalité du projet derrière. Ici, au vu des difficultés financières que connaît la commune avec la fermeture des thermes, on a dû ajourner le projet de rénovation de port Suttel ; cette préemption n’était donc plus nécessaire. »

Un agent immobilier du secteur l’affirme : « En 40 ans de métier, je n’ai jamais vu ça. Une mairie qui se rétracte de sa préemption à cause d’un manque de financement, ça pose des questions. »

L’économie Balarucoise mise à mal

Ainsi, la municipalité de Balaruc-les-Bains est durement touchée par la Covid-19. En effet, la crise sanitaire a entrainé la fermeture de la station thermale, poumon de l’économie Balarucoise. La première station thermale de France a fermé ses portes entre le 5 mars et le 23 juin 2020. Avec la deuxième vague, elle a, une nouvelle fois, fermé ses portes le 29 octobre 2020. La réouverture de l’établissement est prévue pour le 24 mai. Ainsi, ces longs mois de fermeture ont causé un déficit de plus de 8 millions d’euros sur l’année 2020. 

Thierry Cours, PDG de la SPLETh (Société Publique Locale d’Exploitation des Thermes) explique : « Les thermes de Balaruc sont une société publique locale, c’est-à-dire que les capitaux sont publics. La municipalité est actionnaire majoritaire à hauteur de 85 %, Sète Agglopôle Méditerranée à 14 % et le département de l’Hérault à 1 %. » Il ajoute : « De ce fait, la commune touche une redevance de service, sous forme de loyers, variables en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Les longs mois de fermeture ont diminué la part variable de près de 2 millions d’euros pour la commune. En plus de cela, il faut ajouter la distribution de dividendes qui n’a pu avoir lieu en raison du manque de résultats. »

Ainsi, c’est toute l’économie du territoire qui est mise à mal. En effet, les thermes permettent une certaine attractivité touristique qui bénéficie aux campings, aux commerces locaux… Les recettes de la commune, qui dépendent aussi de cette économie, ont largement diminué l’année dernière. Afin de soulager la commune, Sète Agglopôle Méditerranée a versé une aide de 800 000 € aux thermes. Dans le même temps, c’est 1 million d’euros de subvention, sous la forme de fonds de concours, qui ont été versés à la commune de Balaruc-les-Bains pour tous ses futurs projets liés au thermalisme.

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Balaruc-le-Vieux

Thau : interdiction de consommation des moules et palourdes de l’étang

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Thau : interdiction de consommation des moules et palourdes de l’étang
©SèteAgglopôle

Contamination des moules et palourdes de l’étang de Thau : interdiction totale de leur consommation en raison de toxines lipophiles dépassant les seuils réglementaires.

Nouveau coup dur pour la profession ! Les moules et palourdes de l’étang de Thau font l’objet de restrictions strictes en raison d’une contamination par des toxines lipophiles, selon les dernières analyses effectuées le 9 mai 2023 dans le cadre du réseau REPHYTOX. Le seuil réglementaire de sécurité sanitaire a été dépassé, ce qui a conduit le préfet de l’Hérault à prendre des mesures d’interdiction immédiates.

Ainsi, à compter de ce jour, la pêche récréative et professionnelle, le ramassage, le transport, la purification, l’expédition, la distribution et la commercialisation des moules et palourdes provenant de l’étang de Thau sont strictement interdits dans le but de protéger la santé publique. Ces mesures temporaires seront levées dès que les conditions sanitaires garantissant la sécurité seront rétablies dans les zones de production.

Il convient de noter que les huîtres et les escargots provenant de l’étang de Thau ne présentent aucune contamination et peuvent donc être consommés sans restriction. Toutefois, il est recommandé aux consommateurs de se référer à des sources d’information fiables pour obtenir des mises à jour concernant les mesures sanitaires en vigueur.

Il est également important de souligner que les coquillages récoltés dans l’étang de Thau avant le 9 mai 2023 ne sont pas soumis à des restrictions et peuvent être consommés en toute sécurité.

Afin de faciliter l’accès aux informations concernant les interdictions sanitaires de récolte de coquillages, une carte actualisée est disponible sur le site internet de l’Observatoire des Impacts Environnementaux sur les Coquillages (OIEAU) sur le site suivante : ici. De plus, les utilisateurs peuvent également consulter l’application qualitéCoq pour obtenir les informations les plus récentes.

En cas de symptômes tels que des troubles digestifs (vomissements, diarrhées, nausées, etc.) persistants, associés à des maux de tête ou des vertiges, les personnes ayant consommé des coquillages provenant des zones concernées sont invitées à consulter leur médecin sans délai.

Pour rappel, la cuisson des coquillages ne permet pas d’éliminer les toxines apportées par les phytoplanctons, des organismes végétaux microscopiques. Même après cuisson, les coquillages restent impropres à la consommation. Par conséquent, il est vivement demandé aux personnes détenant de tels produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente d’origine.

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Balaruc-les-Bains

Découverte archéologique à Balaruc-les-Bains : une nécropole romaine livre ses secrets

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Découverte archéologique à Balaruc-les-Bains : une nécropole romaine livre ses secrets
©SèteAgglopôleMéditerranée

Les fouilles révèlent une mine d’informations sur les rites funéraires et la vie quotidienne des populations de l’époque.

Il y a une semaine, des archéologues du service d’archéologie préventive de Sète Agglopôle Méditerranée ont fait une incroyable découverte lors de fouilles préalables à la construction de la nouvelle mairie de Balaruc-les-Bains. Ils ont mis au jour une nécropole gallo-romaine contenant 80 sépultures bien conservées datant principalement des 3e et 4e siècles, ainsi que des vestiges datant du 17e siècle.

Depuis lors, les archéologues ont poursuivi leurs fouilles sur le site de l’avenue de la Cadole et ont découvert que cette nécropole romaine était en réalité beaucoup plus grande que prévu. Sur une surface d’environ 900 m², près d’une centaine de tombes datées entre le Ier et le Ve siècle ap. J.-C. ont été mises au jour, offrant une mine d’informations sur les rites funéraires et la vie quotidienne des populations de l’époque.

Les tombes mises au jour sur le site de la Cadole présentent une grande variété de formes, allant des coffres en bois, en tuiles ou encore en maçonnerie, jusqu’aux amphores utilisées pour enterrer les jeunes enfants. Les fouilles ont également révélé que l’inhumation avait gagné en importance au fil du temps, devenant même exclusive à la fin de l’Antiquité.

Ces sépultures et les squelettes qu’elles contiennent, remarquablement bien conservés, feront l’objet dans les prochains mois d’études approfondies qui permettront de recueillir de nombreuses informations inédites sur la population balarucoise de l’époque romaine. Les archéologues espèrent ainsi en apprendre davantage sur la démographie, le régime alimentaire, les maladies et les épidémies qui ont marqué la vie de ces populations il y a plus de deux millénaires.

Cette découverte majeure à Balaruc-les-Bains souligne l’importance du travail du service d’archéologie préventive pour protéger le patrimoine archéologique et préserver les connaissances historiques qu’il contient. Elle permet également d’enrichir notre compréhension de notre passé commun et de mieux appréhender la vie des populations qui ont vécu dans cette région il y a plusieurs siècles.

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Balaruc-le-Vieux

Influenza aviaire dans l’Hérault : les autorités appellent à la vigilance pour limiter la propagation du virus

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L'influenza aviaire hautement pathogène a été détecté chez une mouette rieuse à Marseillan-Plage, entraînant la mise en place d'une zone de contrôle temporaire dans 34 communes de l'Hérault.

Découverte d’un nouveau cas d’influenza aviaire hautement pathogène dans la faune sauvage à Marseillan-Plage.

Le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène a été détecté à Marseillan-Plage, dans l’Hérault, le 1er mars 2023. La découverte a été faite sur une mouette rieuse retrouvée morte sur le territoire de la commune de Marseillan.

Le préfet de l’Hérault, Hugues Moutouh, a immédiatement signé un arrêté pour définir une zone de contrôle temporaire pour les 34 communes de l’Hérault, se trouvant dans le périmètre des 20 kilomètres autour du lieu de la découverte de la mouette.

Les mesures spécifiques applicables dans la zone de contrôle temporaire (ZCT) ont été détaillées par la préfecture de l’Hérault. Tout détenteur de volailles et d’oiseaux captifs doit se déclarer, et toutes les volailles et oiseaux captifs doivent être maintenus en permanence à l’intérieur de bâtiments ou sous filet. Les mouvements de personnes, d’animaux domestiques et de véhicules au sein des exploitations doivent être limités au strict nécessaire, et le transport et l’introduction dans le milieu naturel de gibier à plumes ainsi que celui des appelants sont réglementés.

Une surveillance accrue de l’avifaune sera réalisée durant la période de maintien de cette ZCT. La zone de contrôle temporaire pourra être levée à minima au bout de 21 jours si aucun nouveau cas d’influenza aviaire n’est identifié dans la population d’oiseaux sauvages et si la situation épidémiologique des élevages le permet.

La préfecture de Hérault appelle à la vigilance de tous les acteurs, notamment les éleveurs, les détenteurs d’oiseaux et les vétérinaires afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation de ce virus. Cela passe en particulier par une application sans faille des mesures de biosécurité. Il est demandé de ne pas s’approcher, ni nourrir, ni manipuler les oiseaux sauvages sur cette zone pour éviter tout risque de diffusion du virus.

Pour rappel, l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’être humain par la consommation de viande de volaille, œufs, et plus généralement de tout produit alimentaire. Les mesures mises en place visent avant tout à limiter la propagation du virus aux élevages et aux basses-cours. La population est invitée à rester vigilante et à signaler tout oiseau sauvage mort à la mairie du lieu concerné qui prendra contact avec l’office français de la biodiversité (OFB).

Les 34 communes de l’Hérault concernées sont : Agde, Aumes, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bessan, Béziers, Bouzigues, Castelnau-de-Guers, Cazouls-d’Hérault, Cers, Florensac, Frontignan, Lézignan-la-Cèbe, Loupian, Marseillan, Mèze, Montagnac, Montblanc, Nézignan-l’Evêque, Pézenas, Pinet, Pomerols, Portiragnes, Poussan, Saint-Pons-de-Mauchiens, Saint-Thibéry, Sérignan, Servian, Sète, Tourbes, Valros, Vias, Villeneuve-lès-Béziers et Villeveyrac.

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