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Assurance chômage et emploi des seniors: le gouvernement « salue » les accords des partenaires sociaux

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Assurance chômage et emploi des seniors: le gouvernement "salue" les accords des partenaires sociaux

Le gouvernement se félicite des récents accords conclus par les partenaires sociaux, qui promettent de réformer en profondeur le système de l’assurance chômage et de soutenir l’emploi des travailleurs âgés.

Dans un contexte de négociations ardues, les partenaires sociaux ont finalement trouvé un terrain d’entente, évitant ainsi une intervention directe du gouvernement. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de maintenir un dialogue social constructif et d’éviter les tensions qui avaient marqué les précédentes discussions.

Les accords, obtenus après de longues heures de négociations nocturnes, portent sur plusieurs points clés. D’une part, ils révisent les règles d’indemnisation des chômeurs, avec des ajustements significatifs pour les travailleurs frontaliers. Ces derniers, souvent employés en Suisse, Belgique, Allemagne ou Luxembourg, verront leurs droits d’indemnisation calculés sur des bases salariales plus alignées avec celles de la France. Cette mesure vise à réaliser des économies substantielles pour le régime de l’assurance chômage, estimées à 2,3 milliards d’euros sur quatre ans par l’Unédic.

D’autre part, l’emploi des seniors a été au cœur des discussions. Le patronat, bien que réticent à certaines mesures, a consenti à des compromis. La création d’un « contrat de valorisation de l’expérience » permettra de faciliter l’embauche des chômeurs âgés, tout en offrant la possibilité de retraite progressive à partir de 60 ans. Cependant, cette option ne devient pas un droit absolu, laissant une marge de manœuvre aux employeurs.

Le gouvernement, par la voix du Premier ministre et de la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet, a salué ces avancées. Michel Barnier a également l’importance du dialogue social dans la résolution des problèmes économiques et sociaux du pays. Panosyan-Bouvet a, quant à elle, loué la « nouvelle méthode » de négociation, mettant en avant la collaboration entre syndicats et patronat.

Toutefois, les réactions des syndicats sont mitigées. La CFDT et la CFTC ont donné un avis favorable sur l’ensemble des textes, reconnaissant l’effort de compromis. En revanche, la CGT, deuxième centrale syndicale, exprime des réserves, notamment sur l’impact des nouvelles règles d’assurance chômage sur les demandeurs d’emploi. La CFE-CGC, quant à elle, choisit de ne pas signer l’accord sur l’assurance chômage, tout en soutenant les deux autres, tandis que FO reste en attente de l’approbation de ses instances.

Enfin, un accord inattendu a émergé concernant le dialogue social, avec une proposition pour ouvrir des discussions sur les parcours syndicaux et la possibilité pour les représentants du personnel d’exercer plus de trois mandats, un sujet qui reste à légiférer.

Ces accords marquent un tournant dans la gestion des politiques de l’emploi et de la protection sociale en France, reflétant une volonté de réforme et de compromis dans un climat de dialogue social renouvelé.

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