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Alpes-Maritimes, cinq ans après le déluge

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Alors que le département commémore les inondations dévastatrices de 2020 et 2015, les efforts de reconstruction et d’adaptation se poursuivent face à la menace climatique.

La mémoire des crues catastrophiques reste vive dans les esprits. En octobre 2020, le passage de la tempête Alex avait transformé les paisibles cours d’eau de l’arrière-pays niçois en torrents dévastateurs, provoquant la disparition de dix-huit personnes et isolant près de treize mille habitants. Cinq années plus tôt, des orages stationnaires sur la côte avaient causé la mort de vingt personnes et d’immenses dégâts matériels.

Face à ces événements extrêmes, les pouvoirs publics ont engagé une reconstruction ambitieuse visant à renforcer la résilience du territoire. La stratégie adoptée consiste à redonner aux rivières leur espace de liberté, avec des ouvrages d’art rehaussés et élargis, tandis que les constructions trop exposées ont été démolies. Des fonds substantiels ont été débloqués pour indemniser les sinistrés et relancer l’activité économique.

Les travaux avancent, avec les deux tiers des chantiers déjà finalisés. Les axes routiers principaux sont rétablis et les berges consolidées. Cependant, les collectivités locales font face à des difficultés croissantes. L’inflation et les complexités techniques ont considérablement alourdi les coûts initiaux, créant des tensions financières. Certains maires déplorent un relatif désengagement des partenaires institutionnels après l’élan de solidarité initial.

D’autres obstacles persistent, comme les lourdeurs administratives ou les contentieux judiciaires. Sur le littoral, les projets de bassins de rétention rencontrent des résistances réglementaires. Malgré ces défis, la vie reprend progressivement son cours dans les vallées affectées. Les effectifs scolaires se stabilisent, signe d’un retour progressif des populations.

Les autorités et les habitants ont tiré les enseignements des catastrophes passées. Des systèmes de communication satellitaires et des réseaux de bénévoles ont été mis en place. La population côtière, mieux informée des risques, adopte désormais un comportement plus prudent lors des alertes météorologiques. Ces progrès en matière de prévention témoignent d’une prise de conscience collective face à la recrudescence annoncée des phénomènes climatiques extrêmes.

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