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Le détroit d’Ormuz rouvre, une trêve fragile s’installe au Liban

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Une décision iranienne inédite, liée à la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah, a provoqué un soulagement immédiat sur les marchés pétroliers et financiers. La région entre dans une phase d’accalmie précaire, tandis que des milliers de déplacés libanais regagnent leurs foyers.

L’Iran a annoncé ce vendredi la réouverture complète du détroit d’Ormuz pour la durée du cessez-le-feu en vigueur au Liban. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite habituellement une part majeure des exportations mondiales d’hydrocarbures, avait été fermée depuis plusieurs semaines. La mesure, présentée comme temporaire et conditionnelle, exclut cependant le passage des bâtiments militaires.

Cette annonce a été saluée par une baisse significative des cours du pétrole et un rebond des places boursières européennes, marquant un répit après des semaines de tensions ayant pesé sur l’économie mondiale. Elle intervient au moment où une trêve, entrée en vigueur à minuit, suspend les combats entre Israël et le Hezbollah après un conflit d’un mois et demi. Les hostilités ont causé la mort de plusieurs milliers de personnes et provoqué le déplacement massif de civils au Liban.

Dès l’aube, de longues files de véhicules chargés d’effets personnels ont convergé vers le sud du pays et la banlieue sud de Beyrouth, malgré les mises en garde des autorités israéliennes sur la fragilité de la situation. Des embouteillages considérables se sont formés aux points de passage, dont un pont endommagé et réparé à la hâte près de Tyr. Pour de nombreux habitants, le retour, même dans des localités partiellement détruites, prime sur les incertitudes.

Les déclarations des différentes parties restent empreintes de prudence. Le gouvernement israélien a rappelé que son opération militaire n’était pas achevée et que ses forces maintiendraient une présence dans une bande frontalière au Liban. De son côté, le Hezbollah a affirmé que ses combattants restaient en état d’alerte, se méfiant des intentions adverses.

La trêve libanaise, obtenue après d’intenses médiations internationales, constitue un préalable avancé par Téhéran pour engager un nouveau cycle de discussions avec Washington. Les négociations, portant notamment sur le dossier nucléaire iranien, se poursuivent sous l’égide d’un pays tiers. Les contours d’un éventuel accord restent à préciser, les deux camps émettant des versions divergentes sur les concessions envisagées.

La communauté internationale appelle désormais à une stabilisation durable. Elle souligne le rôle que devrait jouer l’armée libanaise pour prévenir toute reprise des violences et consolider cette période de calme. L’avenir immédiat de la région dépendra de la capacité des acteurs à transformer cette pause précaire en un dialogue abouti.

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