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Le procès de l’élève accusé du meurtre d’Agnès Lassalle s’ouvre à Pau

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_**À la veille de l’audience, son compagnon évoque leur promesse de continuer à vivre et son besoin de parole, trois ans après les faits.**_

Le procès de l’adolescent accusé d’avoir mortellement poignardé son enseignante d’espagnol, Agnès Lassalle, devant ses camarades de classe, débute ce mardi devant la cour d’assises des mineurs de Pau. L’accusé, âgé de seize ans au moment des faits survenus en février 2023 dans un établissement de Saint-Jean-de-Luz, encourt vingt ans de réclusion criminelle. La question de son discernement, l’adolescent étant suivi psychiatriquement à l’époque, constituera un élément central des débats qui se tiendront à huis clos.

À la veille de cette audience tant attendue, Stéphane Voirin, le compagnon de la victime, confie son état d’esprit. Il se dit à la fois serein, par confiance en l’institution judiciaire, et impatient de voir aboutir une procédure qui dure depuis trois années. « J’attends de pouvoir dire les choses, une sorte d’exutoire », explique-t-il, soulignant son désir de pouvoir, ensuite, véritablement tourner la page.

L’homme, dont l’image dansant seul devant le cercueil de sa compagne avait profondément ému l’opinion publique, revient sur ce geste. Il révèle qu’Agnès Lassalle elle-même lui avait laissé une lettre lui enjoignant de « continuer de danser », lui promettant sa présence. Une injonction qu’il dit honorer régulièrement. « J’essaie de vivre, c’est ce qu’on s’était dit et ce que j’aurais voulu qu’elle fasse », témoigne-t-il, exprimant ainsi la difficile fidélité à un pacte conclu dans la douleur.

S’il se félicite de l’ouverture du procès, Stéphane Voirin exprime néanmoins une certaine amertume quant au huis clos décidé par la justice. Il estime que ce choix participe d’une forme de surprotection des mineurs auteurs de violences, au détriment, selon lui, d’une nécessaire prise de conscience collective. Le verdict de cette affaire, qui a profondément marqué la communauté éducative, est attendu pour le 23 avril.

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