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Faits Divers

Un suspect du vol au Louvre condamné pour des faits anciens

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_**L’individu, soupçonné d’avoir participé au cambriolage du musée, a écopé de deux mois d’emprisonnement pour des dégradations commises il y a sept ans dans un commissariat. L’audience a brièvement éclairé son parcours judiciaire.**_

L’un des hommes mis en cause dans l’affaire du vol survenu au musée du Louvre a été jugé ce vendredi par le tribunal judiciaire de Bobigny. Abdoulaye N., connu sous le pseudonyme de « Doudou Cross Bitume », comparaissait pour des faits de dégradations datant de 2019. Le tribunal l’a condamné à une peine de deux mois d’emprisonnement ferme. L’intéressé, actuellement incarcéré dans le cadre de l’enquête sur le cambriolage du Louvre, n’a pas assisté à l’audience.

Les faits jugés remontent à une garde à vue effectuée au commissariat d’Aulnay-sous-Bois. L’homme avait alors endommagé un miroir et une serrure de cellule, des actes qu’il a reconnus. Ces dégradations étaient intervenues alors qu’il était entendu dans le cadre d’une enquête pour un vol de 18 000 euros, une procédure qui a par la suite donné lieu à un non-lieu. La défense a expliqué que son client s’était présenté spontanément au commissariat pour défendre son innocence, avant de céder à un mouvement de colère.

Cette condamnation porte à seize le nombre de mentions inscrites à son casier judiciaire. Ses antécédents incluent des infractions pour trafic de stupéfiants, refus d’obtempérer et vols aggravés, pour lesquels il a déjà effectué des peines d’emprisonnement. Son avocat, Me Maxime Cavaillé, a évoqué devant la presse les conséquences personnelles de cette ancienne affaire, indiquant qu’elle avait marqué une rupture dans sa vie privée.

L’audience s’est déroulée rapidement, en moins d’une demi-heure, dans une salle presque vide. La défense a justifié l’absence du prévenu par la médiatisation excessive entourant son nom depuis son implication présumée dans le vol au Louvre. Dans cette affaire, Abdoulaye N. est soupçonné d’avoir participé au dérobement de plusieurs joyaux de la Couronne, d’une valeur estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros. Des traces d’ADN attribuées à l’intéressé auraient été relevées sur une vitrine fracturée.

Me Cavaillé a indiqué que son client, placé en détention provisoire pour « vol en bande organisée » et « association de malfaiteurs », n’avait plus fait de déclaration depuis sa garde à vue. L’avocat a toutefois laissé entendre que des explications plus détaillées seraient apportées ultérieurement, à l’occasion des prochains interrogatoires de fond. L’enquête sur le cambriolage du musée, survenu en octobre dernier, se poursuit.

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