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Starmer face à la Chambre des communes dans la tourmente Mandelson

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Le Premier ministre britannique tente de contenir une crise politique majeure, alors que de nouvelles révélations sur la nomination de l’ancien ambassadeur à Washington fragilisent son autorité.

Keir Starmer se présente ce lundi devant le Parlement pour tenter de justifier sa gestion d’un dossier qui mine sa crédibilité depuis plusieurs mois. Le chef du gouvernement travailliste doit s’expliquer sur les circonstances ayant conduit à la nomination, puis au limogeage, de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur aux États-Unis. Cette affaire, relancée par de récentes informations de presse, a provoqué une nouvelle vague de critiques et d’appels à sa démission au sein de l’opposition.

La crise a pris une nouvelle dimension après la révélation selon laquelle le ministère des Affaires étrangères aurait accordé une habilitation de sécurité à M. Mandelson en début d’année, en dépit d’un avis défavorable émis par les services de renseignement. Le Premier ministre affirme n’avoir été informé de cette réserve que très récemment, une version qui contraste avec ses déclarations antérieures devant les députés assurant que toutes les procédures avaient été scrupuleusement suivies.

En réaction à ces révélations, Keir Starmer a procédé au renvoi du plus haut fonctionnaire du Foreign Office, Olly Robbins, une décision perçue par certains observateurs comme une tentative de désigner un responsable unique à la crise. Plusieurs figures de l’administration ont dénoncé une manœuvre visant à faire porter le chapeau à un subalterne. Le dirigeant conservateur Kemi Badenoch a quant à elle fustigé un exécutif qu’elle juge « faible et incompétent ».

L’entourage du Premier ministre s’est employé à le défendre durant le week-end. Le vice-Premier ministre David Lammy, en poste au Foreign Office au moment des faits, a assuré que la nomination n’aurait jamais eu lieu si l’information complète avait été connue. Il a également nié avoir eu connaissance de l’avis défavorable des services. La ministre de la Technologie, Liz Kendall, a pour sa part salué l’« honnêteté » de M. Starmer, tout en reconnaissant que le choix de M. Mandelson constituait une « erreur ».

Cette séquence intervient alors que le gouvernement avait déjà été contraint de présenter ses excuses au printemps dernier, une étape qui s’était soldée par le départ de deux proches collaborateurs de M. Starmer. Le dossier continue d’alimenter les doutes sur la transparence et la rigueur des processus décisionnels au sommet de l’État.

L’intervention parlementaire de ce lundi est cruciale pour la survie politique du chef du gouvernement. Même s’il parvient à temporairement calmer les esprits à Westminster, l’horizon reste chargé. Des élections locales prévues au début du mois de mai représentent un autre défi de taille pour un parti travailliste dont la popularité est en berne, et pour un Premier ministre dont l’autorité est mise à rude épreuve.

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