À Bouzigues, la mairie tangue, les adjoints fuient, mais les permis de construire, eux, s’empilent. Pendant que la commune agonise politiquement, le business, lui, prospère sans entraves.
À Bouzigues, on ne construit plus des majorités politiques, on construit… tout court. Et parfois, on construit deux choses différentes… au même endroit. Car pendant que le maire Cédric RAJA s’accroche à ses indemnités comme une moule à son rocher, la machine administrative, elle, continue de tourner. Sur une seule et unique parcelle, deux permis de construire distincts ont été délivrés, chacun avec un projet différent. Un cas aussi absurde qu’inquiétant.
Le premier permis, signé peu après l’élection du maire en août 2020, autorise la société SNC LNC Occitanie à ériger 96 logements allant du T1 au T3, accompagnés de 35 places de stationnement en sous-sol, avec des bâtiments pouvant grimper jusqu’à 8,5 mètres. Du béton, encore du béton, juste au bord de la crique d’Angle, en lisière d’un site classé Natura 2000, tout près de l’étang de Thau. Une respiration écologique de plus, étouffée sous les pelleteuses.
Mais voilà qu’un deuxième permis est venu se poser sur la même parcelle, cette fois au profit de GP Patrimoine. Un tout autre projet, avec un lotissement de 14 lots à bâtir, dont un réservé au logement social. Deux visions, deux programmes, une même terre. Et, à ce jour, aucun arbitrage clair. Il ne s’agit pas d’un doublon administratif, mais d’un double scénario autorisé – comme si, faute de gouvernance, on avait laissé le promoteur choisir lui-même son avenir. Urbanisme à la carte, version Bouzigues.
Ce double-permis de construire, cas rare sinon inédit, illustre à merveille la confusion totale dans laquelle baigne la commune. Car pendant que la vie démocratique est paralysée – un maire isolé, un conseil déserté, et des élus découvrant leur limogeage sur les panneaux municipaux – l’activité foncière, elle, tourne à plein régime. Et pas qu’un peu.
Dans ce joyeux carnaval de permis de ces derniers mois, quelques noms familiers ressortent. Virginie RAJA a récemment déposé, le 21 octobre 2024, une demande sur la parcelle cadastrée 39 AC 247. Une élue démissionnaire, Alicia JAMMA ROQUES – omniprésente dans les affaires locales et réputée proche des sphères affairistes sétoises – a, elle aussi, déposé un permis de construire le 16 décembre 2024 pour un terrain de 612 m² sur les parcelles cadastrées 39 AH 398, 39 AH 401, 39 AH 404. Quand on vous dit que la mairie est à l’arrêt, il faut croire que c’est avec un très large clignotant à droite.
La commune n’a plus de cap, plus de majorité, plus de pilote. Mais elle a des bulldozers, des bétonnières, et manifestement, un service instructeur qui carbure. Si les décisions politiques sont en panne, les dossiers immobiliers, eux, filent à toute vitesse. Le maire peut bien faire de la résistance et continuer à distribuer ses tracts auto-célébratifs, la réalité est plus têtue que ses slogans, Bouzigues n’est plus gouvernée, elle est livrée aux constructions.
Un jour, peut-être, Cédric RAJA rendra les clés de la mairie pour tourner la page de ce mandat catastrophique. En attendant, qu’il pense à laisser les doubles aux promoteurs, eux au moins, savent encore ouvrir des portes.
TÉLÉCHARGER L’APPLICATION LE SINGULIER > ICI <
Yvess keke
25 mars 2025 at 20 h 44 min
Mais quel bande de pourris. Tout le bassin de thau est contaminé par la corruption. Merci au singuliers de nous informer
TOUTFOULECAMP
26 mars 2025 at 4 h 09 min
Une mafia
reilles jean claude
26 mars 2025 at 11 h 18 min
comme a sete, agde, marseillan.
Onattendlasuite
26 mars 2025 at 11 h 54 min
Le Taulier a une plume savoureuse !
Greg
26 mars 2025 at 20 h 01 min
Bassin de thau faut tournée la page avec ses maire voyou