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Économie

Le Livret A subit un désamour historique au premier trimestre

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Les retraits nets ont atteint un niveau inédit depuis quinze ans, les épargnants lui préférant désormais d’autres placements, notamment l’assurance-vie, dont la rentabilité est redevenue attractive.

Le produit d’épargne préféré des Français traverse une période de défiance marquée. Pour le troisième mois consécutif, les retraits ont excédé les dépôts sur le Livret A, culminant en mars par une décollecte nette de 490 millions d’euros. Ce résultat en fait le mois de mars le plus défavorable enregistré depuis le début du suivi statistique en 2009, et consacre le pire premier trimestre de son histoire. Cette tendance de fond s’explique principalement par le niveau actuel de sa rémunération, fixée à 1,5% depuis février, une baisse significative par rapport au taux de 3% en vigueur il y a à peine plus d’un an.

Face à cette rémunération jugée peu attractive, les épargnants se tournent vers des alternatives. Les fonds en euros de l’assurance-vie, affichant un rendement moyen estimé à 2,65%, connaissent ainsi un regain d’intérêt depuis le début de l’année. Une comparaison qui nécessite toutefois de prendre en compte la fiscalité spécifique à chaque produit, l’intérêt du Livret A restant net d’impôt. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), au taux identique, stagne quant à lui, avec des entrées marginales.

Malgré ces sorties nettes répétées, l’encours global déposé sur les quelque 58 millions de Livrets A reste colossal, s’élevant à 446,5 milliards d’euros. La dynamique pourrait néanmoins s’inverser dans les prochains mois. La remontée de l’inflation, impulsée par les tensions sur les prix de l’énergie, laisse en effet présager une réévaluation à la hausse du taux du Livret A lors de la prochaine révision, attendue pour le 1er août. Plusieurs analystes anticipent un relèvement pouvant le porter aux alentours de 1,8%, voire 2%.

Cette période de transition semble également toucher le Livret d’épargne populaire (LEP), pourtant rémunéré à 2,5%. Malgré les campagnes visant à en élargir la détention, il a également enregistré plus de retraits que de dépôts au mois de mars. L’ensemble de ces mouvements reflète une recherche accrue de rendement par les épargnants dans un environnement économique en évolution.

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