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Elon Musk convoqué par la justice française dans le cadre de l’enquête sur X

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_**Le fondateur du réseau social est attendu ce lundi à Paris pour une audition libre, une procédure que les magistrats entendent mener à son terme, qu’il se présente ou non.**_

Les autorités judiciaires françaises poursuivent leurs investigations concernant le réseau social X. Le propriétaire de la plateforme, Elon Musk, ainsi que son ancienne directrice générale, Linda Yaccarino, ont été convoqués à une audition libre à Paris. Ils sont entendus en leur qualité de responsables légaux et de fait de l’entreprise au moment des faits reprochés. Aucun détail n’a filtré concernant le lieu et l’horaire précis de cette convocation, que l’intéressé a publiquement qualifiée d’attaque politique.

Cette procédure, ouverte en janvier dernier et confiée à l’unité nationale cyber de la gendarmerie, examine d’éventuelles infractions à la législation française par la plateforme. Les magistrats du parquet de Paris, habitués à instruire des dossiers impliquant des géants du numérique, se penchent notamment sur des soupçons de complicité dans la diffusion d’images pédopornographiques. Ils investiguent également l’utilisation potentielle du modèle d’intelligence artificielle de X pour générer des contenus synthétiques ultraréalistes à caractère sexuel, réalisés sans le consentement des personnes concernées.

La réaction de l’entreprise américaine a été immédiate et ferme. À la suite d’une perquisition menée dans ses locaux parisiens en février, X avait dénoncé un acte judiciaire abusif et motivé par des considérations politiques, tout en réfutant toute violation de la loi. La société avait assuré qu’elle ne se laisserait pas intimider, accusant le parquet de Paris de tenter d’exercer une pression sur sa direction aux États-Unis en ciblant sa filiale française.

Les magistrats français ont tenu à rappeler les fondements de leur action. Le parquet de Paris a souligné que la convocation en audition libre était une procédure standard, offrant à toute personne mise en cause la possibilité de s’exprimer sur les faits qui lui sont reprochés. Il a également précisé que l’absence éventuelle des dirigeants convoqués ne constituerait pas un obstacle à la poursuite de l’enquête. La procureure de Paris avait auparavant indiqué que cette instruction s’inscrivait, à ce stade, dans une démarche constructive visant à garantir le respect du droit national par la plateforme.

Ce dossier judiciaire dépasse le cadre hexagonal. Le parquet de Paris a indiqué avoir transmis des éléments de la procédure à plusieurs autorités judiciaires étrangères, notamment au ministère américain de la Justice et à des parquets européens. Par ailleurs, une publication récente du Wall Street Journal faisait état d’une prise de position de la justice fédérale américaine en faveur de X, estimant que l’enquête française porterait atteinte au premier amendement de la Constitution des États-Unis. Les magistrats français n’ont pas confirmé avoir eu connaissance d’un tel courrier et ont réaffirmé le principe d’indépendance de l’autorité judiciaire, garanti par la Constitution française.

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