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Avec Genevoix, Macron fait entrer les Poilus au Panthéon

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Après la traditionnelle cérémonie de l’Armistice, Emmanuel Macron préside mercredi l’entrée au Panthéon de l’écrivain Maurice Genevoix, l’occasion d’honorer tous les combattants de la Première guerre mondiale 100 ans après l’inhumation du Soldat inconnu.

Confinement oblige, les deux cérémonies se dérouleront en petit comité, avec la présence de 30 personnes au maximum. Mais celle du Panthéon, télévisée, sera « inédite » avec une célébration à la fois en extérieur, des images étant projetées sur l’immense façade et dans la nef.

Le premier temps fort de cette journée mémorielle est, à 11H, la commémoration du 102e anniversaire de l’Armistice de 1918, qui est aussi le centenaire de l’inhumation du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.

Le 11 novembre 1920, le cercueil de ce soldat dont la dépouille reste non identifiée, avait été accueilli en grande pompe sous l’Arc, où il sera mis en terre deux mois plus tard. Depuis le 11 novembre 1923, la flamme de sa tombe est ravivée tous les soirs.

Cette cérémonie clôture le long cycle du centenaire de la Grande Guerre, dont le temps fort a été « l’itinérance » d’une semaine ayant conduit Emmanuel Macron en 2018 sur les lieux des grandes batailles de l’est et du nord du pays.

C’est lors d’une étape aux Eparges, un petit village proche de Verdun, qu’il avait annoncé l’entrée au Panthéon de Maurice Genevoix qui y avait été grièvement blessé le 25 avril 1915 lors de violents combats.

L’écrivain combattant a été le chantre de la mémoire des Poilus, dont il a fait le récit de la vie dans les tranchées dans son recueil « Ceux de 14 ». « Par lui, leur voix ne cesse de nous exhorter à ne pas baisser la garde et à conserver intacte notre vigilance quand le pire de nouveau réapparaît », avait déclaré le chef de l’Etat le 6 novembre 2018.

Cette entrée de Genevoix au Panthéon était souhaitée par la famille de l’auteur de Raboliot, décédé en 1980.

« à hauteur d’hommes »

Après un passage lundi aux Eparges, son cercueil, qui était jusque là enterré au cimetière de Passy à Paris, a passé la nuit à l’Ecole normale supérieure à Paris, dont Maurice Genevoix a été l’élève avant d’être mobilisé.

Après avoir remonté la rue Soufflot pavoisée, il rejoindra la nef puis la crypte, où il rejoindra les 70 hommes et 5 femmes inhumés dans le bâtiment. Emmanuel Macron y a déjà présidé l’entrée de l’ancienne ministre Simone Veil et de son époux le 1er juillet 2018.

Durant la cérémonie, seront inaugurées six sculptures du plasticien allemand Anselm Kiefer, les premières nouvelles oeuvres installées au Panthéon depuis un siècle.

Elles sont accompagnées par une oeuvre sonore du musicien Pascal Dusapin, mêlant un choeur et l’enregistrement de 15.000 noms de soldats morts durant la guerre, représentatifs de tous ceux tombés au combat. 70 haut-parleurs ont été disséminés sous l’immense dôme pour créer un mouvement du son inédit.

Emmanuel Macron clôturera la cérémonie par un discours où il devrait mettre l’accent sur la « résilience », la capacité des Français à surmonter les tragédies, comme un fil rouge entre 1914 et les « épreuves » actuelles que sont l’épidémie de coronavirus et les attaques terroristes de ces dernières semaines.

« Le président tient beaucoup à ce qu’on honore les héros à hauteur d’hommes, qui n’ont jamais flanché dans l’épreuve et ont fait bloc », une occasion de « créer une histoire, un imaginaire commun », explique son entourage.

Ces séquences ont été maintenues malgré la pandémie car « il est important de maintenir les grands moments de communion nationale et de rassembler les Français en tant que nation », conclut l’Elysée.

Depuis le début de la pandémie, Emmanuel Macron insiste sur ce même message d’unité, face aux critiques et divisions autour de sa gestion de la crise et face à un niveau de méfiance toujours très élevé.

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Corruption à Marseille : les bureaux de l’Office antistupéfiants perquisitionnés par l’IGPN

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Corruption à Marseille : les bureaux de l'Office antistupéfiants perquisitionnés par l'IGPN

Les enquêteurs de la police des polices ont perquisitionné les locaux de l’Ofast début avril, à Marseille, après une dénonciation pour des soupçons de corruption.

C’est une affaire qui risque d’impacter sérieusement le bon déroulement des opérations « place nette », destinées à faire le ménage dans le milieu du trafic de stupéfiants, et lancées mi-mars à Marseille par Gérald Darmanin. Des enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont perquisitionné les locaux de l’Office antistupéfiants (Ofast) de la cité phocéenne, début avril, selon une information du Parisien, mercredi 10 avril. La police des polices a reçu un signalement, après la dénonciation d’une source anonyme, pour des soupçons de corruption.

La perquisition a eu lieu jeudi 4 avril après que le parquet de Marseille a ouvert une enquête. Des soupçons de corruption sont à l’origine du signalement anonyme, mais les investigations portent sur plusieurs infractions, rapporte aussi Le Parisien. Du matériel de l’Ofast de Marseille et de ses policiers a été saisi, notamment des téléphones et des ordinateurs, mais l’IGPN n’a, pour le moment, placé personne en garde à vue.

La ville de Marseille est touchée depuis plusieurs mois, si ce n’est des années, par de violents règlements de compte sur fond de trafic de drogues et guerre de territoires. Les « narchomicides », assassinats en lien direct avec le narcobanditisme, se multiplient. L’Ofast de Marseille a d’ailleurs vu une de ses enquêtes échouer lundi 8 avril. Un homme a été tué par balle dans la nuit en plein cœur de la cité phocéenne : il était au cœur d’une enquête sur un réseau de stupéfiants et devait être interpellé lundi matin.

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Fin du ramadan 2024 : qu’est-ce que l’Aïd el-Fitr, la grande fête musulmane qui a lieu ce mercredi en France ?

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Fin du ramadan 2024 : qu’est-ce que l’Aïd el-Fitr, la grande fête musulmane qui a lieu ce mercredi en France ?

Cette année, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr ce mercredi 10 avril. Ce qu’il faut savoir sur cette fête, qui marque la fin du jeûne du mois du ramadan et qui est l’une des deux dates centrales de l’islam avec l’Aïd el-Kébir.

Après le dernier jour du mois béni, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr ou Aïd el-Seghir (petite fête, en opposition à l’Aïd al-Kebir, la grande fête). La fête de la rupture du jeûne du mois de Ramadan a lieu au lendemain du dernier jour du neuvième mois hégirien, le premier jour du mois de chawwal.

Il s’agit de l’une des deux dates les plus solennelles du calendrier musulman avec l’autre Aïd, l’Aïd al-Kébir ou Aïd el-Adha, la grande fête ou fête du sacrifice qui commémore, selon la tradition musulmane, le sacrifice que Dieu demanda à Abraham pour éprouver sa foi.

L’Aïd el-Fitr, qui peut durer jusqu’à trois jours, est traditionnellement célébrée par des prières à la mosquée, des repas de fête et des visites familiales, des achats de vêtements, des échanges de cadeaux en famille et avec les amis. Les enfants reçoivent cadeaux et friandises. L’annonce officielle de sa date est faite chaque année à l’issue d’une courte et très symbolique cérémonie de « nuit du doute » à la grande mosquée de Paris qui se tient généralement la veille ou l’avant-veille.

Il y a en réalité deux « nuits du doute », l’une confirmant la date de début du ramadan, et l’autre confirmant la date de fin. Ces dates sont fixées sur la base de l’observation du croissant lunaire, en conformité avec le choix opéré par les principaux pays arabo-musulmans, mais les observations scientifiques permettent de faire une estimation du calendrier en amont.

À l’issue de la prière d’Al-Asr et de la Nuit du Doute, la communauté religieuse de la Grande Mosquée de Paris a dévoilé, ce lundi 8 avril 2024, la date de l’Aïd el-Fitr, qui a lieu ce mercredi 10 avril 2024. « La commission a constaté l’impossibilité d’observer la nouvelle lune » indique la Grande Mosquée de Paris dans un communiqué. Celle-ci a donc déterminé cette date, identique à celle définie par le Conseil français du culte musulman (CFCM).

En France, l’Aïd el-Fitr fait partie des fêtes religieuses non fériées pour lesquelles les administrations peuvent accorder aux agents publics une autorisation d’absence. Il en est de même pour les écoliers. En revanche, les salariés du privé doivent se référer aux règles s’appliquant dans leur entreprise, ou poser des congés en accord avec leur employeur.

Quatrième des cinq piliers de l’Islam – la Shahada (la profession de foi), la Zakât (aumône légale), le pèlerinage à La Mecque, le jeûne (du mois de Ramadan), la prière (qui doit être faite cinq fois par jour)-. le ramadan suscite un ensemble de pratiques socio-religieuses largement suivies parmi les près de 6 millions musulmans estimés en France.

L’Aïd el-Fitr est aussi l’occasion d’être solidaire avec les plus démunis. Lors de cette fête, le musulman est invité à acquitter une aumône pour les pauvres, une pratique obligatoire de l’islam, la Zakât el-Fitr, qui correspond à un repas. Fixé chaque année par les instances religieuses, son montant est de 9 euros en 2024.

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Fonction publique : Stanislas Guerini veut « lever le tabou du licenciement »

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Fonction publique : Stanislas Guerini veut « lever le tabou du licenciement »

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publique a ouvert, mardi 9 avril, la concertation avec les collectivités, les hôpitaux et les syndicats pour réformer la fonction.

C’est une petite phrase qui suscite l’ire des syndicats. Stanislas Guerini a lancé, ce mardi 9 avril à Paris, la concertation autour de la réforme de la fonction publique, qui doit être présentée en conseil des ministres, cet automne. Ce projet de loi vise notamment à accentuer la rémunération des fonctionnaires au mérite et faciliter les mutations dans les trois branches de la fonction (État, collectivité, hôpitaux).

« Je veux qu’on lève le tabou du licenciement dans la fonction publique », a confié le ministre de la Transformation et de la Fonction publique, pointant du doigt une « culture de l’évitement sur ces sujets-là ».

« C’est un dévoiement du statut de la fonction publique que de considérer que, au nom de la garantie de l’emploi, on ne puisse pas se séparer d’un agent qui ne ferait pas son boulot. La justice, c’est de récompenser les agents qui sont engagés et de sanctionner ceux qui ne font pas suffisamment leur travail », a-t-il ajouté.

Selon les chiffres du ministère, rapportés par Le Parisien, treize licenciements pour insuffisance professionnelle ont eu lieu en 2023 dans la fonction publique, pour 2,5 millions d’agents.

Dans un document présenté ce mardi aux syndicats et aux employeurs, le gouvernement a détaillé une série de mesures qu’il envisage de glisser dans son projet de loi : maintien systématique de la rémunération en cas de mutation, octroi facilité d’un « emploi pérenne » aux apprentis, élargissement de la palette de sanctions face à une « insuffisance professionnelle »…

« Le statut de la fonction publique, ce n’est pas le statu quo, ce n’est pas l’égalitarisme. Il faut le faire évoluer, le moderniser. On a des agents pleinement dans le XXI siècle, mais un système qui est parfois resté bloqué dans les années 1980 », appuie le ministre.

Les huit syndicats ont dénoncé, lundi 8 avril, dans un communiqué commun une réforme « dogmatique » et qui ne répondrait « à aucune des préoccupations des agents publics ». L’Unsa-FP juge notamment que les priorités pour les agents sont « celles de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions de travail ». « Plutôt qu’un projet de loi, c’est un engagement budgétaire qui est nécessaire », soutient-il.

La concertation doit se poursuivre jusqu’à l’été, avant une présentation du projet de loi à la rentrée. Deux autres réunions plénières avec les syndicats doivent se tenir le 14 mai et le 20 juin prochains.

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