Économie
Tensions régionales et menaces croisées après de nouvelles frappes iraniennes
L’Iran a mené de nouvelles frappes contre Israël et des États du Golfe lundi, tout en avertissant Washington de représailles massives en cas d’escalade américaine. Le conflit, entré dans son 38e jour, continue de peser sur l’économie mondiale.
Les forces iraniennes ont ciblé ce lundi Israël, le Koweït et les Émirats arabes unis à l’aide de drones et de missiles. En réponse, l’armée israélienne a annoncé avoir conduit de nouvelles frappes sur Téhéran, touchant notamment une université et une installation gazière, selon les médias officiels iraniens. Ces attaques ont provoqué des coupures de gaz dans plusieurs secteurs de la capitale.
Le commandement militaire iranien a immédiatement réagi, mettant en garde contre des opérations futures « bien plus étendues et dévastatrices » en cas de poursuite des frappes sur des objectifs civils. « Les pertes et les dégâts seraient décuplés », a-t-il affirmé dans un communiqué.
Depuis son déclenchement fin février, le conflit ne marque aucun répit. Les échanges de frappes se succèdent quotidiennement, accompagnés de déclarations incendiaires de part et d’autre. Le président américain a réitéré ses exigences concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, menaçant explicitement de s’en prendre aux infrastructures civiles iraniennes, telles que les ponts et les centrales électriques, si ses conditions n’étaient pas satisfaites.
Dans ce climat de forte tension, le chef de l’État américain a annoncé une conférence de presse à la Maison Blanche, au cours de laquelle il devrait évoquer les opérations de secours en Iran ainsi que les perspectives, qu’il juge « bonnes », d’un accord avec Téhéran pour mettre fin aux hostilités.
Sur le plan économique, les craintes des marchés se sont traduites par une hausse des cours du pétrole, le Brent et le WTI flirtant avec les 110 dollars le baril. Cette poussée des prix survient malgré la décision de plusieurs membres de l’Opep+ d’augmenter leurs quotas de production à partir du mois de mai. Les répercussions se font sentir bien au-delà de la région, contraignant par exemple l’Égypte à instaurer un couvre-feu commercial anticipé.
En parallèle des affrontements, des canaux diplomatiques restent actifs. Oman, dont le territoire fait face à l’Iran de l’autre côté du détroit d’Ormuz, a engagé des discussions avec Téhéran sur la réouverture de cette voie maritime stratégique. Des contacts téléphoniques ont également eu lieu entre le ministre iranien des Affaires étrangères et ses homologues pakistanais et égyptien, ces derniers jouant un rôle de médiation.
Cependant, les observateurs restent sceptiques quant à une issue rapide. Un ancien expert israélien des questions iraniennes a estimé sur les réseaux sociaux que la perspective d’un accord entre Washington et Téhéran, dans les conditions actuelles, était « quasi inexistante ».
Les combats ont par ailleurs gagné d’autres théâtres. Au Liban, le Hezbollah a revendiqué de nouveaux tirs de roquettes en direction d’Israël. La veille, des frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un bastion du mouvement pro-iranien, avaient fait plusieurs morts, dont trois personnes à l’est de la capitale libanaise.
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