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Affaire des sondages de l’Élysée : le parquet maintient la pression sur Claude Guéant

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L’ancien secrétaire général de l’Élysée risque une peine confirmée en appel, tandis que la défense invoque son manque de marge de manœuvre face à Nicolas Sarkozy.

Le ministère public a exigé devant la cour d’appel de Paris le maintien des condamnations prononcées en première instance dans le dossier des marchés de sondages attribués sans appel d’offres sous la présidence Sarkozy. La décision sera rendue le 4 novembre prochain.

Claude Guéant, ex-secrétaire général de l’Élysée et ancien ministre de l’Intérieur, encourt un an d’emprisonnement, dont huit mois ferme, pour favoritisme. Son avocat a plaidé l’acquittement, arguant que son client n’avait fait qu’exécuter les directives du chef de l’État. « On poursuit celui qui obéit, pas celui qui commande », a-t-il martelé, comparant son rôle à celui d’un contrôleur aérien plutôt qu’à un pilote.

L’autre prévenu, l’ancien sondeur Pierre Giacometti, fait face à une requête de six mois avec sursis et 70 000 euros d’amende pour recel de favoritisme. Sa société, No Com, pourrait quant à elle écoper d’une sanction de 300 000 euros. Sa défense a souligné son manque d’expertise en matière de marchés publics pour réclamer sa relaxe.

Les sociétés impliquées dans ces contrats irréguliers sont également dans le viseur de la justice. Ipsos, Publifact et Publi-Opinion, cette dernière liée à l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson, décédé en 2023, risquent des amendes allant jusqu’à un million d’euros.

Cette affaire, révélée en 2009 par un rapport de la Cour des comptes, porte sur des dépenses publiques estimées à 7,4 millions d’euros en sondages et conseils politiques attribués sans mise en concurrence. La défense de Claude Guéant dénonce un « procès autour d’un absent », suggérant que l’immunité présidentielle a épargné Nicolas Sarkozy, laissant son collaborateur assumer seul les conséquences judiciaires.

Parallèlement, l’ancien haut fonctionnaire est toujours sous le coup d’une autre affaire, celle du financement libyen de la campagne de 2007, pour laquelle le parquet a requis six ans de prison. Le verdict dans ce dossier distinct est attendu le 25 septembre.

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