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Politique

Michel Barnier, la prudence d’un prétendant

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L’ancien Premier ministre se dit prêt à briguer l’Élysée, mais refuse d’en faire un enjeu personnel, préférant appeler à l’union des droites et du centre.

Michel Barnier a répondu par l’affirmative lorsqu’on l’a interrogé sur sa capacité à exercer la fonction présidentielle. Fort de son expérience à Matignon et de son rôle dans les négociations du Brexit, l’homme d’État se présente en candidat potentiel, sans pour autant vouloir cristalliser prématurément la campagne autour de sa personne. Il insiste sur la nécessité de privilégier le débat d’idées plutôt que les logiques d’incarnation.

Cette retenue affichée s’accompagne d’un plaidoyer pour le rassemblement. L’élu souligne que ni la droite ni le centre ne peuvent prétendre l’emporter seuls, en raison de leur poids électoral respectif. Sa conviction est que seule une union permettrait de remporter la prochaine élection présidentielle, une division conduisant inéluctablement à la défaite. Il se prononce ainsi pour un mode de désignation du candidat de la droite « aussi ouvert que possible ».

Loyal envers son parti, Michel Barnier affirme qu’il soutiendra le choix des militants si ceux-ci désignent le président des Républicains comme candidat. Il se réserve toutefois la liberté, à l’automne, de porter un jugement sur la personne la mieux placée pour incarner une candidature unique rassemblant la droite républicaine et le centre. Cette position équilibrée, entre fidélité partisane et pragmatisme, illustre la démarche d’un homme qui avance ses pions sans précipitation, dans un paysage politique encore en recomposition.

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